Contrairement aux attentes du commandement, cette offensive s'avéra infructueuse et se traduisit par de sérieuses pertes.

Voici ce qu'en rapporte Maurice Laurentin:
"On ne savait pas encore derrière nous que tout était perdu. Pendant que nous pleurions le désastre, un officier de hussards apparut au poste du colonel, au garde-à-vous, ganté et impeccable, venu jusqu'à nous sans se salir, et souriant sous les obus; beau cavalier qui vient pour la fête: "Mon colonel, dit-il, je viens de la part de mon colonel vous demander s'il faut charger."
Le colonel Mariani leva le bras vers le champ de bataille:
"Mes soldats!" dit-il.
Le hussard se haussa, regarda et vit. Son sourire s'effaça. Il salua, pris soudain du religieux silence qui saisit tout homme dans l'asile des morts".

Voici ce le hussard aurait pu voir et que Maurice Laurentin reporta dans ses carnets:

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Attaque loupée - Maurice Laurentin 1915

Sources: Maurice Laurentin - Carnets d'un fantassin de 1914 -Arthaud 1965