Indre 1914-1918 - Les 68, 90, 268 et 290e RI

Les régiments indriens dans la Grande Guerre

05 septembre 2009

M.... à Guillaume (3)

Un peu de temps, me permet de donner des explications concernant le "M.... à Guillaume". Il s'agit bien évidemment de Guillaume II et non d'amis (1 notamment qui se reconnaitra) qui croyaient que cela les concernaient.
En réalité, cette photo est celle d'un groupe de territoriaux qui cherche certainement à passer le temps, ou du moins à oublier un peu le présent (de 1915)


ETE009Territoriaux_GroupeSelliers1

Effectivement, une ressemblance d'un membre du groupe avec l'empereur allemand entraîne une mise en scène de potache

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Le vrai Guillaume:
wilhelmII

A noter qu'il s'agit d'un groupe de selliers du 9e escadron territorial.
ETE009Territoriaux_GroupeSelliers4

Si vous connaissez un 9e Esc. Ter. quelque chose, je suis preneur.

Quelques détails du groupe:

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03 août 2009

M.... à Guillaume (2)

Donnons un peu plus de détails.


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03 juillet 2009

M.... à Guillaume

Aujourd'hui, pour moi, voici enfin le temps des vacances.
Direction Le Pin.

Je laisse cette photo à votre perspicacité, je vous donnerais des complèments plus tard.


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21 juin 2009

Le lieutenant de Diesbach Belleroche, tombé le 10 juillet 1916 devant Saint Hilaire le Grand.

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Dans les jounaux de marche et opérations des unités combattantes, les opérations sont reportées d'une façon très reglementaire, un peu sèche et peu détaillée:

Nuit du 10 au 11 juillet 1916
Un coup de main est tenté sur les lignes allemandes à la tombée de la nuit par un groupe de volontaires à la tête desquels se trouve le lieutenant de Diesbach de Belleroche. Il est précédé d’un violent bombardement, mais le but poursuivi, capture de prisonniers, n’est pas atteint.
Disparu : lieutenant de Diesbach
Tué : Commandant Gobert
Le capitaine Pougnon prend le commandement du 1er bataillon en attendant l’arrivée du commandant Jumelle, chef d’état-major à la 17e division, qui doit remplacer le Cdt Gobert.

Parfois, il nous arrive d’avoir un peu plus de détails grâce aux témoignages de l’époque. Voici donc le report effectué par le commandant Bréant, dans son ouvrage « De l’Alsace à la Somme »

10 juillet. - Ce soir, un détachement du régiment ira faire un nettoyage des tranchées d'en face. L'ordre d'attaque est bien conçu, mais les moyens en artillerie lourde me paraissent insuffisants.
Le détachement sera commandé par le sous-lieutenant de D..., un ancien sous-officier de cavalerie. C'est souvent à lui de marcher! Il est venu me soumettre un cas de conscience. Le colonel l'a désigné; cette fois, cela pouvait en toute justice revenir à un autre. Or la mère de D.... est malade et il allait partir en permission: S'il en fait la demande, un de ses camarades prendra sa place ; mais s'il arrive quelque chose à son suppléant, D... me dit qu'il ne s'en consolera, pas.. J'ai longtemps hésité. Et puis je lui ai conseillé de se soumettre à la décision du colonel ; il ira donc (1). Il a écrit à son chef de bataillon une lettre que celui-ci vient de me montrer. Elle est aussi noble pour le fond qu'elle est simple et calme dans la forme.
11 juillet. - J'avais envoyé mon cycliste au secteur avec mission de me tenir au courant ; il me réveille à deux heures du matin.
Résultats de l'opération : mon pauvre D... tué d'une balle au front ; le chef de bataillon G... tué par un obus avec tous ses hommes de liaison. Prisonniers boches zéro.
(1). Lorsque de D... est venu me demander conseil, je savais celui qu'il attendait.

Au cours du coup de main, le Lieutenant de Diesbach-Belleroche, du 2e Bataillon, tombe glorieusement. Il est cité avec le motif suivant :
« Officier de Cavalerie d'une énergie, d'un sang-froid et d'un cran merveilleux, blessé grièvement au début de la campagne et passé dans l'infanterie, s'est imposé de suite comme un Chef d'une trempe supérieure, adoré de sa section qui le suivait partout. Tombé glorieusement le 10 Juillet 1916, alors que, debout sur le parapet de la deuxième ligne allemande, le revolver au poing et tirant sur une ligne d'ennemis à six pas devant lui, il entraînait ses hommes électrisés par son exemple. Cité au Corps d'Armée et deux fois à la Division ».

Le lieutenant Ernest de Diesbach Belleroche était le fils de Charles de Diesbach Belleroche et Marie Vermeulen de Mianoye et est né à Gand (Belgique).Il est arrivé au 90e RI suite aux attaques infructueuses d'Artois, à la fin 1915, il sera affecté successivement aux 6ème, 7ème puis 5ème compagnie du 2ème bataillon.
Ernest de Diesbach Belleroche est le cousin de l'aviateur Louis de Diesbach


Sources JMO et fiche « Mort pour la France »: Mémoires des Hommes
Sources photo : La Sabretache
Merci à Benoît de DIESBACH BELLEROCHE pour ses renseignements http://www.diesbach.com/

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31 mai 2009

Le service de santé régimentaire

Chaque régiment d’infanterie assure par lui-même le premier niveau du service de santé, afin de fournir les premiers soins et éventuellement vers les ambulances divisionnaires.
Afin de réaliser cette tâche essentielle, dans ce but, on retrouve ainsi au niveau régimentaire :
1 médecin chef de grade Médecin-major (Commandant), 3 médecins-aides-majors (Lieutenant ou Sous-lieutenant), 12 infirmiers et 48 brancardiers. Un pharmacien aide-major et un dentiste auxiliaire complétent cet effectif.

Le médecin-chef dispose de plus des effectifs de la Musique du régiment (38 musiciens) et pouvait puiser dans les tambours et clairons, les cordonniers et tailleurs du régiment.
A chaque bataillon (3 en 1914), une voiture médicale est affectée. Celle-ci sert à emporter les malles réglementaires contenant médicaments, pansements, matériels d’intervention chirurgicale.

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Les paniers réglementaires

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En 1909, lors d’une manœuvre du 90e RI, le commandant Apard prend le pouls de son malade

Présent en 1909, et toujours dans l’annuaire 1914 du 90e RI, le médecin-major de 1ere classe Apard ne fait pas parti du plan de mobilisation du 2 aout 1914.

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06 novembre 2008

L'Ecole Nationale Professionnelle dans la Grande Guerre

En ces jours précédent le 11 novembre, pour mon 300ème message, je souhaite revenir sur un lieu de vie, qui est mon quotidien et sortir un peu du département, mais tout en restant en Berry.

Le lycée Henri Brisson de Vierzon est mon lieu de travail. Chaque personne fréquentant le lycée est amenée à passer devant deux plaques commémoratives située dans le porche d'Honneur.
Vous retrouverez un récapitulatif des anciens de l'Ecole Nationale Professionnelle sur mon site Indre1418, ainsi que le rôle de cet établissement pendant le conflit.

ICI


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Ayons donc aussi une pensée pour les 1,3 millions de Morts pour la France

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10 octobre 2008

Alexandre Bertrand - Un soldat parmi tant d’autres

Alexandre BERTRAND est né le 7 novembre 1887 à Rosnay (36), le pays des étangs et de la Brenne.
Né de père inconnu, il est le fils de Marie BERTRAND.
Comme de nombreux jeunes de son époque, il passe la conscription sous le matricule 109 de la classe 1907 du recrutement de Châteauroux.
Alors que sa mère est déclarée comme journalière et demeure au Blanc, il habite Rosnay et exerce le métier de domestique.

De taille moyenne pour son époque (1m67), il a les cheveux et les sourcils noirs avec des yeux bruns, un front et un nez moyen, un visage ovale, un menton rond, une bouche moyenne.
Fait particulier: tout en ayant un degré d'instruction nul, il possède le permis de conduire véhicule automobile.

Il est classé dans la 1ere partie de la liste de 1908. Soldat de 2ème classe inscrit sous le n°119 de la liste Le Blanc. Incorporé à compter du 08/10/1908, date à laquelle, il intègre le corps du 32e RI. Il est envoyé dans la disponibilité le 25/09/1910 dans le RI Chatellerault.
Il obtient un certificat de bonne conduite et passera dans la réserve de l'Armée Active le 1er/10/1910.

A 25 ans, il épouse Virginie Brunet le 23 juin 1913 à Rosnay.
Virginie BRUNET, alors âgée de 19 ans est née à Migné le 13 mars 1894. Elle est la fille de feu Sylvain BRUNET (décédé à Migné le 11 décembre 1895) et de Louise GILARD demeurant "aux Bourrins" commune de Rosnay.

Avec Virginie Brunet, il aura une fille, Renée, native de Rosnay en date du 06/02/1914, et un fils Raymond qui mourra à l'age de 2 ans.

Alexandre Bertrand passe au RI de le Blanc (68eRI) le 15/04/1914 et sera rappelé à l'activité le 01/08/1914, date de la mobilisation.
Il arrive au corps le 04/08/1914. Parti aux armées le dit jour. Le 09/09/1914, il est fait prisonnier et interné au camp d'Erfurt jusqu'au 13/12/1918.

Il est rapatrié le 14/12/1918 et mis en congé le 02/01/1919 6ème échelon n°398 au dépôt de mobilisation du 68e RI.

Alexandre se retrouve veuf en première noce et devient cultivateur à Migné et épouse en seconde noces, à Migné, Juliette FERRE née le 11 décembre 1891 à Vic s/Nahon veuve d'Albert BOISSIER en date du 28 juin 1924.
De Juliette, il aura un fils Roger

Alexandre BERTRAND passe sans affectation le 1/08/1927

Le couple demeurera à Buzançais. Buzançais, où il s'éteint le 24 décembre 1971 et est inhumé au cimetière de la commune.

Sa tombe porte le n°735 du carré B comme Buzançais...

Sa femme Juliette décédera le 17 mars 1981 à Issoudun et sera inhumée au cimetière de Buzançais

Pour résumer son parcours militaire:
Armée Active : 32 RI
Dispo et réserve : RI "Chatellerault" et RI "Le Blanc"   

Contre l'Allemagne : 4/8/1914 au 9/9/1914
En captivité : 10/9/1914 au 13/12/1918
Campagne simple : 14/12/1918 au 1/4/1919

32 RI du 29/8/1907 au 20/9/1912 (Service militaire)

Merci à Sylvain C pour ses informations

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19 février 2008

Un cavalier au 68e RI

Né au château du Granlaunay, commune d'Andard (49), le 16 octobre 1866, René Joseph Guérin du Grandlaunay grandi avec l'envie du métier dea armes.
Instruit notamment au collège Saint Joseph de Poitiers, il prépara le concours d'entrée de Saint Cyr. Après son échec, il s'engagea au 25e Dragons. Suite un séjour à l'école de Saumur, il devint sous-lieutenant au 9e Dragons de Lunéville, puis au 13e Hussards.

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Refusant de participer aux expulsions cléricales lors de la période de la séparation des biens de l'Eglise et de l'Etat, en 1905-1906, il donna sa démission.
En aout 1914, il obtient sa réintégration au sein du 7e Hussards.
Sur le front de Flandres, pour son action des 10 et 11 novembre, il obtint la citation suivante:

« A voulu pendant les deux nuits suivantes retourner lui-même jusqu'au lignes allemandes pour rechercher le corps d'un camarade tué, donnant ainsi le plus bel exemple de camaraderie et de mépris du danger »

Début 1915, sentant que le rôle passif de la cavalerie lui pèse de plus en plus, il demande à passer dans l'infanterie. Il obtient satisfaction et prend le commandement de la 12e compagnie du 68e RI, le 1er avril 1915.
Le 25 mai, devant Calonne, le capitaine Guérin du Granlaunay tombait en arrivant sur la troisième tranchée que ses soldats venaient de conquérir.

Voici ce qu'un soldat de son bataillon en disait:
« Je peux vous parler du capitaine de hussards qui a été tué. J'étais à côté de lui dans la tranchée allemande; il a été tué à 1 mètre de moi. C'était un homme trop brave, qui ne regardait à rien. Il nous criait: Allez les gars, tapez à droite, à gauche. Et, à ce moment un Allemand, qui était caché dans un boyau de la tranchée lui a tiré un coup de fusil par derrière. La balle a traversé la tête et le pauvre capitaine est tombé raide mort »

Pour ce fait, le capitaine Guérin du Granlaunay obtint la citaion suivante, à l'ordre de la 10e Armée:
« D'une bravoure, d'un courage et d'une énergie remarquables. Tombé glorieusement en entraînant sa compagnie, sous un tir de barrage écrasant, à l'assaut des tranchées ennemies »
Signé: d'Urbal.

Le capitaine Guérin du Granlaunay repose de nos jours parmi ses hommes au sein de la nécropole de La Targette de Neuville Saint Vaast.

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Merci à Héric du Grandlaunay pour les informations concernant son grand-père
Merci à Alain Chaupin, mon photographe artésien
http://lorette.canalblog.com/

Sources: Livre d'or du collège Saint Joseph Poitiers

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14 février 2008

Marcel Gâne, un classe 1917 dans la tourmente.

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Marcel Gâne est né le 11 mai 1897 à Lavaleix-les-Mines (Creuse). Il est le fils de Jules-François et Marie Bonnaterre.

La classe 1917 est appellée le 7 janvier 1916. Marcel est incorporé le 10 janvier au sein du 90e RI et rejoint alors la caserne Bertrand de Châteauroux en tant que bleu de la classe 1917.
Après une période d'instruction, il est alors envoyé en ligne.
Il passera au 80e RI, le 4 juin 1918, pour ensuite terminé sa mobilisation au sein de la 20e Section de Secrétaires d'Etat-major qu'il rejoint en avril 1919.
Comme certaines jeunes classes, il repris du service en 1940. Le 19 février, il fut à la CHRD du dépôt 133 et mis en subsistance affecté au dépôt 133, détachement de Guéret.

Sources: Archives Privées Pierre Gâne
Merci à lui pour sa confiance

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09 février 2008

De la difficulté d'identifier des photos d'époque. (3)

Pierre Gâne a eu la gentillesse de répondre à ma sollicitation. La carte photo qu'il avait mis en ligne sur le site du Chtimiste est celle de son grand père Marcel Gâne qui fut au 90e RI.

La seule annotation visible est une date: 12.3.16
De toute évidence, Marcel Gâne avait fait une période d'instruction en mars 1916 au 90e RI.
Ce fait me fut confirmer ensuite lorsque Pierre m'appris que son grand père était de la classe 1917.
Or, cette classe a été appelée le 7 janvier 1916. Il est logique qu'elle se trouve encore à l'instruction environ deux mois plus tard.
Il y a donc de fortes chances que les deux photos représentent deux sections d'instruction du 90e RI, juste avant leur départ vers le front.

Histoire d'avoir un souvenir de leur passage à la caserne Bertrand.

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