Indre 1914-1918 - Les 68, 90, 268 et 290e RI

29 août 2018

Un bilan de l'été 2018, les 12177 soldats du département.

Sur le blog annexe Indre1418soldats, nous avons fini de créer les fiches pour les années 1914 à 1919. Et oui, nous avons un peu d'avance sur le calendrier. Ce sont pas moins de 12177 fiches qui ont été crées.

CaptureLogo
http://indre1418soldats.canalblog.com/

Ce recensement a permis jusque là de faire quelques découvertes:

- Ce sont pas moins de 1189 noms figurant sur les monuments pour lesquels nous n'avons pas trouvé de concordance certaine avec les autres sources (Un nom, une initiale ne suffisent pas toujours à identifier un défunt).

- Des cas de soldats morts pour la France ou non ont clairement été identifiés, présents sur plusieurs sources et absents sur la principale d'entre elles, le fichier Mémoires des Hommes. L'utilisation de l'état-civil "Décès" permet de faire apparaitre certains cas.
Voici par exemple, le cas du soldat Selleron de Cluis, reformé n°2 juste avant son décès, donc nécessairement Non MPF, mais dont leparcours justifie d'une mention dans le fichier national (Sa fiche matricule)

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Afin de parfaire la liste et de rajouter des données complémentaires, sous peu, nous mettrons à disposition cette liste d'incertains afin qu'éventuellement vous puissiez nous aider. Parfois un éclairage extérieur permet de sortir la tête de l'ornière.

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20 août 2018

Indre et la Grande Guerre, l'ouvrage du centenaire 2014 (Réactualisé 2018)

De bonnes nouvelles du front (éditorial)

Jean Pierre Surrault, président du CREDI et de l'académie du Centre m'indique que l'ouvrage était épuisé. Cependant, il a fait l'objet d'un petit retirage de 50 exemplaires.

Il vous est donc possible de vous le procurer chez
Credi-Editions, 90 boulevard François Mitterand, 36000 Châteauroux Tel. 02 54 08 52 92.

 


 

Le CREDI (Centre de Réflexions, d'Etudes et de Documentation de l'Indre) fait bien les choses. Un bien bel opus vient de sortir de l'imprimerie et je ne peux que vous le recommander.

Les actes du colloque "L'Indre et la Grande Guerre" qui s'était tenu en 2014, ces actes viennent de sortir. Ce sont pas moins de 225 pages qui reprennent les différentes thématiques qui avaient été abordées en ce début de Centenaire.

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Le volume est vendu au prix de 25 Euros, pour les modalités et les frais de port, contactez CREDI Editions 90 avenue François Mitterand 36000 Châteauroux (02 54 08 52 92).

Cet ouvrage qui fera date dans la documentation historique indrienne. Ce sont au final pas moins de 11 thématiques qui sont abordées par 11 historiens locaux et de plus, pour les afficionados du blog Indre1418, je vous annonce (modestement) que vous y retrouverez du "Indre1418" dedans.

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06 août 2018

Un peintre de Marine dans les tranchées du 9e Corps

Une très agréable surprise cet été: apprendre l'existence d'une série de croquis liée aux unités de la 9ème Région Militaire de 1914 à 1917. Ceci par un officier de l'Etat-Major du 9e Corps ce qui est déjà en soi, une excellente nouvelle, mais sa publication à venir est un plus. Je me permet donc de relayer le lancement de la souscription.

Le 9e Corps regroupa tout au long du conflit, les unités d'infanterie du département. Après contact téléphonique avec M. Jacques de Verneuil, j'apprend un peu plus de détails concernant cette série de croquis et leur illustre auteur, Paul Jobert (Sa notice sur Wikipédia). J'apprend aussi l'existence du sous-lieutenant Huart de Verneuil qui fut affecté comme officier à la section du courrier au QG du 9e CA (JMO 26N131).

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Un peintre de Marine n'est jamais un simple peintre, bien au contraire, même au travers de ses croquis, il laisse apparaitre tout son art. Je ne peux que vous inviter à découvrir le bon de souscription que M. de Verneuil m'a fait parvenir, ainsi que quelques extraits de ces croquis. Mon exemplaire de ce bon est déjà prêt à l'impression.


Le bon de souscription CroquisGuerreA7

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09 juillet 2018

Bélâbre en 1914-1918. Le bourg, les morts, la guerre.

J'aime cette période du Centenaire1418, non seulement elle met en valeur la période dans les mémoires de nos concitoyens, mais elle est aussi l'occasion de sortir des documents, des ouvrages qui n'auraient pas nécessairement vu le jour dans un autre contexte. Depuis 2014, dans le département, quelques ouvrages locaux ont permis de découvrir la persistance de cette mémoire locale. Dans chaque canton, au long de ces 4 années de commémoration, des associations, des historiens, des amateurs d'Histoire ont entrepris de retrouver les enfants du pays partis entre 1914 et 1918. Parfois se limitant à une longue liste de noms, dans d'autres cas comprenant une réelle et conséquente recherche historienne, tous ces ouvrages sont autant d'éléments importants à la compréhension de cette période suivant un angle de vue que des visions départementales, régionales ou nationales ne peuvent suppléer.

En ces débuts de période d'été, je tiens à vous faire partager une découverte. Il s'agit là d'un fascicule couvrant un secteur géographique du département que je ne connais pas beaucoup, mais le travail effectué ici me parait exemplaire des opportunités que peuvent nous proposer un accès aux archives tant départementales que locales et une utilisation raisonnée et rigoureuse.

Nous voici donc partis à la découverte des soldats de Bélâbre gràce à l'ouvrage produit par Nicole Ledroit. Celle-ci a pu bénéficier en 2006 d'un classement des archives municipales et ainsi d'y avoir un accès complet et référencé. Avec l'aide et l'apport de familles bélâbraises, voici donc un fascicule complet démontrant les études possibles à partir de ce type de sources. L'ouvrage est très bien illustré que je ne peux que me féliciter de la découvrete de certains clichés. Ah, ces photos du sergent Huet du 68eRI, des merveilles! Dans le texte présenté, j'ai aussi trouvé des réponses à des questionnements auxquels je n'avais jusqu'alors pas trouvé de réponses, par faute de temps ou par manque de connaissance des archives existantes et exploitables. J'ai ainsi particulièrement apprécié les pages concernant le nombre de mobilisés. "Combien furent-ils à être mobilisés?" cette question me fut souvent posée et en l'absence de documents référencés difficile d'y répondre. J'envie pour cela la trouvaille de Nicole Ledroit concernant les recensements de mobilisés.

Un regret: l'éternel difficulté pour trouver ces fascicules qui bien souvent ne bénéficient que d'une distribution très restreinte. Le livre est en vente au Petit Casino de Bélâbre à la librairie Cousin-Perrin au Blanc et à la librairie Arcanes de Châteauroux (88 pages-15 Euros)

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02 juillet 2018

Un mémorial familial sur les pentes de 304 - Alphonse CHAGNOLLEAU

Il est parfois des découvertes qui me touchent et le temps du Centenaire est un moment propice à ces découvertes. Mon intérêt se porte principalement sur la forme de la prise en charge de la mémoire par les familles elles-même, l'implication des familles très souvent bien loin des canaux officiels.
Toujours ému devant l'émotion sincère des familles lors des évennements qui parsèment ce Centenaire, j'en viens, par exemple à penser à la rencontre avec les descendants lors de la journée anniversaire du 9 mai 2015 à Loos en Gohelle, où il m'avait été donné l'occasion de rencontrer la famille de Léon AUGRAS, un agriculteur de Maillet.

Toujours concernant les soldats du 90e RI, sur les réseaux sociaux, très récemment, par le biais du compte  de Camille Varges Harlé @C_VargasHarle j'ai découvert un mémorial officieux rendant hommage à un soldat de l'Indre et ce sur les pentes d'un des haut-lieux des combats 14/18 des régiments de l'Indre, à savoir la Cote 304 du secteur de Verdun.

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Ainsi, sous une modeste mise en ligne de quelques clichés, j'eus l'agréable surprise de découvrir l'hommage rendu à Alphonse CHAGNOLEAU du Poinçonnet.
J'aime la modestie de l'hommage, simplement composé d'un cliché datant du service militaire (avant 1910 du fait de la présence d"épaulettes), d'un rappel de la situation du 90e RI en ce 4 mai 1916 (JMO), d'une fiche Mémoires des Hommes et d'un rappel anonyme de la filiation pour rendre hommage au grand-oncle disparus ainsi qu'à ses camarades

Natif d'Arthon en date du 1er septembre 1881, fils de Jean et de Jeanne SIMON, il réside à Lys-Saint-Georges au moment de sa conscription. Déclaré "Bon pour le service" suite au conseil de révision, il part au 10ème RI à compter du 15 novembre 1902 pour finalement être libéré le 23 septembre 1905.
Rappelé à la mobilisation, il arrive au régiment d'infanterie de Châteauroux le 12 aout 1914. Il se rend alors à la caserne Bertrand de Châteauroux.
Il est porté disparu le 4 mai 1916 à la Cote 304 à Esnes en Argonne (55).
En l'absence de témoins direct de cette disparition, le tribunal civil de Châteauroux acte de la disparition et par jugement déclaratif considère Alphonse Chagnoleau comme décédé le 4 mai 1916.
La transcription de ce jugement est effectuée à la mairie du Poinçonnet, où il est déclaré comme résident depuis son retour du service militaire en 1905.

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Sa fiche matricule sur le site des AD36 (page 149 du lien)

 

La fiche d'Alphonse sur le blog Mémorial Départemental
Je comprends maintenant le commentaire qui avait été laissé en mai 2016 sur la fiche de Alphonse CHAGNOLEAU, pour le centenaire de la disparition

 

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Chagnoleau Alphonse Verdun 1916

 

Sur les combats de 304, on pourra relire le témoigne de Albert Le Flohic "Il y a 100 ans, sur 304, les pénibles journées de mai 1916"

12-Combats cote 304

 

Merci à M. Riaux pour le souvenir de son aieul et de ses camarades

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26 juin 2018

Indre1418, le mémorial départemental: 12.000 fiches et le travail continue

Et oui, 12.000 fiches sont déjà saisies sur le Mémorial départemental que nous avons entrepris Didier et moi.
Certes, fonctionnant à la mode du "Il y a 100 ans", seules 10.500 fiches sont en ligne, mais depuis quelques jours, nous avons passé le seuil de l'année 1918 et avons donc entrepris la saisie des fiches de 1919 notamment.

Le Mémorial Départemental de l'Indre

 

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En parallèle, un gros travail de nettoyage de la base est toujours en cours. En effet, ce sont pas moins de 1000 cas que nous ne savons pas actuellement classer par manque d'informations. Apparaissant sur un Monument, sur une remise de diplomes, mais n'apparaissant sur aucun autre document, il est nécessaire d'entamer une recherche plus poussée tant dans les bases nationales (MémorialGenWeb, Mémoires des Hommes, GrandMémorial, ...) que dans les données généalogiques pour tâcher de comprendre la cause de la mention de tel ou tel patronyme.

Ainsi, Auguste ALADENISE figurant sur le Monument de Montgivray est il celui qui qui figure sur le Monument et le Livre d'Or de Sassierges?
Qui est ce MERMINET FA sur celui de Buzançais? Qui est ce POPINEAU René Eugène dont le diplome de Mort pour la France fut envoyé à La Vernelle et ce PREVOST L dont le diplome fut envoyé à Sainte Sévère? ...

Autre exemple, basée à l'origine sur les fiches Mémoires des Hommes, il apparait aujourd'hui que 31 soldats Morts pour la France issus du département n'ont pas de fiches MDH.

Nous tenons à remercier tous les internautes qui nous aident à compléter cette base, qui nous transmettent des clichés, des documents. Merci à eux.

L'enquète continue ...

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26 mai 2018

La garnison du Blanc (vue par le guide de l'officier d'infanterie)

Autour de 1900, des guides étaient publiés afin de présenter les différentes garnisons françaises aux officiers d'active recherchant une nouvelle affectation.
Ainsi, on pouvait se procurer le "Guide de l'officier d'infanterie - Nos garnisons de France, d'Algérie et de Tunisie".

 

(Mes copies sont non datées, si vous avez quelques informations de dates précises concernant ce document, merci de me contacter)

 

"LE BLANC (68e régiment)

Situé sur la Creuse, le Blanc est un chef-lieu d'arrondissement de l'Indre de 7.000 habitants environ. Le climat y est sain et tempéré malgré les brouillards fréquents du printemps qui séjournent le matin dans la vallée.

Le Blanc possède un vieux château transformé en école primaire de garçons. A 500 mètres à l'ouest de la ville se trouve un viaduc, ouvrage d'art remarquable d'une longueur de 520 mètres et de 45 mètres de haut, qui relie les collines des deux rives de la Creuse et sur lequel passe le chemin de fer de Poitiers au Blanc.

LeBlanc_Chateau

La ville possède un collège de garçons, deux pensionnat de jeunes filles, un laique et un religieux.

La garnison comprend un bataillon du 68e et une compagnie du 4e bataillon.

Le séjour au Blanc est, assez agréable; la ville offre peu de relations mondaines, mais les habitants se montrent affables envers l'armée. Les officiers mondains trouvent des distractions dans les nombreux châteaux des environs.

Les bords de la Creuse présentent de beaux paysages. On y fait de belles promenades et la plus intéressante est celle de Fontgombault, où se trouve une abbaye de trappistes importante, située à 9 kilomètres de la ville

Fontgombault_Abbaye

Les amateurs de pèche et de chasse trouvent à satisfaire leur passion, le pays est giboyeux et la Creuse est une rivière des plus poissonneuses.

Les pensions sont bonnes à 75 francs pour les lieutenants et 80 fr. pour les capitaines.

Les logements garnis se paient 30 fr. et les officiers mariés trouvent facilement des maisons coquettes avec jardins depuis 300 fr. jusqu'à 1.000 fr.

Les vivres ne sont pas chers; les boucheries ne possèdent du bœuf qu'une fois par semaine.

Les communications sont difficiles dans toutes les directions. On met 7 heures pour aller à Paris (333 kilomètres) 2 heures pour aller à Poitiers (61 kilomètres), et 3 heures pour se rendre à Tours (110 kilomètres)".

Blanc_Caserne

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La garnison d'Issoudun (vue par le guide de l'officier d'infanterie)

Autour de 1900, des guides étaient publiés afin de présenter les différentes garnisons françaises aux officiers d'active recherchant une nouvelle affectation.
Ainsi, on pouvait se procurer le "Guide de l'officier d'infanterie - Nos garnisons de France, d'Algérie et de Tunisie".

(Mes copies sont non datées, si vous avez quelques informations de dates précises concernant ce document, merci de me contacter)

Le 68e RI avait depuis son installation dans l'Indre, deux garnisons, une au Blanc et l'autre à Issoudun. Soit 90 km entre les deux composantes du régiment.

 

"ISSOUDUN (68e régiment)

Garnison. - La garnison ne comprend que le 68e Régiment d'infanterie (État-major, deux bataillons et deux compagnies du 4e Bataillon). La portion centrale du régiment est au Blanc.

Le bataillon du Blanc est relevé tous les deux ans, la compagnie du 4e Bataillon qui s'y trouve également, n'a pas été encore relevée.

 

Description.- Issoudun (les Issoldunois), est la première sous-préfecture du département de l'Indre avec une population de 14.000 habitants.

La ville est bâtie sur la Theols, rivière peu importante dont les bords marécageux ont été assainis dans certaines parties et transformés en jardins fertiles.

La contrée est humide, malgré la rareté des brouillards: le climat y est tempéré et se rapproche de celui de la Touraine.

Issoudun, après avoir eu des seigneurs particuliers, fut achetée en 1221 par Philippe-Auguste. Pendant les guerres de religion, La Châtre s'en empara par trahison au profit de la Ligue, mais la garnison qu'il y laissa, fut expulsée par les habitants. Pendant la Fronde, elle prit le parti du roi et fut mise en cendres.

Issoudun possède trois places mal entretenues, un boulevard peu fréquenté et un joli petit jardin où joue la musique du 68°, deux fois par semaine. La ville est boueuse et mal bâtie. Quelques rues seulement sont pavées.

Issoudun présente peu de curiosités par suite de l'incendie presque totale de la ville, sous Louis XIII. Saint-Cyr, la seule église paroissiale, est inachevée et située au centre de la ville. Le vaste et magnifique établissement des Missionnaires du Sacré-Cœur avec sa riche basilique, attire à Issoudun de nombreux pèlerins, notamment le 8 septembre.

 

 

Issoudun_SacreCoeur

 

 

Moyens de communication. - Issoudun est à 236 kilomètres de Paris, sur la grande ligne Paris-Limoges. La durée du trajet, est de 4 heures environ.

 

Alimentation. - Les officiers ont leur cercle au café du Théâtre, sur le boulevard Baron.

Les pensions sont bonnes et leurs prix modérés : 75 francs pour les lieutenants et 80 francs pour les capitaines. Les vivres ne sont pas chers. principalement les volailles.

 

Logement. - Les logements garnis se paient 30 francs environ. Les officiers y trouvent des maisons, la plupart sans jardins, dont le loyer varie de 500 francs a 1300 francs.

 

Industrie et commerce. - La principale industrie de la ville est la parcheminerie, on y trouve également plusieurs tanneries, des moulins importants et deux malteries.

 

Enseignement. - Issoudun dépend de la faculté de Poitiers et possède un collège de garçons, un établissement secondaire de garçons dirigé par les frères du Sacré-Cour, une école de frères de la doctrine chrétienne, une école laïque pour les filles et un pensionnat tenu par les Sœurs de la Charité de Bourges.

 

Distractions. - Les distractions d'Issoudun sont peu nombreuses et les relations mondaines presque nulles. D'ailleurs, les habitants se montrent indifférents pour ne pas dire hostiles envers les étrangers et principalement envers l'armée. Les officiers du 68e ont organisé un lawn-tennis qui est fréquenté assidûment.

La ville posséde un théâtre où viennent jouer de temps en temps des troupes de passage. Les représentations sont peu suivies.

Les environs d'Issoudun sont monotones, le pays est plat,dénudé et peu fertile. Les routes sont nombreuses et leur état d'entretien permet, en été, d'y faire des promenades en voiture, à cheval et à bicyclette.

Une forêt bien percée se trouve à 11 kilomètres de la ville.

 

Issoudun_Theols

 

 

Le pays est giboyeux, mais les chasses sont en partie gardées. La Théols ayant été empoisonnée, est peu poissonneuse, les amateurs de pèche vont satisfaire leur plaisir sur les bords de l'Arnon, rivière située à 10 kilomètres de la ville et qui renferme une grande quantité de poissons.

 

En résumé le 68e occupe une garnison médiocre, de plus les déménagements continuels présentent de grands inconvénients pour les officiers mariés".

 

Sources:"Guide de l'officier d'infanterie - Nos garnisons de France, d'Algérie et de Tunisie"

 

Issoudun_Marche

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