24 mai 2016

"La tête à Guillaume" Partir en guerre au 66e RIT

L'intérêt des clichés de l'époque ne se limite pas à la photo en elle-même. Il est toujours intéressant de se reporter au texte de correspondance qui se trouve parfois au verso du cliché, même si ce texte n'est composé que de peu de mots.

Voici un cliché d'un groupe du 66e RIT:

RIT066_Mobilisation_recto

Les soldats sont tous du 66e RIT (numéros de cols blanc et d'un certain age). La présence d'un adolescent en bas à droite, nous laisse supposer que nous sommes encore au pays. Le 66e RIT fut mobilisé au Blanc (36).

Analysons la composition du groupe:

Les soldats sont tous du 66e RIT (numéros de cols blanc et d'un certain age). Tous les soldats présents sur ce cliché portent le manchon bleu clair qui recouvre leur képi. Cet effet est un modèle 1913 qui fut distribué à la mobilisation en 1914.

RIT066_Mobilisation_recto_0 RIT066_Mobilisation_recto_Caporaux

En regardant le nombre et la composition des grades on observe que nous avons là l'effectif d'une escouade + 1. L'effectif d'une escouade est théoriquement de 15 militaires commandés par un caporal.
Nous avons là 16 militaires. L'escouade est normalement commandée par un caporal et le sergent (Photo ci-dessus gauche) est normalement affecté au commandement d'une demi-section (2 escouades). On peut donc imaginer que l'escouade pose avec le sergent responsable de leur demi-section.
2 caporaux sont visibles sur le cliché par leurs doubles galons de drap garance/rouge (Photos ci-dessus droit)  mais l'un d'un est directement assis à côté du sergent, tandis que l'autre se roule une cigarette.

Deux autres uniformes ont des spécificités, il s'agit de deux tenues de "Tambour et Clairon", ils sont facilement reconnaissables au galon tricolore "Cul de dés" que l'on peut voir sur les cols ou les bas de manches.

RIT066_Mobilisation_recto_Musiciens

Intéressons maintenant au verso de la carte. La signature m'est illisible, cependant le texte est intéressant car décrivant l'état d'esprit de certains soldats mobilisés en cette veille de départ pour le front. Faut-il y voir juste un effet de fanfaronnade? Cela résume-t-il l'état d'esprit de nos combattants en ce début aout 1914?
Je ne saurais répondre.

RIT066_Mobilisation_verso

C(h)er camarade je
par demain chercher la
tête à Guillaume pour
t en apporter un petit morceau
pour en faire manger les chiens

Sources: Collection de l'auteur
 

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04 août 2014

4 aout 1914 Mobilisation au 68eme RI- 3ème Sect. Mitrailleuses

Certaines cartes-photos nécessitent plus d’explications que d’autres. Celle présentée ci-dessous en est une.

Capture1

De la mobilisation d'aout 1914, il existe peu de photos ayant trait à celle-ci dans le département de l'Indre. Il y a bien sûr la collection Rollinat mais elle est non numérisée. Il y a quelques temps déjà, j'ai eu le bonheur de découvrir un cliché se rapportant à ce moment. En ce 4 aout 1914, les hommes de la 3e Section de mitrailleuses du 68e RI se préparent à partir et posent « avant le départ pour Berlin » Avant de voyager, il y a 100 ans jour pour jour, essayons de comprendre le contexte régimentaire et l’organisation des sections au sein des régiments d’infanterie en cette année 1914 :

Un régiment d’infanterie en aout 1914 comprend 3400 hommes autour d’un drapeau.

Capture2

Une section de mitrailleuses, liée à chaque bataillon est composée comme suit:

1 lieutenant, 1 sous-officier, 4 caporaux et 24 soldats. Dans cet effectif, on retrouve 2 chefs de pièces, 2 tireurs, 2 chargeurs et 2 aides chargeurs. Les autres membres de la section alimentant les pièces pièces (liaison, télémètre, pourvoyeurs, conducteurs, ...)

Capture3
Une section de mitrailleuses en janvier 1914, au 68e RI, à la caserne (Le Blanc ? Issoudun ?)

La section de mitrailleuses est ainsu équipée:

  • 2 mitrailleuse Saint Etienne 1907
  • 1 télémètre
  • 4 chevaux attelés
  • 8 mules et 1 mulet
  • 1 voiture à 4 roues et 4 chevaux

Capture4
Une mitrailleuse Saint Etienne, à l’instruction, au 68e RI en 1915

Analysons maintenant la photo présentée:

 RI068_Mobilisation_3eSectionMitrailleuses_Recto1

Le lieu où la photo a été prise semble être une demeure civile. Les plantations ne sont correspondent nullement à une caserne, il s’agit vraisemblablement d’une arrière cour, d’un jardin de ville.

Quelle est l’unité concernée ?
Il s’agit du 68e RI, comme l'indiquent les pattes de col

Capture5

L’unité et les dates sont confirmées par le verso de la carte postale:

Capture6

Cachet de la poste du 6 aout 1914, 8h38, au Blanc. L’auteur écrit « Nous partons ce soir sur les 2 heures ». Si nous regardons dans le Journal de Marche et Opérations du 68ème Régiment d'Infanterie, ceci est d'ailleurs confirmé.

Capture7
Sources : SHD JMO 68e RI 26_N_657

Une fois l'unité, le lieu et la suite des évennements déterminés, intéressons nous au panneau:

Capture8

Le cliché est daté du 4 aout 1914. Le régiment commencera à partir le 6 aout 1914, à 6h15.
Nous sommes bien avant le départ du régiment.
Sur ce qui semble une toile, un cuir souple, les soldats ont écrits :

3e Son de Meuses (3e section de Mitrailleuses)
4 aout 1914 (La position des écritures permet de déterminer que la date a été rajoutée à la fin)
Avant le départ pour Berlin.

La 3ème S.M. affectée au 3e bataillon était bien en garnison au Blanc. L’action se situe donc au Blanc ou dans ses environs.

 

 

 

 

Trois groupes d’individus composent le cliché:

Les soldats équipés:

Capture9 Capture10

On note tout d’abord, la présence d’1 sergent et de 3 caporaux posant fièrement autour du panneau.
Les caporaux et soldat de 1ère classe ont passé leurs grades à la craie pour les faire ressortir sur le cliché noir et blanc (pratique courante).
Cependant, deux n’ont pas passé de craie sur leurs galons, ils restent ainsi de teinte foncée.

Les soldats non équipés :

Capture11

3 soldats en haut ne sont pas équipés de capotes et portent encore la tunique habituelle. On suppose qu’il s’agit de soldats de la section, non encore équipés ou ayant posé capote, le temps du cliché.

Les civils :

Capture13  Capture12

Une femme est présente sur la droite du cliché, il y a de fortes chances que ce soit la « logeuse ». La mobilisation générant un afflux de personnes, la caserne ne peut tous les héberger, on fait appel à des réquisitions de logement, d'autant que dès le 2 aout les 2 bataillons habituellement en garnison à Issoudun ont été transportés au Blanc (voir JMO ci-dessus).

Un deuxième personnage est en partie visible, à l’extrême gauche du cliché. Malheureusement, il n’est pas suffisamment visible pour une identification complète. Cependant, la tenue semble civile et la position assise remontant les jambes du pantalon, les mollets deviennent visibles. Peut-être un adolescent.

Une seule arme est visible, il s’agit d’un mousqueton Berthier 1890 (modèle gendarmerie) qui équipe réglementairement les sections de mitrailleuses. L’arme étant plus courte et moins lourde que le traditionnel Lebel du fantassin. Sur la photo, le chargeur est absent.

Capture14

Le texte de la carte-photo :

Adresse du destinataire :
Monsieur Alexandre Triptolème
à Brissais Canton de Béruges
par Poitiers Vienne

J’ais reçu votre argent. Je vous en remercie beaucoup nous partons ce soir sur les 2 heures pour la frontière mais ne vous faites pas trop de chagrin pour moi car j’ai tout espoir de revenir
Votre fils qui vous aimera toujours Emile Triptolème
N’écrivez pas on ne peut déjà pas recevoir les lettres
Je vous conseille de garder cette carte avec précaution car ce sera un souvenir pour plus tard.

L’auteur a pris soin de mettre une croix le concernant sur la photo de groupe, au recto :

Capture15
Le 1ère classe Emile Triptolème

Que devint notre soldat?

Tout le détail du parcours est consultable sur le site des Archives Départementales de la Vienne. En effet, sur ce site, il est possible de consulter la fiche de registre matricule d'Emile Triptolème.

Alors domestique, il effectue son service militaire au 68e RI (Classe 1912), il passe 1ère classe en mai 1914.
Emile fut tout d'abord blessé le 23 aout 1914 et évacué. Il est à nouveau blessé le 19 décembre 1914 à Zonnebecke. Il sera nommé caporal en octobre 1915 et sergent en mars 1916. En 1917, il se vit décerner la Médaille Militaire. En 1918, il est affecté au 1er groupe d'Aviation puis revient au 68ème RI. Il sera démobilisé en 1919 au 125e RI.
Il s'engagea alors à la 9ème Légion de Gendarmerie.

 

Sources:
Documents de l'auteur
SHD JMO 68e RI 26_N_657AD86 Registres matricules

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19 octobre 2009

En route pour l'Est

On roule ainsi pendant trente-six heures. Où va-t-on ? Nul ne sait. Ce qui est certain, c'est que l'horaire prévu n'est pas respecté. Le train chemine à travers de grandes plaines ensoleillées, suivant un rythme imprévu et imprévisible. Tantôt un homme au pas pourrait l'accompagner, tantôt il s'emballe et dépasse largement les trente kilomètres à l'heure réglementaires. Il ne s'arrête plus aux stations, mais s'arrête à tout bout de champ. On veut descendre, il repart incontinent. On hésite à descendre, il s'immobilise désespérément jusqu'à ce qu'on se décide à se lever.
Cela devient rapidement des plus pénibles, d'autant plus pénible que de violentes coliques commencent à me torturer les intestins. A un moment donné de vives clameurs s'élèvent, on se précipite à la portière. La voie décrit un long ruban semi-circulaire, et là-bas, là-bas, loin derrière le train qui s'était arrêté tout à l'heure, on voit un homme en bras de chemises, la ceinture à demi renouée, qui court pour le rattraper. Il gagne du terrain. L'aura, l'aura pas. Le train accélère, il ne l'aura pas. Il ralentit, il l'aura. Les paris s'engagent, les cris se font désordonnés. On encourage, on raille. Dans la grande steppe de la Champagne, sous le soleil ardent, couvert de sueur, il a eu le train. Je l'envie.
Les hommes sont en bras de chemises, chantant, baillant, discourant ou rêvant les membres ballants, il y en a sur les marchepieds, sur les toits des voitures. Cela c'est trop à cause des tunnels. Consignes sévères à la première occasion. Elles seront respectées pendant un certain temps.
Les wagons sont couverts de branchages, de bouquets, de drapeaux, d'inscriptions. On échange des cris et des lazzis avec les paysans dans les champs ou attroupés aux passages à niveau. On croise des trains. On interroge tous ceux qui pourraient savoir quelque chose : les passants, les employés. Personne ne sait rien. Sur leurs machines certains mécaniciens sont depuis deux ou trois jours, sans pouvoir dormir. Les faces sont noires et ravagées. Mais nul ne se plaint.
Au revers d'un talus des débris de wagons. Une batterie d'artillerie a été détruite là avant d'avoir eu le moindre contact avec l'ennemi.
Le silence règne soudain.
La nuit tombe lentement. Il n'y a plus d'huile dans la lampe du quinquet. Il n'y a plus de vivres. Pas un cri, pas une récrimination dans tout le train. On attend l'arrivée, un jour prochain.
Nous semblons nous diriger vers Nancy.
L'obscurité enveloppe le paysage. Une nuit dense, de cauchemar, commence. Je souffre abominablement et ne peux dormir une seconde. Tout est noir. Soudain un immense fanal blanc, aveuglant, un grave sifflement continu, un halètement, un immense fanal rouge, puis de nouveau tout est noir. Et sans cesse cette alternance : l'éblouissement blanc ou rouge, l'obscurité, se heurtant en moi au silence de la nuit, le battement rythmé du train qui roule, brusquement coupé d'un sifflement continu et d'un halètement, des chocs scandés d'un train croisé.
C'est hallucinant, de plus en plus hallucinant, car l'espace qui sépare les locomotives et les trains se succédant, est de moins en moins grand, et bientôt les fanaux blancs et les fanaux rouges s'affrontent, faces béantes et formidables.
Ah! vite le jour et l'arrêt définitif. On marche à tours de roues comptés. On s'immobilise une heure, on avance dix minutes. Pas une station, rien que des machines et des wagons vides qui se suivent à la queue-leu-leu.
Enfin, une pâle clarté, comme un sombre brouillard, pesant sur la terre, laisse de vagues formes se dessiner. Où est l'aurore aux doigts de rose? Il fait gris, il fait sale, il bruine.
Lentement, le train s'éveille. On grogne, on crie, on rit. Les faces sont terreuses. Dans le compartiment on s'ébroue, on s'étire. Dans quelques minutes on sera arrivé. A dix heures seulement on débarque à Nancy.

Sources: Lieutenant Sohier - 1914-1915 - Sans éditeur


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08 octobre 2009

L'embarquement pour Cythère?

Tout cela a duré longtemps. Oh! oui! quatre jours, je crois.
Et un soir la cour c'est encore embrasée aux feux de l'acétylène. Le régiment s'est rangé. Il n'y a pas de manquants. Le berrichon aime le pinard, mais dans les grandes occases il sait se tenir. Une allocution du colonel, brève, simple, vibrante. La musique sonne: Aux Champs, le drapeau se déploie aux mains de l'ami De Tarlé. Silence. Un pincement violent au cœur, quelques larmes aux bords des cils. Un ordre bref, et le régiment s'ébranle. On se redresse, on se recueille.
Et dans la ville, le régiment défile. Je suis en tête de mon petit peloton, tout en queue de la grande troupe. La foule suit et accompagne. Puis, par une route sans lumière, on gagne la gare d'embarquement, et les civils ne laissent guère de place pour que mes hommes restent en rang. Je grogne. On ne grogne pas.
Soudain une jolie fille s'approche de moi : « Monsieur, mon fiancé est au bout d'un rang, me permettez-vous de marcher près de lui. » - « Il fait bien noir, si vous êtes sages je ne verrai rien, je n'entendrai rien. »
- « Merci, gentil lieutenant. D - « Bon courage, gentille enfant. »
Ils ont été sages et charmants tous les deux car j'ai pu les voir, juste derrière moi, à la dérobée, à la lueur de quelques quinquets, jusqu'au dernier baiser d'adieu. Pourquoi ce souvenir est-il resté si net en moi ?
L'embarquement, sans trop de désordre, s'est très bien terminé. Et dans les wagons nous attendons longtemps, longtemps, le départ.

Sources: Lieutenant Sohier - 1914-1915 - Sans éditeur


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30 septembre 2009

Mobilisation à Châteauroux

Châteauroux. - La ville qui m'était toujours apparue morne et quasi déserte, est grouillante à mon arrivée. Plus de place dans les hôtels; les rues sont peuplées d'une foule un peu tourbillonnante jusque tard dans la nuit. Du mouvement, voire même de l'agitation, mais pas de bouillonnement véritable; c'est là ce que je constate. Est-ce l'anxiété du drame attendu qui coiffe les esprits? Certes, on prépare un douloureux départ. Mais à Paris aussi, et pourtant les vibrations des cœurs étaient souvent bien sonores là-bas. Non. Ici nous sommes dans le Berry, et le Berry impose son impassibilité fataliste dès que l'on y pénètre.
Dès le premier soir le régiment de l'active s'embarque. Il quitte la caserne à la nuit tombée, musique en tête, drapeau déployé. A la lueur des phares d'acétylène il s'est préparé. Il défile superbement dans la ville éclairée. Les Berrichons sont remués presque jusqu'à l'enthousiasme, juste ce qu'il faut pour acclamer. Rien de trop, et le spectacle revêt une grandeur calme, émouvante.
Puis ce sont les préparatifs du départ du régiment de réserve. Je suis affecté au service téléphonique. Il faut connaître les hommes, le matériel. Les hommes : braves gens sur qui on peut certainement compter. Le matériel : c'est avec cela qu'il faudra faire quelque chose ? Car je veux faire quelque chose, je m'imprègne de mon rôle, je pompe ma théorie. Dans la guerre moderne quel rôle merveilleux devra jouer le téléphone! Oui, c'est bien cela..., je vois, j'imagine les diverses situations possibles. Puis je regarde, morne, le matériel. Quatre vieux appareils et quelques bobines de fil verni, quasi rigide. Je reste rêveur, un peu découragé. On verra bien.

TelephoneCampagne1914

Sources: Lieutenant Sohier - 1914-1915 - Sans éditeur


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01 août 2007

Le temps de la mobilisation

Histoire de troubler la quiétude estivale, voici un petit message pour nous rappeller le 93e anniversaire du début du conflit.

En ce 1er août 1914, lorsque le colonel SIMON reçoit l'ordre de mobilisation, il est 16h15. La tension va monter crescendo pendant les six jours à venir, au moment du départ en train.
Ce 1er août, il a fait 31°. Heureusement, dès le lendemain la température baisse et dès le 3 août, la pluie vient apaiser le climat ambiant.

bebe bebe1 bebe2 bebe3 bebe4  bebe5

Toutes ces données sont consultables sur le site de la Station Météorologique de Déols:
http://www.agrometeo36.com/bebe.php

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14 octobre 2006

90e RI - Départ en train

La mobilisation ayant été déclarée des les premiers jours d'août, le 90e RI se met en branle-bas de combat et s'organise pour partir. Les exercices maintes fois répétés sont cette fois réalité.
Arrivé à la gare de Chateauroux, le régiment s'embarque donc vers la frontière.

Chateauroux_GareMarchandise1

Voici ce que rapporte le JMO sur ce voyage:

6 et 7 aout 1914:
le Rgt quitte Châteauroux en trois trains :

1er train : Etat-Major, 1er bataillon, 1ère section de mitrailleuses, Compagnie Hors rang
2ème train : 2ème bataillon, 2ème section de mitrailleuses
3ème train : 3ème bataillon, 3ème section de mitrailleuses

Le 1er train part le 6 août à 19h58 et arrive à Maron à 23h15 le 7 août.
Le 2ème train part le 6 août à 23h15 et arrive à Maron (Meurthe et Moselle) le 8 août à 3h50.
Le 3ème train part le 7 août à 1h58 et arrive à Maron le 8 août à 6h25.

Sources: JMO 90e RI - Service Historique de la Défense (SHD)

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04 octobre 2006

90e RI -La mobilisation (4)

A la mobilisation, voici la composition du:

3ème bataillon

Chef de bataillon : Cdt ALQUIER
Médecin Adj major de 2è classe : DIONNET

9ème compagnie

Lieutenant LANES
S-Lieutenant RAVENEL (St Cyr)
Lieutenant de réserve TERPEREAU

10ème compagnie

Capitaine CAUCHY
Lieutenant MODOT
Sous Lieutenant de réserve MAUDUIT

11ème compagnie

Capitaine LEPINE
Lieutenant DE VAREILLES SOMMIERES
Sous Lieutenant  : BODIN (St Maixent)
Sous Lieutenant de réserve ALLONCLE

12ème compagnie

Capitaine PROUST
Lieutenant COCART
Sous Lieutenant de réserve MONNIER

Récapitulatif de la composition du régiment

Officiers : 56
Ss officiers, caporaux et soldats : 3.341
Chevaux et mulets : 185
Voitures : 54
Effectifs CHR : 169
1er bataillon et 1ère section de mitrailleuses : 1.063
2ème bataillon et 2ème section de mitrailleuses : 1.053
3ème bataillon et 3ème section de mitrailleuses : 1.057

Sources: JMO 90e RI - Service Historique de la Défense (SHD)

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30 septembre 2006

90e RI -La mobilisation (3)

A la mobilisation, voici la composition du:

2ème bataillon

Chef de bataillon : Cdt TETE
Médecin Adj major de 2è classe de réserve : BRUNEAU

5ème compagnie

Capitaine BESNARD
Lieutenant MERLE DU BOURGSAINTIN
S-Lieutenant de réserve PERRIN

6ème compagnie

Capitaine DUROUX
Lieutenant BURIN DESROZIERES
Sous Lieutenant de réserve DE VANGELAS

7ème compagnie

Capitaine LARRIVET
Lieutenant DUPONT
Sous Lieutenant COLAS (St Cyr)
Sous Lieutenant de réserve DEROUET

8ème compagnie

Capitaine DE GUILLIN D’ARENAS
Lieutenant DE FROMENT
Sous Lieutenant de réserve DAUGERON

Sources: JMO 90e RI - Service Historique de la Défense (SHD)

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27 septembre 2006

90e RI -La mobilisation (2)

A la mobilisation, voici la composition du:

1er bataillon

Commandant de bataillon : Cne PINAUD
S officier adjoint : maréchal de logis BRUN
Adjudant de bataillon : Adj FILLOUX (retraité)
Médecin Adj major de 2è classe de réserve : LA BLAYE

1ère compagnie

Lieutenant DODINOT
S-Lieutenant SAINTIN
S-Lieutenant CARPENTIER (St Cyr)

2ème compagnie

Capitaine GAUROY
Sous Lieutenant de réserve LALANNE
Sous Lieutenant de réserve DOUBLET

3ème compagnie

Capitaine GEITTY
Lieutenant GRATTEAU
Sous Lieutenant de réserve : BAUDRAIS

4ème compagnie

Capitaine PENIN
Sous Lieutenant de réserve NIVET
Sous Lieutenant de réserve LECOMPTE
Lieutenant D’ERCEVILLE

Sources: JMO 90e RI - Service Historique de la Défense (SHD)

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