28 janvier 2016

Fonds Valois BDIC - Le 68e RI à Loos à l'automne 1915

Il est des découvertes que j'aime partager.
L'avantage évennementiel du Centenaire 1914-1918 est de voir que nombreuses sont les institutions qui ouvrent leurs fonds au public. Une des plus remarquables est la mise à disposition du fonds Valois par la BDIC (Bibliothèque de Documentation Internationale Comtemporaine).
Qu'est ce que le fonds Valois? Il s'agit de la collection de photographies qui a été constituée à partir des clichés pris, lors du conflit, par les opérateurs par la Section photographique des Armées (SPA), - Pour accèder à la partie numérisée et en ligne, il est possible d'utiliser le module de recherche sur le site http://argonnaute.u-paris10.fr

Il est important de noter que les clichés sont libres de droit et de d'utilisation. Bien évidemment, en échange, il est demandé de simplement signaler la source du cliché (Fonds Valois - BDIC).
Les clichés sont disponibles en 300 dpi et en fichier JPEG, ce qui permet une certaine facilité d'utilisation.

Que trouver dans ce fonds? Je suis bien loin d'avoir exploré la totalité des clichés, mais l'usage de mots clés m'a cependant permis de trouver quelques pépites que je vous présenterais au fil de plusieurs publications. N'hésitez pas à user et abuser des mots clés.
Attention cependant, le référencement par mots clés est cependant restrictif. Je n'ai ainsi pas pu trouver le cliché à partir de "68e", mais bien à partir de "Loos" (Loos en Gohelle 62), et encore à condition de ne pas confondre avec Loos qui se trouve dans le département du Nord (59).

Tout d'abord, certainement mon cliché préféré:

2 soldats du 68e RI dans les tranchées du secteur de la Pépinière de Loos.

CapturePepinière1

URL sur l'Argonaute: http://argonnaute.u-paris10.fr/ark:/naan/9249b08629

Pourquoi choisir ce cliché?
Tout d'abord pour l'unité des soldats présents, car il s'agit effectivement de 2 soldats du 68e RI, le numéro d'unité est lisible sur les pattes de col de la capote bleu horizon du soldat au premier plan. De plus, je me peux m'empêcher d'être troublé par la gravité de ce regard fixant l'objectif.

CapturePepinière3

Avant d'entamer une petite étude du cliché, il est à noter que ce même cliché figure dans les collections de Imperial War Museum de Londres. Certes de moins bonne qualité, un autre exemplaire est visible à cette adresse http://www.iwm.org.uk/collections/item/object/205214993
La légende du cliché donne alors:

Object description
A French soldier at the listening post, twenty metres from the German line in the Nursery Sector of the "Entent Cordiale" trench, south-east of Loos, 22 December 1915.

Revenons au cliché de l'Argonnaute. Comme tous les clichés consultables sur ce site, il apparait des annotations en marge de la photographie:

Loos
22 novembre 1915
Secteur de la pépinière - Tranchée de l'entente cordiale - Poste d'écoute à 20 mètres des Allemands.

On notera la similitude en les 2 légendes que ce soit pour la BDIC ou l'IWM. Seule différe le mois de la prise de vue.

Rentrons dans le détail de ce cliché: Il s'agit très exactement de Loos en Gohelle, dans le département du Pas de Calais (62). Le secteur de la pépinière est le sous-secteur Sud du secteur de Loos dans lequel les unités de la 17e Division se relayèrent.

CaptureJMO68_19151122 CaptureJMO68_19151222
Sources: 22/11/1915 et 22/12/1915 dans le JMO du 68e RI - Mémoires des Hommes

La consultation du Journal de Marche du 68e RI, ne permet pas de trancher sur le mois de la visite du photographe. Tant à la date du 22 novembre 1915 qu'à la date du 22 décembre 1915, le 68e est en ligne dans le sous-secteur de la Pépinière.

Quel est ce secteur de la Pépinière?

AFGG_19151011_1
sources: AFGG -Mémoires des Hommes (situation au 11 octobre 1915)

Ce secteur est positionnable précisement grâce à la consultation du Journal de Marche de la compagnie 9/1 du 6e Génie (Compagnie divisionnaire du génie rattachée à la 17e Division), il est alors possible de mieux visualiser le secteur Sud dit de la Pépinière

SHDGR__GR_26_N_1288__002__0007__T_2
Sources Mémoires des Hommes - JMO 9/1 6e Génie

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Sources Mémoires des Hommes - JMO 9/1 6e Génie

 

La légende du cliché BDIC indique que nous sommes au sein d'un poste d'écoute, donc en avant de la tranchée de première ligne. Il s'agit, sur le plan ci-dessus, d'un des points nommés G1 à G7

Analysons maintenant le cliché:

Les 2 soldats sont équipés typiquement avec la tenue de l'hiver 1915-1916. La capote est de couleur Bleu-horizon et est un modèle 1914 et le casque Adrian est présent.
La capote modèle 1914 est caractérisée par la présence d'au moins une poche sur la poitrine et par une seule rangée de boutons. Il y eut plusieurs types en fonction des coupes et ajustements vestimentaires, ainsi, le 2e type vit la disparition de la poche droite de poitrine voir la disparition des 2 poches de poitrines.
Le point notable au niveau vestimentaire est la présence d'un couvre casque en drap. Celui-ci apparut effectivement  à l'automne 1915 pour finalement être retiré réglementairement fin 1916.
Le soldat situé à l'arrière plan, en plus des bandes molletières réglementaire porte des guètres de cuir, qu'il a gardé de son ancienne tenue datant d'avant l'apparition du bleu-horizon.

Ce soldat assis sur la banquette de tir, utilise un périscope de tranchée afin d'observer l'ennemi qui est situé à proximité (20 mètres d'après la légende de la photo).

On notera que plusieurs clichés ont été pris ce même jour dans les tranchées du secteur. On en trouve trace soit sur l'Argonaute, soit sur le site d' IWM.

 CaptureARGON_Pepiniere CaptureARGON_Pepiniere1
2 autres clichés BDIC pris à la Pépinière de Loos le 22 novembre 1915

 

 Une autre étude dans un secteur très proche, toujours en Artois, mais cette fois à la Cité des Cornailles: Hommage à Paul Moulins de Cluis

collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), - See more at: http://argonnaute.u-paris10.fr/En-savoir-plus/p15/Les-collections-numerisees-sur-la-Grande-Guerre-de-la-BDIC#sthash.qJREsSVq.dpuf
collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), - See more at: http://argonnaute.u-paris10.fr/En-savoir-plus/p15/Les-collections-numerisees-sur-la-Grande-Guerre-de-la-BDIC#sthash.qJREsSVq.dpuf
collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), - See more at: http://argonnaute.u-paris10.fr/En-savoir-plus/p15/Les-collections-numerisees-sur-la-Grande-Guerre-de-la-BDIC#sthash.qJREsSVq.dpuf
collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), - See more at: http://argonnaute.u-paris10.fr/En-savoir-plus/p15/Les-collections-numerisees-sur-la-Grande-Guerre-de-la-BDIC#sthash.qJREsSVq.dpuf
collection dite des Albums Valois a été constituée par la Section photographique des Armées (SPA), - See more at: http://argonnaute.u-paris10.fr/En-savoir-plus/p15/Les-collections-numerisees-sur-la-Grande-Guerre-de-la-BDIC#sthash.qJREsSVq.dpuf

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20 janvier 2016

90e RI Somme, 6 novembre 1916, une confusion qui aurait pu être fatale.

Concentré sur le nouveau blog concernant les soldats du département, je peine à trouver du temps pour répondre aux mails en attente et à alimenter ce blog ci. Histoire de ne pas vous abandonner, voici un petit rapport très intéressant trouvé au SHD par Alain Malinowski, historien et grand "fouilleur" d'archives. Voici donc le rapport en question tel qu'Alain le diffusa en 2005 sur le forum Pages1418 (Entre les lignes) - Le message d'origine d'Alain n'est plus accessible.

 

Aux armées le 10 novembre 1916
Rapport du chef d’escadron Breant commandant le 1er bataillon du 90e R.I. relatif à un incident survenu au cours de la nuit du 6 au 7 novembre 1916.
9e CA ; 17e division; 33e brigade; 90e R.I.
 
Au cours de la nuit du 6 au 7 novembre, la 2e compagnie se portait en avant du boqueteau (point 0505) dans la partie du terrain où la 17e D.I. se reliait avec la 18e.
Pendant le mouvement en avant, une demi-section commandée par le sergent-fourrier Aubron dépasse légèrement la ligne à atteindre et tomba sur une tranchée allemande occupée. Les Allemands se rendirent sans combattre et le sergent-fourrier Aubron les ramena, mais il obliqua à gauche et se présenta devant le front d’une section de la 1ère compagnie commandée par le sous-lieutenant Caillou.
Un sous-officier, le sergent Maerten, apercevant le groupe, et reconnaissant très nettement les uniformes des Allemands, ne sachant pas que ceux-ci étaient accompagnés, leur cria :”camarades” en leur faisant signe de lever les bras. Brusquement, les huit hommes qui étaient en tête firent demi-tour.
Le sergent et quelques hommes qui étaient près de lui voyant les boches s’enfuir, tirèrent dans leur direction, le sergent-fourrier Aubron cria alors :”Ne tirez pas, nous sommes des Français qui ramenons des Boches!” Le feu cessa, mais les Allemands avaient disparu à l’exception de cinq.
Il résulte des déclarations du sous-lieutenant Caillou qu’il n’y a eu aucun affolement, mais que le sergent Maerten et ses hommes étaient en première ligne, avaient réellement cru se trouver en présence d’une patrouille ou d’une reconnaissance ennemie égarée.
Cette erreur, au dire du sous-lieutenant Caillou dont le sang-froid s’est affirmé dans ces périodes de combat, est explicable, attendu que les Allemands formaient un groupe suffisant pour que les uniformes français fussent, pour ainsi dire, cachés par les uniformes allemands.
Le sergent Maerten, sous-officier grenadier, a donné maintes preuves d’énergie qui excluent l’idée d’affolement.
Signé : Breant
Vu et transmis :
Il y a là un incident de guerre regrettable mais qui ne me paraît mériter aucune sanction.
Le sergent Maerten, sous-officier grenadier du bataillon est connu pour son courage. Quant au sous-lieutenant Caillou nouvellement arrivé au régiment, il s’est fait remarquer par son sang-froid au cours de cette période.
P.C. le 11 novembre 1916
Le lieutenant-colonel Jumelle commandant le 90e RI.
De l’enquête exposée ci-dessus et dont les résultats sont conformes aux faits dont il m’a été rendu compte, il résulte, à mes yeux que dans des circonstances infiniment difficiles, des gradés du 90e R.I. se sont employés avec audace et énergie. Une erreur regrettable s’est produite, on ne peut le nier, mais on ne saurait accuser d’affolement aucun gradé responsable. Chacun a cherché à s’employer au-delà de son devoir et a dignement porté le poids des responsabilités qui lui incombe.
L’honneur au régiment n’y a rien perdu, au contraire.
Signé : le général Lasson commandant la 33e brigade, PC le 11 novembre 1916.

 

Le JMO du régiment signale que "Huit prisonniers du 105e RI ont été faits dans la nuit", mais il arrête là la mention des faits, il omet de signaler que 3 s'échappèrent dans la confusion. Pour découvrir les faits de la journée et une superbe carte du secteur (page suivante) , on pourra lire le JMO sur le site Mémoires des Hommes

Capture
Sources carte JMO 90eRI - Service Historique de la Défense - Mémoires des Hommes

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13 décembre 2015

Les soldats de l'Indre 1914-1918

Depuis plusieurs jours, j'ai entrepris de créer un nouveau blog complémentaire de celui-ci afin de présenter la liste des soldats indriens définie dans le message "Combien de soldats de l’Indre sont morts pendant le conflit 1914/1918?"

Bien évidemment cela se fera dans la durée jusqu'en 1918, voir au delà, car le nombre impose de faire cela fiche par fiche. Je vous propose donc de découvrir le nouveau blog consacré aux Soldats de l'Indre, au fil des jours qui passent, il y a 100 ans.

http://indre1418soldats.canalblog.com/

Capture

Pour l'instant, seuls les soldats de 1914 et 1915 sont saisis (lettre D en cours). Patience.

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25 novembre 2015

Issoudun, cantons Sud et Nord - Hommage aux Poilus tombés au champ d'Honneur (1914)

Il est des parutions locales dont je me plais à relayer la parution:
L'année dernière, nous avions eu l'imposant "Monuments de l'arrondissement du Blanc" qui avait été édité par "Les amis du Blanc". Cette année, Les "Amis du vieil Issoudun" nous gâtent avec ce qui s'annonce comme le premier tome d'une série à venir:

"Hommage aux Poilus tombés au champ d'Honneur en 1914"
Cantons Issoudun Nord et Issoudun Sud

Vierzon 006

Il s'agit d'un hommage rendu aux soldats des cantons Issoudun Nord et Issoudun Sud tombés en cette année de début du conflit. L'ouvrage commence par une très intéressante liste des unités concernées, ensuite nous retrouvons un lexique illustré autour des thèmes de cette année 1914 (Artillerie, Mitrailleurs, Hopital, Aérostier, Blessés ... )Au fil des pages, il est possible de découvrir le témoignage de Paul Marteau qui combattit au sein du 95e Régiment d'Infanterie. Ayant reçu l'ouvrage ce matin, je n'ai pas eu le temps que de le parcourir brièvement. Il ne s'agit pas d'un "journal de tranchées", mais d'un texte écrit après le conflit, en tout cas intéressant à lire et prometteur.

La liste des soldats tombés en 1914 est donné au fil des pages, mais aussi par unités, ce qui sera intéressant pour les recoupements avec mes bases personnelles des soldats indriens.

Tout en le feuilletant, j'ai le plaisir de voir que le blog Indre1418 a servi d'inspiration pour la rédaction de ce livre, même s'il n'est pas "sourcé" en fin d'ouvrage.

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11 novembre 2015

Combien de soldats de l’Indre sont morts pendant le conflit 1914/1918?

Je profite du 11 novembre pour reprendre et réactualiser un article précédemment diffusé. Celui-ci a été enrichi par le résultat tant attendu des dépouillements et de la saisie de plusieurs fonds d’archives qui m’ont servis pour établir ces quelques statistiques.

91391398

Combien de soldats de l’Indre sont morts pendant le conflit 1914/1918? Pour répondre à une telle question, on pourrait se contenter des chiffres avancés par la presse de l’époque.

Journal
Journal du Département de l’Indre – 7 novembre 1932 – collection AD36 R909_3

Cependant, lors des différentes recherches entreprises, il n’a pas été possible de retrouver une source officielle indiquant le nombre de décès, mais surtout indiquant la procédure de calcul et les sources d’un tel chiffre.
Tout d’abord, avant de commencer un éventuel comptage, il est nécessaire de définir qu’est ce qu’un « Indrien » ?

  • S’agit-il d’un natif ?
    Mais s’il est resté juste un mois après sa naissance, est il encore du département?
  • S’agit-il d’un résidant ?
    Mais alors combien de temps faut-il résider pour être comptabilisé?
  • A-t-il eu son acte de décès transcrit dans le département ?
    Certains soldats morts dans des hôpitaux du département eurent leur acte de décès transcrit sur le lieu même, ainsi le tirailleur LAMA Bamba dont la transcription eut lieu à Argenton.
  • Doit-on considérer le moment du recrutement militaire comme position de référence ? Mais dans le cas de ces lieux de recrutement Châteauroux / Le Blanc, ce dernier lieu englobe aussi bien des cantons de l’Indre que des cantons d’Indre et Loire et de la Vienne.

A vrai dire, je ne sais clairement le définir, et la solution de facilité consiste à se limiter aux sources rapidement accessibles et ainsi de se contenter des natifs du département issus de la base de Mémoires des Hommes.

J’ai cependant voulu aller un peu plus loin en m’appuyant sur les listes existantes, certes imparfaites, mais donnant déjà un bon angle de vue. Ceci permet de trouver d’autres cas de soldats.

Reprenons maintenant, les différents fonds répertoriés et connus :

Les monuments aux morts (MAM) :

Il s’agit là de la source la plus visible, puisque présente tous les jours dans toutes les communes de France.
Je me suis appuyé sur les données issues du site Mémorial Gen Web. Le département de l’Indre est entièrement relevé. Cela permet d’obtenir une liste de 11.775 noms sur les 248 communes du département. Ce comptage a des limites en l’absence d’écrits concernant l’élaboration des listes. Ce chiffre est aussi à prendre avec précaution, car c’est notamment celui-ci qui permettait de calibrer la subvention versée par l’Etat aux communes conformément à l’article 81 de la loi du 31 juillet 1920. Certaines communes semblèrent « abusées » de ce fait, car de nombreux noms gravés sont finalement restés sans réponse au regard du recoupement avec les autres sources
On ne peut que constater des incohérences (noms sur plusieurs monuments, noms inconnus, certaines familles refusèrent l’inscription de leur enfant sur le monument communal). Le chiffre issu des monuments a vraisemblablement inspiré le journaliste de 1932.

Le Livre d’or départemental (LO) :

Le texte de loi régissant ce Livre d’Or, étant plus strict dans son application (uniquement natif ou résident) que celui régissant la gravure des noms sur les monuments aux morts. Il est donc potentiellement une meilleure source que celui régissant le monument où le Maire était plus libre pour l’inscription (Certains non-Morts pour la France furent inscrits, mais dans la commune d’à côté).
La mise en ligne (partielle*) des Livres d'Or par le site des Archives Nationales permet de cibler 9.643 noms.

* Certaines communes ne sont pas complètes sur le site des Archives Nationales (Aigurande, Ambrault, Anjouin, Ardentes, Argenton, Arthon, Azay, Bagneux, Le Blanc, Les Bordes, Bouesse, Bouges, Buxeuil, Buzançais, Chabris et Chaillac), le chiffre annoncé est donc un chiffre bas.

Les fiches Mémoires des Hommes (MDH) :

Sur le site ministériel, les critères de recherche sont multiples, mais le seul champ actuellement et valablement renseigné est celui du département de naissance.
Les fiches accessibles sont celles des soldats « Morts pour la France » (MPF), mais aussi celles provenant du  deuxième fichier dit des « Non mort pour la France » (NMPF).
Il faut cependant se méfier du laïus « NMPF » des dites fiches qui a été rajouté car ce 2ème fichier contient aussi des MPLF (Pour rappel, l’acte de décès est la seule pièce administrative ayant valeur juridique concernant la mention « Mort pour la France »).
Nous obtenons donc 10.944 cas différents (A la date du jour, de nombreuses fiches du site sont en doubles et une opération de nettoyage est d’ailleurs prévue par l’administration du site, le décompte présenté tient compte de ces doublons).

Les fiches matricules (FM) :

Même si nous sommes déjà en 2015 et que le Centenaire 1914-1918 a commencé depuis plus d’un an, celles-ci sont toujours inaccessibles via le net. De plus, la base étant le recrutement militaire (Châteauroux et Le Blanc), les fiches sont réparties sur plusieurs départements en ce qui concerne le recrutement du Blanc, il est actuellement impossible d’établir une étude fiable, car cela nécessiterait de compulser un très grand nombre de fiches matricules, une à une.

Sélection_012

Si on considère le département de l'Indre, ce sont 60.024 (Châteauroux) et 42.563 (Le Blanc 36), soit 102.587 fiches matricules qu'il faut analyser.
La répartition géographique des bureaux de recrutement Chateauroux et le Blanc:

Capture10_BureauxRecrutement

Le diplôme de Mort pour la France :

Aux Archives départementales de l’Indre, en série R892, deux cahiers comptabilisent les remises de diplômes qui furent transmis aux communes pour être remis aux familles de soldats « Mort pour la France ». Cette liste s’arrête en 1924. Le compte est alors de 9.449 diplômes remis. Une fois compilées en tenant compte des doublons et des envois dans les autres départements suite à mauvaise orientation, nous obtenons 9.341 noms.
Il s’agit donc là du chiffre bas de notre estimation, certaines fiches n'ont qu'un lien ténu avec le département. On visualise, par exemple, des cas concernant des familles de réfugiés des territoires occupés qui reçurent les diplômes sur le lieu de leur hébergement, donc dans le département.

Les listes de retour des corps :

Dans les années 1920, il fut donné la possibilité aux familles de rapatrier au « Pays » le corps des défunts. Du fait que les frais engendrés étaient remboursés par l’Etat, la Préfecture de l’Indre tenait à jour une comptabilité de ces retours, cela permet de compléter les listes existantes. ces listes sont conservées aux Archives départementales de l'Indre sous la forme de 2 cahiers.
Au final, seuls 1.707 retours eurent lieu (du moins furent enregistrés). A la suite de quelques visites dans les cimetières départementaux, il apparait que d’autres eurent bien lieu (avant/après ?), mais ne furent pas enregistrés dans le cadre de cette opération administrative.

______________________________________

De telles incertitudes ne permettent pas actuellement d’annoncer un chiffre précis. L’étude que j’avais entrepris depuis plusieurs années et que je vous présente ci-dessous est le fruit d’un recoupement entre ces 5 sources (Mémoires des Hommes, Mémorial-Gen-Web, Livre d’Or, Remise de diplômes de MPF et Retour des corps).
Cela consiste donc en un subtil recoupement entre toutes ces données, tout en définissant un cadre strict (Par exemple, une homonymie ne suffit pas pour rassembler 2 cas). Le travail étant terminé depuis quelques jours seulement, nous arrivons à quelques 13.908 cas différents, induisant, à coup sur que le nombre est inférieur.

Je vous livre donc ci-dessous ma liste (qui restera toujours en évolution) des 13.908 cas relevés. Les points d'entrées sont multiples et vous pouvez utiliser les filtres que propose Excel.

La nouvelle phase d’évolution de ce fichier est donc de compléter avec les lieux de sépultures (travail en cours) et avec la recherche des actes de décès, car il est bon de rappeler que du point de vue de la loi française, seule la mention MPF sur l’acte de décès est preuve de l’obtention de cette mention.

Comme il ne m'appartient pas de définir qui est un Indrien (natif? résident? ...), tous les cas repris dans le lien présenté ci-dessous concernent le département de l'Indre plus ou moins directement.
Par exemple vous trouverez les noms de soldats du Nord de la France, dont les familles hébergées dans l'Indre pendant le conflit reçurent le diplôme de MPF sur leur lieu d'hébergement (donc dans l'Indre), je ne pouvais décemment les ignorer et ainsi les retirer de la base que j’essaye de constituer, ce d’autant que pour certains, ils figurent alors sur un MAM de l’Indre mais aussi dans leur département d’origine.
La saisie s'effectue au fil de l'eau et de temps disponibles.

Le monument virtuel des soldats indriens morts en 14/18

Essayons maintenant d’effectuer une rapide analyse dans la mesure de ce qui est possible grâce à ces données collectées :

Les « Natifs de l’Indre » :
Volontairement, je prend comme référence la liste des natifs que l’on obtient à partir des différentes sources et ce malgré tout, en faisant fi des avertissements précédemment signalés.

10.944 cas différents de natifs de l’Indre sont en base dont 10.591 figurent dans le fichier principal de Mémoires des Hommes et 339 figurent dans le fichier secondaire dit des « NMPF ». On notera cependant que 14 soldats ne figurent dans aucun fichier sur Mémoires des Hommes (0,13%).

Si nous connaissons la date de naissance, nous ne connaissons la date de transcription de l’acte de décès que pour 9800 et seuls 7869 ont vu leur acte de décès transcrit dans le département de l’Indre.

Toujours concernant les 10.944 « natifs de l’Indre », 90% soit 9.871 sont inscrits sur 1 monument aux morts (MAM) dont 8.851 sur un MAM implantés dans le département. On notera d’ailleurs que 676 sont inscrits sur au moins 2 monuments et parmi eux 11 sont présents sur 3 monuments différents.

A partir de la liste des Natifs de l’Indre, observons le lieu de leur décès :

Capture_DepartDeces

Sans grande surprise, il est à noter que les secteurs de combats les plus représentés sont : La Meuse, la Marne et la Belgique qui constituent le trio de tête.
A noter cependant que derrière la présence de la Meuse cache une réalité bien souvent oubliée. En effet, 35% des pertes en Meuse sont liées aux combats des années 1914 et 1915 et donc ne sont pas liées à la bataille de Verdun qui ne se déclencha qu’en février 1916. Ce sont les victimes des secteurs de Marbotte, Lachalade.

 

De cette liste de pertes, il est possible d’observer leur chronologie :

RepartitionAnnuellesNatifs

CaptureChronologie

Les principales pertes concernent la période 1914, en effet, la retraite, la bataille de la Marne tout d’abord puis le début de l’hiver 1914 furent des périodes où les pertes furent nombreuses, tant pour les hommes mobilisés au sein du 9e corps qui combattirent dans la Marne puis dans le secteur d’Ypres que pour ceux du 8e corps qui combattirent en Woëvre et en Meurthe et Moselle.

Les pics suivants correspondent principalement aux engagements liés aux grandes batailles (Champagne 1915, Verdun 1916, Somme 1916, Aisne 1917, …).

Si dans le cadre de cette étude, nous étudions les soldats natifs de l’Indre et morts lors du conflit, par l’intermédiaire de la fiche MDH, il est possible de connaitre le bureau de recrutement. Cette donnée permet de connaitre la position géographique d’un soldat à l’âge de 20 ans.
Ceci est pertinent pour connaitre l’attache d’un soldat au moment du conflit, mais est à relativiser en fonction de l’âge du soldat. Plus le soldat est ancien, plus l’époque du recrutement s’éloigne et plus il a de chances d’avoir changé de résidence entre la conscription et la mobilisation de 1914.

CaptureRecrutement

88% des natifs de l’Indre étaient encore dans le département lors de leur conscription (63% Châteauroux et 25% Le Blanc). Les migrations s’effectuent naturellement vers les départements limitrophes (Cher, Creuse, Loir et Cher, Indre et Loire, Loir et Cher), mais surtout sur la grosse métropole que représente la région parisienne (Bureaux de la Seine, de Versailles).

Maintenant regardons les lieux de transcription, qui sont donc les lieux de rattachement des soldats au moment de leur décès.

Nota : Les fiches MDH ont une particularité. Nombreuses sont celles où figure la mention DC dans la zone de transcription (Cas 1), dans certaines il s’agit d’envoi mais la mention DC n’est pas indiquée (cas 2), les dates indiquées sont celles de l’envoi de la transcription à la mairie concernée et non la date de la transcription elle-même (Cas 3 et 4).

CaptureFicheDC_1 CaptureFicheDC_2

CaptureFicheSansDC_1 CaptureFicheSansDC_2

 

Sur les 10.944 natifs de l’Indre, 8.626 ont une transcription de l’acte de décès qui eue lieu dans le département et 2.107 eurent leur acte de décès transcris dans d’autres départements. Seuls pour 281 cas, le lieu de transcription est non renseigné.

Capture_Transcription

Sans grande surprise, Paris notamment et la région parisienne figurent en bonne place dans les destinations de résidence suite à des choix de migrations, une volonté de quitter le pays pour tenter sa chance. Les départements limitrophes (18, 23, 37, 41, 86) sont légitimement des départements que l’on trouve dans le haut de ce classement.

A toute cette statistique, je rajoute le travail (incomplet) que j'avais effectué en 2012 en recoupant les nombres de noms sur les monuments aux morts du département et les effectifs de population des communes du département recensés en 1911 (dernier recensement avec le conflit)

CaptureMGW

 

Logo_Bleuet_de_France


Le 11 novembre, je pense à nos anciens
Aidez le Souvenir Français pour l'entretien des sépultures

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01 novembre 2015

Velles, Maron, Rivarennes (36) - Hommage à nos Poilus (Réactualisé 01/11/2015)

Tous les ans, la période allant des congés de Toussaint au 11 novembre est une période propice à la Mémoire.

Après Velles et Maron, je rajoute l'affiche concernant l'exposition de Rivarennes.

CaptureJCh1

Je profite de ce message pour signaler une autre expo dans le département, à laquelle je vous convie:Capture

CaptureVelles

Je n'ai pu être présent pour l'inauguration de l'exposition de Velles, mais je suis passé quelques jours plus tôt. Une bien belle expo avec de pièces très intéressantes. J'y ai découvert des points qui étaient, pour moi, restés dans l'ombre. Notamment concernant la présence de soldats russes affectés dans le secteur après les mutineries de La Courtine (Je comprends mieux la présence de la plaque de ceinturon que j'avais trouvé dans un vieux tas de ferailles à Malicornay, il y quelques années. J'ai aussi particulièrement apprécié le travail des enfants de Velles qui ont été mis à contribution, mais là, c'est mon regard professionnel :-)

Grande

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08 octobre 2015

Histoire et généalogie - Exposition à Lucay le Male

La Société de Généalogie du bas-Berry organise sa réunion annuelle autour de laquelle une exposition est organisée. Cette année, l'exposition se tiendra à Lucay de Male et outre la généalogie, les poilus de Lucay seront à l'honneur.

Entrée libre et gratuite les dimanche 11 et lundi 12 octobre à la Salle des Fêtes.

 

CaptureJC

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25 septembre 2015

25 septembre 1915, "In Memoriam" Ludovic Buchenet.

En ce 25 septembre 2015, je ne peux m'empêcher de quitter les soldats du département de l'Indre dont j'ai déjà traité plusieurs fois le triste anniversaire et de m'intéresser à l'arrière grand-père de mon amie Mireille.

J'ai donc une pensée pour Ludovic Buchenet, un marsouin de Brest qui termina sa vie à Souain en ce 25 septembre 1915, lors des offensives de Champagne, au sein du 52e RIC en tant que Sergent-Major.

Né le 14 décembre 1878 à Brest de feu Ludovic Catherine et de Jeanne Coloigner, lors du recensement, il déclare la profession d'employé.
Dans le cadre de son service militaire, il est affecté au sein du 2e régiment d'artillerie de Marine, le 5 octobre 1898, et est alors 2e Canonnier servant. Il passe brigadier en 1899  et  participe aux campagnes de Madagascar et du Soudan. Il sera d'ailleurs médiallé de ces 2 expéditions. Il est libéré du service actif en 1903.
En 1905, il décide de s'engager mais cette fois au 6e Régiment d'Infanterie Coloniale, repartant alors au bas de l'échelon militaire. Il passe 1ère classe en 1904, caporal en 1905, caporal-fourrier en 1906. En décembre 1906, il est affecté au 2e Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Il renouvelle alors son engagement.

En 1909, il passe au 6e Colonial. En parallèle, le 11 décembre 1909 à Brest, il épouse Anne Godec.

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Anne Godec et le sergent Ludovic Buchenet


Il devient sergent-fourrier en 1910 puis sergent en 1911. Cette même année 1911, il passe au 1er régiment de tirailleurs malgaches puis au Bataillon Sénégalais en 1912.

1911 est aussi l'année de naissance de sa fille Lucienne, à Brest. Sa femme est donc restée en métropole.

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Anne Buchenet née Godec et Lucienne


En 1913, de retour en Métropole, il se voit être affecté au 2e Colonial. Du fait de la fin de son engagement, il est libéré le 11 avril 1914.

Devenu civil, le 3 aout 1914, il est mobilisé au 2e Colonial et est nommé Sergent-fourrier le 17 aout 1914. Le 2 mai 1915 obtient le grade de Sergent-Major. Le 4 mai 1915, il passe au 2e Bataillon mixte de marche (aussi nommé 2e Régiment mixte Colonial). Dans la foulée, ce bataillon devient le 52e Régiment d'Infanterie Coloniale. Il suit alors le parcours de ce régiment.
Le 25 septembre 1915, au sein donc du 52e RIC, il tombe dans le secteur de Souain (Marne).

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Ludovic Buchenet
(Cliché pris en 1915- Tenue bleu horizon)

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Le 52e RIC faisait partie de la 10e Division d'nfanterie Coloniale qui menait le combat sur l'attaque de l'ouset de la Butte de Souain et l'Est de la ferme de Navarrin, le coeur de l'offensive. La 10e DIC, le 25 septembre 1915, enleva la 1ère ligne ennemie.
Le corps de Ludovic ne fut jamais retrouvé et repose donc toujours en Champagne. Peut-être repose-t-il à la Nécropole de Souain - La Crouée. Plus de 30700 corps français reposent dans cette nécropole. 9000 corps ont pu être identifiés et sont inhumés en sépultures individuelles. Les quelques 21000 autres soldats sont regroupés au sein de 8 ossuaires.

Souain La Crouee

 

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13 septembre 2015

1 femme, 21 Morts pour la France ou les liens familiaux entre les poilus de Nuret le Ferron (36)

Il s'agit là d'un article un peu spécial. Il n'a pas été écrit par l'auteur habituel, mais par un autre "14-18 phile" du département. Je veux parler de Didier Bléron, un passionné qui effectue un remarquable travail de Mémoire au sein de sa commune ( "Les oubliés de Nuret le Ferron" )

Ce dernier m'a récemment proposé de me transmettre un article qu'il avait rédigé pour le bulletin municipal de sa commune. Rien que pour l'intention, je le remercie. Mais je le remercie encore plus pour la qualité de la recherche effectuée et pour l'originalité de sa recherche:

Etablir un lien entre les différents soldats inscrits sur le monument aux morts communal.

Je ne reprends ici que la première partie de son article qui nous dévoile des aspects intéressants sur les relations sociales et familiales d'une communauté villageoise, au sein d'une petite commune rurale de l'ouest du département de l'Indre.

Je lui laisse donc le crayon:

 

Voici une étude, non exhaustive, sur les liens familiaux entre les morts pour la France de la première guerre mondiale, de Nuret-le-Ferron et des environs.

L’idée m’en est venue lors d’une conversation avec Monsieur Pierre REMÉRAND, lors de la cérémonie du 11 novembre 2014, devant l’exposition des biographies des poilus de la commune ferronnaise morts pendant le conflit.

Prenons l’exemple de Louise MOMOT, comme suggéré par Monsieur REMÉRAND. Cette jeune femme, mariée à la veille de ses 21 ans, huit mois avant la déclaration de la guerre, a perdu en 14-18 son époux, le frère de celui-ci, trois des beaux-frères du frère de son mari, dont des jumeaux, trois de ses frères, le mari d’une de ses sœurs, le mari et le beau-frère de deux des sœurs de son époux, un de ses cousins et le cousin de celui-ci, ainsi qu’un cousin de son époux. De plus elle se remarie en 1921 avec le frère de deux autres jeunes inscrits sur le monument aux morts de Nuret-le-Ferron. En élargissant les liens de parentés des uns et des autres, nous arrivons au nombre de vingt et un morts pour la France dans l’entourage de Louise.

DidierBleron_MariageMOMOT_1
Pierre MÉRIOT [01] et Louise MOMOT lors de leur mariage

Voyons tout cela dans le détail, avec l’aide visuelle de l’arbre généalogique ci-dessous.

DidierBleron_ArbreGeneaMOMOT_1

Les liens familiaux à partir de Louise MOMOT:

(Chaque mort pour la France est rattaché à un numéro, du style [01], afin de mieux se repérer dans cette énumération et dans l’arbre généalogique ci-dessus et dans le texte ci-dessous.)

Louise MOMOT, née le 18 décembre 1892 à Nuret-le-Ferron, épouse le 2 décembre 1913 Pierre MÉRIOT [01], tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 à Wailly (62).

Celui-ci  est  le  frère  de  Louis  MÉRIOT  [02], disparu au combat le 6 novembre 1914 à Zonnebeke (Belgique) et époux de Léontine Valentine GAUTRON, sœur de Louis Aurélien GAUTRON [14], de Jean Baptiste GAUTRON [12] et de Louis Gaston GAUTRON [13], tous les trois morts pour la France et cités plus loin. Pierre MÉRIOT [01] a également pour sœurs Marie Louise MÉRIOT, qui a épousé Louis Aurélien GAUTRON [14], et Joséphine MÉRIOT, épouse d’Eugène Octave BRUNET, lui-même frère de François BRUNET [03], tué à l’ennemi le 27 avril 1918 à Renningelst (89).

Louise MOMOT épouse en secondes noces le 9 avril 1921, Louis BERTHOMMIER, frère de Georges BERTHOMMIER [04], décédé de ses blessures de guerre le 1er mai 1916 à Ville-sur-Coussances (55), et de Rémi BERTHOMMIER [05], tué à l’ennemi le 12 août 1916 à Cléry-sur-Somme (80).

Elle a aussi trois frères qui font partie de cette triste liste :

Georges MOMOT [06], décédé en captivité de ses blessures de guerre le 24 avril 1915 à Gardelegen (Allemagne) et marié à Louise MOREAU, la sœur de Joséphine MOREAU épouse de Louis Gaston GAUTRON [13] ;

Adrien MOMOT [07], décédé le 2 décembre 1916 à son domicile de Nuret-le-Ferron des suites d’une maladie contractée au service ;

Céleste MOMOT [08], décédé de ses blessures de guerre le 26 février 1916 à Bras-sur-Meuse (55).

Louise MOMOT a également été touchée du côté de sa sœur, Marthe MOMOT, qui est l’épouse d’Olivier PERRIN [09], décédé le 24 avril 1915 à Thouars (79) des suites d’une maladie contractée au service.

Par sa mère, Joséphine CELESTE, elle est la cousine de Louis PINÇON [10], décédé de ses blessures de guerre le 9 septembre 1914 à Linthelles (51), lui-même petit-cousin d’Alexandre PINÇON [11], tué à l’ennemi le 17 décembre 1914 à Potyze (Belgique).

Revenons à la fratrie GAUTRON, qui était composée de :

Jean Baptiste GAUTRON [12], tué à l’ennemi le 5 avril 1918 à Rouvrel (80) ;

Louis Gaston GAUTRON [13], jumeau du précédent, décédé de ses blessures de guerre le 29 octobre 1914 sur le navire-hôpital La Bretagne, entre Dunkerque(59) et Cherbourg (50), époux de Joséphine MOREAU, la sœur de Louise Moreau, épouse de Georges MOMOT [06] ;

Louis Aurélien GAUTRON [14], disparu au combat le 6 novembre 1914 à Zillebeke (Belgique), marié avec Marie Louise MÉRIOT, sœur de Pierre MÉRIOT [01] et de Louis MÉRIOT [02] ;

Léontine GAUTRON, épouse de LOUIS MÉRIOT [02].

Pierre MÉRIOT [01] est, par son père, le cousin de Léon GIRAULT [15], tué à l’ennemi le 8 novembre 1916 à Ablaincourt-Pressoir (80), lui-même frère de Jean Baptiste GIRAULT, époux de Léonie COTINIÈRE, sœur de Marie COTINIÈRE qui a épousé Philippe NUHANT [16], décédé de ses blessures de guerre le 29 octobre 1915 à Amiens (80). Philippe NUHANT [16] a pour frère Fernand NUHANT [17], décédé le 15 mai 1917 à Dinan (22) des suites d’une maladie contractée au service, mari de Joséphine MARGOUX, la sœur de Désiré MARGOUX [18], décédé en captivité le 5 décembre 1918 à Vorbeck (Allemagne) des suites d’une maladie contractée au service. Marie et Léonie COTINIÈRE sont les cousines de Louis COTINIÈRE [19], décédé de ses blessures de guerre le 9 septembre 1914 à Montereau (77).

DidierBleron_Girault_1DidierBleron_Margoux_1
Léon GIRAULT [15]   -   Désiré MARGOUX [18]

Alexandre PINÇON [13] est le frère d’Henriette PINÇON qui a épousé Alexandre LABEL, frère d’Alphonse LABEL [20], tué à l’ennemi le 22 août 1914 à Signeulx (Belgique). Ce dernier est le cousin de Jules LABELLE [21], décédé le 5 août 1917 à son domicile de Nuret-le-Ferron des suites d’une maladie contractée au service.

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Drapeau des conscrits de la classe 1911 sur lequel sont inscrits Jules LABELLE [21] et Alexandre PINÇON [11]


Index des soldats Morts pour la France:

[01] Pierre Alexandre MERIOT, né le 15 septembre 1888 à Nuret-le-Ferron, mort à 27 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[02] Louis MERIOT, né le 13 novembre 1885 à Nuret-le-Ferron, mort à 28 ans (268eRI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[03] François BRUNET, né le 8 décembre 1893 à Thenay, mort à 24 ans (156e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[04] Georges BERTHOMMIER, né le 6 mars 1889 à Nuret-le-Ferron, mort à 27 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[05] Rémi BERTHOMMIER, né le 26 juin 1892 à Nuret-le-Ferron, mort à 24 ans (170e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[06] Georges MOMOT, né le 14 décembre 1886 à Nuret-le-Ferron, mort à 28 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[07] Adrien MOMOT, né le 21 août 1990 à Nuret-le-Ferron, mort à 26 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[08] Céleste MOMOT, né le 26 janvier 1894 à Nuret-le-Ferron, mort à 22 ans (10e RG) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[09] Olivier PERRIN, né le 8 octobre 1889 à Oulches, mort à 25 ans (9e SIM) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[10] Louis PINÇON, né le 6 juin 1893 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (90e RI) et inscrit sur le monument de Thenay.

[11] Alexandre PINÇON, né le 28 septembre 1891 à Nuret-le-Ferron, mort à 23 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[12] Jean-Baptiste GAUTRON, né le 5 octobre 1884 à Luzeret, mort à 33 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Neuillay-les-Bois.

[13] Louis Gaston GAUTRON, né le 5 octobre 1884 à Luzeret, mort à 30 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[14] Louis Aurélien GAUTRON, né le 1er décembre 1885 à Luzeret, mort à 28 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[15] Léon Alexandre GIRAULT, né le 19 juin 1895 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (1er RZ) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[16] Philippe NUHANT, né le 6 avril 1880 à Ciron, mort à 35 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Thenay.

[17] Fernand NUHANT, né le 27 décembre 1883 à Ciron, mort à 33 ans (2e RA Colo) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[18] Désiré MARGOUX [18], né le 2 mars 1890 à Chasseneuil, mort à 28 ans (66e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[19] Louis COTINIÈRE [19], né le 7 février 1890 à Chitray, mort à 24 ans (44e BCP) et inscrit sur le monument de Rivarennes.

[20] Alphonse LABEL [20], né le 24 décembre 1892 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (113e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[21] Jules LABELLE [21], né le 5 novembre 1891 à Nuret-le-Ferron, mort à 25 ans (32e RI) et inscrit sur le monument du Nuret-le-Ferron.

 

Dans l'index ci-dessus, les numéros d'unités ont été rajoutés par l'auteur principal du blog, car il nous a semblé significatif de signaler que sur 21 noms, 12 ont un lien avec les unités du département et surtout que 10 d'entre eux étaient affectés soit au 68e ou au 268e RI, les régiments du Blanc, la sous-préfecture et ville de garnison située à moins de 35 kilomètres. Pour rappel, la commune de Nuret dépend de l'arrondissement du Blanc.

Un très grand merci à Didier Bléron pour sa disponibilité et la confiance qu'il me fait.

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08 septembre 2015

Lettres U et V

 Logo1418

 

Lettre U

68e RI

 URBAIN Prosper

 

Lettre V

 68e RI

VACHER Albert - VACHER Joseph - VAILLANT Georges - VALADE Alphonse - VALENTIN Theophile - VALLAT Emile - VALLEE Anatole - VALLET Rene - VANBESIEN Eugene - VANDERCRUYSSEN Edmond - VANDERQUAND Rene - VANOVERBERGHE Alphonse - VANTREPOTTE Leon - VAREILLE Marcel - VARENNE Andre - VARENNE Frederic - VARIN Auguste - VAROQUIER Juste - VASLIN Georges - VASSEUR Julien - VAUGELAS (de) Vincent - VAUVY Louis - VAVASSEUR Charles - VAY Alexandre - VAZEREAU Auguste - VEAU Leon - VEAUVY Jean - VEAUVY Louis - VEDRINE Edouard - VELLUE Leon - VELLUET Louis - VENAULT Eugene - VENDE Alfred - VENDIER Leonce - VENENCIE Elie - VEPIERRE Achille - VERBOIS Jean - VERGEZ Thomas - VERGNAUD Georges - VERGNAUD Henri - VERGNAULT Jacques - VERGNE Albert - VERGONZEANNE Jean - VERHOYE Ernest - VERMOREL Jean - VERNA Abel - VERNEUILLE Octave - VERON Joseph - VERRECHIA Pietro - VERRIER Constant - VERRIER Georges - VERRIER Jules - VERRIER Louis - VERRY Georges - VEYRIRAS Francois - VIALE Germain - VIAU Armand - VIAU Ernest - VIAU Paul - VIAUD Francois - VIAUD Marius - VIAUD Valentin - VIAULT Antoine - VIAULT Firmin - VIAULT Louis - VIAULT Roger - VICARIO Virginie - VIDAL Arthur - VIDAL Louis - VIEILLARD Jean - VIGEANT Auguste - VIGET Edouard - VIGIER Charles - VIGIER Henri - VIGLIONE Laurent - VIGNA Constant - VIGNALE Henri - VIGNAUD Henri - VIGNAUD Louis - VIGNER Francois - VILCOT Felicien - VILET Leon - VILLAIN Raoul - VILLAUME Pierre - VILLECHABROLLE (de) Raymond - VILLECHANOUX Abel - VILLEDIEU Victor - VILLEFOURCEIX Pierre - VILLENEUVE Jean - VILLERET Joseph - VINATIER Octave - VINCENT Antonin - VINCENT Edouard - VINCENT Louis - VIOLET Marcel - VIOLLEAU Fernand - VIOT Clement - VIOT Jean - VIOT Maurice - VIOUX Louis - VIOVIS Jean - VIROLEAU Arthur - VIROLEAU Camille - VIRON Rene - VITAL Charles - VIVIER Clement - VIVIER Etienne - VIVION Eugene - VOET Alfred - VOLLEAU Maurice - VOIRY Arsene - VOISIN Henri - VUS Joannes

 

90e RI

VACHER Alcide - VACHET Louis - VADCARD Jules - VADECARD Celestin - VADOT Gustave - VAILLANT Albert - VAILLANT Henri - VAILLANT Julien - VAILLANT Louis - VAILLAUD Emile - VALADEAU Henri - VALADON Leon - VALATRON Octave - VALET Maurice - VALIERE Francois - VALIN Eugene - VALLEE Albert - VALLEE Francois - VALOIS Fernand - VALTON Georges - VANNIER Louis - VAREILLE Antoine - VAS Louis - VASSEUR Paul - VATEL Gustave - VATEL Marcel - VAUBRY Louis - VAUDRON Robert - VAUGELAS (de) Vincent - VAUZELLE Jean - VAY Henri - VEDIS Eugene - VEILLON Armand - VEILLON Francois - VENAULT Paul - VENEVIER Armand - VERBOIS Celestin - VERDEYME Leon - VERDUN Philippe - VERETOUT Paul - VERGER Leonard - VERGNAUD Baptiste - VERGNAUD Jean - VERGNAUD Louis - VERGNAUD Paul - VERGNE Georges - VERGNE Louis - VERNA Maurice - VERNAUDON Martin - VERON Joseph - VERON Louis - VERRIER Louis - VERRY Emile - VERSAVAUD Jean - VERVANT Marcel - VETAUX Germain - VEZINAT Frederic - VIAL Etienne - VIDAL Abel - VIDAL Charles - VIDAL Louis - VIEMONT Maurice - VIGIER Albert - VIGNANE Andre - VIGNAUD Francois - VIGNAULT Eugene - VIGNEAULT Pierre - VIGNERON Pierre - VIGNEROUX Francois - VILATTE Jules - VILLADIER Henri - VILLAIN Alfred - VILLAIN Emile - VILLAIN Georges - VILLARS Michel - VILLAUDIERE Gustave - VILLEBASSE Theophile - VILLECHABROLLE (de) Raymond - VILLECHALANE Jean - VILLEMONAIS Jean - VILLEMONT Eugene - VILLEMONT Fernand - VILLEMONT Maxime - VILLEMONTEIX Leonard - VILLENEUVE Alphonse - VILLENEUVE Celestin - VILLENEUVE Sylvain - VILLERET Denis - VILLERET Joseph - VILLERET Marcel - VILLESANGE Jean - VILLOING Charles - VIMONT Leon - VINATIER Rene - VINCENT Aimable - VINCENT Desire - VINCENT Henri - VINCENT Jean - VINCENT Joseph - VIOLET Gabriel - VIOLLEAU Ferdinand - VIOLLETTE Emilien - VION Eleonor - VIOT Alphonse - VIOT Joseph - VIOU Louis - VIOVY Eugene - VIRARD Ernest - VIREVIALLE Henri - VIVET Julien - VIVIER Floribert - VOIRET Antoine - VOISARD Gabriel - VOISIN Alfred - VOISIN Camille - VOISIN Georges - VOISIN Georges - VOISIN Henri - VOUILLE Louis - VOYER Henri - VRIGNAUD Pierre - VRIGNON Eugene - VRILLAC Eugene

 

268e RI

VAESREN Marcel - VAL Bernard - VALETTE Louis - VALLEE Fernand - VALLET Ernest - VALLET Fernand - VANY Henri - VASH Emile - VAUGELADE Emile - VENIN Baptiste - VERGET Constant - VERGNAUD Jean - VERGNAUD Jean - VERGNOLLE Henri - VERNA Victor - VERVIN Jules - VIAUX Rene - VIDAULT Frederic - VIGNAULT Albert - VIGNAULT Alphonse - VIGNAULT Emile - VIGNER François - VIGNERON Baptiste - VIGNIER Elie - VIGNIER Joseph - VIGUER Elie - VILLEGER Antoine - VILLENEUVE Eugene - VILLERET Louis - VILLERET Pierre - VILLIERS Eugene - VINCENT Louis - VINCENT Louis - VIOT Samuel - VIROLLEAU Alfred - VITEAU Honore - VIVIANT Alphonse - VIXXE Jean - VOISIN Felix - VOISIN Joseph - VOUDON Joseph - VOYER Eugene

 

290e RI

VALEIX Maxime - VALET Antheme - VALLET Francois - VALLOIS Antonin - VANDIER Clement - VAREILLE Jean - VASLET Armand - VAUBRY Louis - VEILLAT Jules - VEILLON Georges - VERDIER Charles - VERDIER Clovis - VERGNE Maurice - VERNET Louis - VERRET Gabriel - VETEAULT Gaston - VIAUD Denis - VIAUD Henri - VIDARD Louis - VIGNAIS Georges - VIGNAUD Georges - VILAIN Lucien - VILARMET Remon - VILLEMONAIS Andre - VILLEMONT Rene - VILLENEUVE Henri - VILLENEUVE Louis - VILLENEUVE Paul - VILLENEUVE Pierre - VILLERET Jean - VILLESANGE Jean - VILOTTE Louis - VINCENT Eugene - VINCENT Eugene - VINCENT Pierre - VINCON Eugene - VOILLOT Pierre

 

65e RIT

 VALANTIN Paul - VIROULAUD Elie

 

66e RIT

VAILLANT Albert - VALONNE Marc - VAN DYK Charles - VANIER Gaston - VARVOU Jean - VASSEUX Leon - VAUGIN Ernest - VAUGIS Georges - VERNA Desire - VERRIAC Jean - VERRON Alberic - VILLERET de la MOTTE Endrien

 

Retrouvez l'alphabet du Monument aux Morts des régiments de l'Indre en cliquant ICI