Indre 1914-1918 - Les 68, 90, 268 et 290e RI

Les régiments indriens dans la Grande Guerre

28 mars 2006

12 aout 1914 - le soldat Point, premier blessé du 90e

12 août 1914:

Le 90e passe la frontière le 1er de la division. Le 3e Bataillon est maintenu en réserve à Eulmont pour être réserve du C.A. avec le 68e.

A 9h10, le bataillon reçoit l’ordre de se porter sur Faux St Paire, ordre modifié en cours de route et le bataillon est arrêté à Montenay où il bivouaque.

Vers 16 H, au cours d’un engagement avec une patrouille de uhlans le soldat de 2e classe Point (2e Cie) faisant partie d’un petit poste placé à la saillie NE de Manhée, a été atteint légèrement d’un coup de feu de deux plaies superficielles à la face. Cet homme, le premier blessé du régiment, a voulu continuer son service.

Sources JMO 90e RI cote SHD: A2g 2148 26N668

La frontière dont il est question est la limite entre la Meurthe et Moselle et le département de Moselle et qui était alors frontière de France.

Concernant les noms de lieux, de nombreuses erreurs sont constatables

Faux Saint Paire est en réalité Faulx, Manhée Manhoué  et Montenay est Montenoy

Une carte du secteur ICI

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10 mars 2006

Les biffins du 90e, eux aussi, ont battu des records pédestres

Voici un petit texte retrouvé dans l'Almanach du Combattant 1965 (page 96), ayant pour thème la réaction d'un ancien du 90e RI suite à un article dans Paris Match

almanachcombattant_19651

Les biffins de 1914, eux aussi, ont battu des records pédestres

Un ancien de 1914 a heureusement rappelé à Paris-Match qui avait vanté un exploit pédestre « Marines » américain, les prouesses accomplies par les biffins de la grande guerre.

« A propos des 80 kilomètres des «  Marines » sac au dos, écrit-il, je me permets de vous faire connaître que le 90e d'Infanterie, qui était en garnison à Châteauroux, est parti le 4 août 1914 pour le front. Il fut dirigé sur la Lorraine par le train, jusqu’aux environs de Nancy. De là, le régiment en tenue de campagne de cette époque, et sous un soleil de plomb, partit à pied pour se mettre en ligne sur la Seille. Il effectua, en une journée, 80 kilomètres. Le soir, au lieu de se reposer, les hommes durent prendre leurs emplacements de combat, face à l'ennemi. Aucun fantassin n'avait flanché. Les Français n’ont donc pas attendu les Américains pour cette performance.»
Henri Fusié, ex-sergent au 90e d’Infanterie.

Merci à Jean Claude Poncet pour cette trouvaille
N'hésitez pas à vous rendre sur ses deux blogs
http://chamois.canalblog.com/ et http://vieuxpapiers.canalblog.com/

Posté par Jerome Charraud à 20:41 - 2 La frontière - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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