13 décembre 2016

Un graffiteur berrichon en Artois

Un ami artésien, Thierry Cornet, me signale la présence d'un graffiti qui ne pouvait que m'interresser.

 

Capture

 

Sur le mur d'une grange de Tilloy les Hermaville (2km de Aubigny en Artois), un soldat du 268e avait laissé une superbe trace de son passage.

 

RI268_RagotJoseph

 

 

Une déduction logique nous amène à penser que le prénom de Ragot doit être Joseph, le H après le J.

Mais qu'était devenu Joseph Ragot, qui occupait son temps de repos à graver la pierre tendre de la région?

La consultation du JMO du 268e avec ses listes de pertes, ne nous amène aucune réponse. Aucune trace de Joseph Ragot.
Après consultation de Mémoires des Hommes, le seul Joseph Ragot disparu est soldat au 290e RI, mais pas au 268e RI. Les deux régiments formant la même brigade, un mouvement est largement possible entre ses deux unités.
Une consultation des registres matricules de Chateauroux allait peut-être nous donner une indication.

La fiche de Joseph RAGOT de Crevant (36) sur le site des AD36 (page 110)

Et si le tailleur de pierre qu'était Joseph Ragot de Crevant était le Joseph Ragot qui avait laissé une trace de son passage sur la grange de Tilloy?
Joseph RAGOT du 290e RI est décédé le 1er novembre 1914, à peine arrivé en Belgique, non loin de Ypres, à Wallemolen. Il y a donc peu de chances qu'il s'agisse de lui.
Peut-être que notre graffiteur a survécu au conflit?

Beaucoup de points restent donc sans réponses. D'autres recherches complémentaires seront à entreprendre afin d'éclaircir notamment la présence d'éléments du 268e RI en 1914, à l'ouest d'Arras, du côté de Tilloy les Hermaville. Rien dans le JMO ne laisse présager d'une telle présence.
Un mystère, ...

Merci à Thierry Cornet pour sa précieuse aide

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03 décembre 2016

L'eau d'och mare (Le cidre de la Somme est goutu)

Aujourd'hui est un peu particulier, il y a 102 ans disparaissait Lucien, mon arrière grand oncle, à qui j'ai dédié ce blog.

Il y a 100 ans aujourd'hui, le 290e RI, dans la Somme, découvrait le repos après un dur séjour dans le secteur de Sailly-Saillisel. Le colonel Eggenspieler, quand à lui, découvre les plaisirs du cidre avec "l'eau d'och mare".

"Le 4 décembre le régiment est transporté en camions-autos à Lignières-Châtelain et à Coullière, à la limite Sud du département de la Somme. A ma rentrée de permission je trouve le régiment installé dans ces deux localités. Les cantonnements sont bons. Les hommes s'y refont rapidement, d'autant mieux que les permissions jouent à plein".

LignieresChatelain_Place
Lignières Chatelain (Somme) La Poste et la Halle

"Personnellement j'étais logé chez des personnes fort aimables qui m'ont fait le meilleur accueil. En causant, le maître de la maison m'a confié qu'il avait constaté de grandes différences dans les manières de se comporter des officiers qu'il avait eu à loger. Ainsi, peu avant moi, il a eu à héberger un grand chef de chasseurs à pied dont il a été particulièrement mécontent.
En visitant un cantonnement, j'ai eu l'occasion de recueillir quelques précisions sur la manière de faire le cidre dans le pays. Je me trouvais dans la cour d'une grande ferme. Au centre de la cour se trouvait une mare énorme. Le Lieutenant Maître qui se tenait près de moi me posa une colle. Il me demanda avec quelle eau je croyais qu'on faisait le cidre.
Sur mon geste, qui voulait dire que je n'en savais rien, il me dit que c'était avec celle que j'avais devant moi, « l'eau d'och mare ». Comme je ne voulus rien en croire et d'autant moins qu'à ce moment le bétail se promenaient dans la mare, on fit appel au témoignage du fermier. Celui-ci confirma purement et simplement les dires de Maître. Le fermier ajouta même que le cidre fait avec « l'eau d'och mare» était bien plus moelleux que celui fait avec l'eau de fontaine la plus pure. Pour me convaincre il m'en offrit un verre. Je dois reconnaître qu'il était très clair et très bon".

Il est à noter qu'avant le conflit, le colonel Eggenspieler était de garnison à Cherbourg, il faut certainement y voir là, la source de son intérêt pour cette boisson et le pourquoi il nous livre cette anecdote.

Sur le sujet des boissons on lira avec intérêt l'article de Stéphane Le Bras intitulé "Été 1916. Le cidre est-il soluble dans le pinard ?" sur le site "En Envor" (Cliquez sur le lien).
Cet article est d'ailleurs agrémenté de jolis clichés sur la fabrication du cidre, au front, provenant du fonds Valois de la BDIC

Sources texte: Colonel Eggenspieler - Un régiment de réserve du Berry, le 290e RI

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11 novembre 2016

11 novembre 1918, liesse dans les rues d'Argenton et joie mesurée sur le front.

 

Argenton_Quesnel_19181111_NB

 

En ce 11 novembre, le photographe argentonnais Quesnel a juste à sortir de son magasin (à gauche) et à poser son appareil au milieu de la rue de la Gare. Les drapeaux ornent les balcons et fenêtres. La population manifeste sa joie à l'annonce de ce moment tant attendu. On notera que seuls, 2 hommes figurent au premier plan.

Voici ce que Raymond Rollinat inscrit dans son journal:

Capture2
Sources Carnets Rollinat Cercle Histoire Argenton

"Chacun en s'éveillant pense que la journée
qui commence marquera dans l'histoire
et verra peut-être la fin de l'effroyable guerre
Quel soulagement, si l'on apprend que l'Armistice est signé ..."

Pour découvrir la suite de cette journée, je conseille la lecture des carnets de Raymond Rollinat sur le site du cercle d'histoire d'Argenton



Pendant ce temps, au front, voici le témoignage du capitaine Laurentin qui se trouvait alors au 219e RI suite à la dissolution du 268e en juin 1918:

Le bataillon retourne à l’arrière, à Guignicourt, nous voici arrivés dans le village tout endormi. Un cycliste passe et affirme : « L’armistice est signé. »
Dieu, si c’était vrai !
7 h. 30. - « Armistice, armistice ! » Tout le monde le dit ; on se félicite, on s’interroge : « Qui te l’a dit. Un cycliste. – Un lieutenant de la lourde. – Un téléphoniste. » Le soldat n’en demande pas plus. Voici une troupe du 93 qui revient, boueuse et lasse, des premières lignes : « C’est fini, leur crie-t-on, c’est signé ! » Les figures s’illuminent de sourires épanouis : « Oh mon vieux ! »
C’est tout. Rien des bruyantes manifestations d’enthousiasme qui saluèrent la déclaration de guerre. Ils ne jettent point leurs armes pendantes. Ils ne quittent pas le rang ; seulement ils relèvent la tête, des têtes joyeuses de braves gens, incapables de désordres et d’excès, même au milieu de la victoire.
Ah ! Ma chère France !

Maurice Larentin, "Carnets d’un fantassin de 1914", Editions Arthaud, 1965, p. 237

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07 novembre 2016

A Fred, mon alter ego de la Vienne

Aujourd'hui est un jour malheureux pour moi. J'apprend une triste nouvelle, la disparition de Fred Coussay. Certains le connaissent, d'autres ne connaissent que le fruit de son travail, peut-être ignoriez vous son existence, mais croyez moi, mon blog ne pourrait exister sans la communauté historienne dont Fred faisait pleinement partie.

Capture

Jamais, je n'aurais cru un jour devoir faire un tel message.

J'ai une pensée fraternelle pour Fred, qui est décédé ces jours derniers.
Repose en paix.

Indre1418 et moi même sommes en deuil, nous avons perdu notre alter ego.

 

Pensées affectueuses pour Stéphanie et les enfants.

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04 novembre 2016

Mieux vaut tard que jamais: Désiré BLANCHET de Buzançais

 Un message reçu ce jour de la part de Luc Mabille de Buzançais me faisant part du rajout sur le monument de cette ville du nom d'un oublié:

CaptureBlanchetDésiré

Le 11 novembre prochain, à 11h, le nom de Désiré Pierre Blanchet sera lu
avec ceux de ses compagnons d'infortune.

BlanchetDesirePierre

Un nouveau nom de poilu a été gravé sur le MAM de Buzançais, à la demande de ses descendants et avec l'assentiment de l'ONACR :
Celui de Désiré Pierre Blanchet qui naquit à Buzançais le 29 juin 1884. Il portait le matricule 234 de la classe 1904. Il fut mobilisé au 90ème RI le 4 août 1914 et se retrouva en pleine bataille d'Ypres où il fut blessé le 28 octobre 1914, recevant 60 à 65 éclats d'obus (fesses, cuisses, bras,...), près du ruisseau de Stroombecke, entre Poelcapelle et Passendale.

Ypres2_19141026_1

 

Il continuera à servir jusqu'à la fin de la guerre et ne sera démobilisé que le 8 mars 1919. De retour de blessures, il passe au 122e d'Infanterie le 27 décembre 1915 où il reste en ligne jusqu'au 16 avril 1916, puis il passe "à l'intérieur" et fut affecté au 6ème Escadron du Train des Equipages en août 1917.

Il décèdera le 20/08/1929 des suites de ses blessures et fut déclaré MPLF par le Tribunal Civil de Châteauroux, le 06 mars 1933. Ses 2 enfants Marie Charlotte et René furent "adoptés par la Nation" à cette même occasion.
Son plus jeune frère, Ernest Jean Baptiste (né le 24 juin 1887) fut tué à Verdun, le 03/05/1916 et son cadet, Charles Alexandre (né le 28 octobre 1885) mobilisé au 90ème RI et très probablement intoxiqué par les gaz, mourut lui, le 20 novembre 1939.

La généalogie de Désiré BLANCHET est consultable sur Généanet: Arbre de Lorian BLANCHET

Sa fiche matricule est visible sur le site des Archives Départementales 36 à la page 609 et 610


On notera que la fiche matricule ne fut jamais mise à jour suite au jugement de 1933 et qu'aucune fiche Mémoires des Hommes ne fut créée. Le fichier "historique" se limitant au plus tard à la date du 24 octobre 1919 (Date officielle de cessation des hostilités)

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26 octobre 2016

Des idées de sorties pour l'automne 2016 (Episode 4)

Décidement la période 1er novembre - 11 novembre est devenue la période du Souvenir.

A noter une très intéressante initiative de la part de la municipalité de Buzançais, en collaboration avec les Editions de La Bouinotte.

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Le programme de ces journées:

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Je note avec grand intérêt les interventions du 12 novembre avec notamment celle de Daniel Bernard sur la correspondance d'une famille paysanne, celle de Lucien Lacour, le spécialiste des Monuments aux Morts du Département et celle de Bruno Mascle sur l'affaire du soldat Abel Garçault, fusillé à l'age de 20 ans.

Sources: http://www.buzancais.fr/actualite/culture-loisirs/centenaire-de-la-grande-guerre.html

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21 octobre 2016

Des idées de sorties pour l'automne 2016 (Episode 3)

Deux expos comme je les aime sont annoncées dans le secteur de Saint Gaultier. Ce sont typiquement des expos où les habitants aiment à participer en apportant des souvenirs familiaux, bien souvent très intéressants.

CaptureChitray CaptureMigne

Inaugurations les Samedi 29 octobre à (14h30) à Chitray
et le Vendredi 11 novembre après la cérémonie au Monument aux Morts à Migné.

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19 octobre 2016

Des idées de sorties pour l'automne 2016 (Episode 2)

Une exposition à signaler à Issoudun:

Centre de la Mémoire de la médiathèque, du 21 octobre 2016 au 14 janvier 2017

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Cette exposition du Centre de la mémoire met à l’honneur les écrits, publiés ou non, de soldats qui ont vécu et survécu à l’horreur de cette guerre d’usure.
Ils témoignent de la vie quotidienne dans les tranchées ou sur le front, des combats en première ligne, de leur survie, de celle de leurs camarades. Leurs témoignages sont sincères, proches de la vérité, ils sont durs, violents, émouvants. Les narrateurs choisis pour cette exposition sont des anonymes, d’autres sont des intellectuels ou hommes de lettres connus, d’autres encore deviendront des écrivains pendant ou après le conflit. Beaucoup partageront les idées socialistes et s’opposeront à tous les nationalismes. Profondément marqués par cette guerre, ils seront nombreux à choisir la voie du pacifisme et de la paix.

Cette exposition est l’occasion de valoriser les fonds privés déposés lors de la Grande Collecte en 2013 et 2014 et de les confronter aux archives conservées au Centre de la Mémoire comme le fonds Léon Werth.

Exposition au Centre de la Mémoire de la médiathèque, du 21 octobre 2016 au 14 janvier 2017

A l'occasion de cette exposition, une lecture de correspondances en musique " Éclats de vie d'un poilu d'Issoudun dans l'enfer des batailles de la Somme et de Verdun " aura lieu le samedi 22 octobre à 15h à l'auditorium de la médiathèque.

Sources:
Texte issu de la Présentation de l'exposition sur le site de la Ville d'Issoudun
Article sur la Nouvelle République 36: Grande-Guerre-la-force-des-temoignages-ecrits

 

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10 octobre 2016

Des idées de sorties pour l'automne 2016

Tous les ans, à cette période oscillant entre Toussaint et 11 novembre, il est proposé des spectacles, des conférences dont la thématique se rapproche de celle du blog.
Voici donc 3 annonces que @36sorties m'a aimablement signalé sur mon compte twitter @Indre1418

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Cliquez sur les affiches pour les voir à taille réelle et ainsi découvrir le détail.

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27 septembre 2016

La 17e Cie du 290e RI, l'encadrement au repos à Ypres [Réactualisation 27 Sept. 2016]

Dernièrement, Didier Boureaud m'a fait parvenir un cliché qui m'a bigrement intéressé, car il m'a permis de mettre des visages sur des noms connus pour qui s'intéresse au 290e RI. Qu'il soit par avance remercié pour la mise à disposition de son cliché.

290eRI_Ypres19150325_Recto 290eRI_Ypres19150325_Verso

La datation du cliché est relativement aisée, puisque la date est inscrite au verso du cliché : 25 mars 1915.
le lieu est bien connu par les combattants des unités du régiment. Il s'agit d'Ypres en Belgique. les régiments indriens y restèrent de la fin octobre 1914 au mois d'avril 1915.
Deux types d’annotations sont aussi inscrites. Au centre, de la même encre que la date et le lieu, nous trouvons la liste des 6 personnes présentes sur le cliché. En haut, nous retrouvons cette même liste mais avec des orthographes ou des annotations légèrement différentes. L’auteur des annotations est le même dans les 2 séries, la calligraphie est identique.
Vraisemblablement, les écritures du centre furent les premières reportées et celles du haut correspondent à une annotation ultérieure, ceci du fait de leur disposition sur le carton.
L’ordre de gauche à droite est différent de celui du cliché, il est en position miroir du cliché. Ceci est visible par la position du capitaine dans la liste des noms qui est alors 4e en partant de la gauche alors que sur le cliché , il figure en 3ème position.

Ces éléments permettent d’identifier les personnages comme suit :

Groupe1

Lorsque l’on étudie les uniformes de cette période précise qu’est l’hiver 1914-1915, il ne faut jamais oublier que l’armée française était alors dans l’improvisation logistique concernant les équipements fournit aux hommes. Avec le temps, l’uniforme se standardisa vers la tenue complètement équipée de Bleu-horizon.
5 soldats portent une capote Bleu Horizon modèle 1914 de 3ème type qui fut instaurée en décembre 1914. Le capitaine porte une tunique modèle 1893 (Couleur noire), il a pris soin d’enlever la capote qu’il porte habituellement lors des séjours en 1ère ligne.
5 képis sont visibles nous avons là 4 képis de modèle non définissables et couverts de couvres képis de teintes variées mais en adéquation avec la date. Le capitaine porte un képi traditionnel d’officier.
Dans le cas des 2 hommes de gauche, on notera la présence de rouleaux d’épaules en drap des anciennes tenues (Gris de fer bleuté – Bleu foncé).

Intéressons-nous aux numéros d’unités présents sur le cliché :

NumeroUnité

Les numéros visibles sur les tenues ne présentent pas d'anomalies flagrantes. Les liens entre le 90e RI et le 290e RI sont très proches, à la fois par le lieu de garnison identique, mais aussi par le fait qu'ils combattent ensemble au sein du 9ème corps d'Armée et les mouvements entre les 2 unités étaient courants.
Pour les 5 en bleu horizon, il est fait usage des numéros issus des anciennes tenues. A noter cependant l’originalité de celui de gauche qui se signale par l’usage du numéro 90 et par la présence d’un seul écusson porté sur la poitrine. En effet, le 2 novembre 1914, la suppression des pattes de collet est décidée, ainsi que leur remplacement par un écusson porté sur le côté gauche de la poitrine. Cette étonnante décision ne sera suivie que dans des cas extraordinairement peu fréquents. Cette disposition prit fin avec les dispositions du 9 décembre 1914 (Pattes Jonquilles).
On notera cependant que cette dernière disposition n’étaient toujours pas en vigueur en mars 1915 dans le cas nous intéressant.

Le capitaine porte le numéro 133 sur sa tunique et un képi avec le numéro 90. Nous verrons un peu plus loin, lors de la présentation de ce capitaine, le pourquoi du 133.

Si nous observons les bas de tenues, il est à noter l’usage des bandes molletières (plus ou moins bien enroulées), le deuxième en partant de la gauche à garder ses jambières en vigueur lors de la mobilisation (modèle 1913), par-dessus ses molletières de couleur Bleu-Horizon. Il porte la culotte de velours à grosse cotes qui équipa les soldats durant cette période intermédiaire entre la tenue de la mobilisation et celle standardisée du Bleu-horizon.

BasdeJambes

Nous sommes en présence de gradés, très certainement issus de la même compagnie. Nous avons donc 1 capitaine, 1 adjudant et 3 sergents. Pour le dernier présent sur le cliché, le grade n’est pas visible.

Grades1

Quelle est donc l’unité de ce groupe ?

Au vu des recoupements possibles à partir des données visibles et des données individuelles présentées ci-après, nous sommes vraisemblablement en présence des gradés (1 offcier et 5 sous-officiers) du 290e RI qui se firent prendre en photo, en ce 25 mars 1915, à Ypres.
Pour comprendre le contexte de ce cliché, prenons le Journal de Marche du 290e RI (J’ai volontairement enlevé les listes de pertes afin de ne pas alourdir le document)

21 mars 1915 : Nuit calme. Dans la journée de nombreux avions survolent le secteur, notre artillerie canonne vigoureusement les batteries allemandes qui ripostent faiblement. Contre ordre donné dans la journée à la relève de la 18e D.I. par la 17e D.I. L’état-major et les 22e et 24e Cies quittent Ypres à 20 heures pour aller relever au Polygone de Zonnebecke. La relève est terminée à minuit sans incident ; le Lieutenant-colonel EGGENSPIELER prend le commandement du secteur qui est tenu de droite à gauche par les 21e, 23e et 24e Cies en première ligne avec la 22e Cie en soutien et les 18e et 19e Cies en réserve. Une des deux Cies de réserve (La 18e) est désignée comme soutien du régiment placé à droite du secteur en exécution d’une note du service du Général Cdt la 18e D.I. du 19 mars.
Les 17e et 20e Cies viennent cantonner à Ypres sous les ordres du Commandant RENARD
.

22 mars 1915 : Après nuit calme, dans la matinée les batteries allemandes installées aux environs du château de Polderhoek canonnent les tranchées du bois du Polygone et le bois du Polygone et dans l’après-midi la batterie de Becelaere bombarde les deux tranchées de droite. Vers 13h30 quatre obus tombant sur le dépôt de matériel le font sauter.
Cantonnement à Ypres des 17e et 20e Cies.

23 mars 1915 : Nuit calme, fusillade peu nourrie ; bombardement de 10h15 à 11h00 des tranchées de première ligne principalement de la tranchée de droite s’éboule en deux points. A 15h00 et 15h45 nouveaux bombardements sur cette tranchée qui prennent fin après l’intervention de notre artillerie.
Même cantonnement pour les 17e et 20e Cies.

24 mars 1915 : Nuit calme ; canonnade vers 11h00 sur la tranchée de droite arrêtée après intervention de notre artillerie et vers 12h00 sur le bois du Polygone, le poste de commandement et le front du secteur. A la suite de ce bombardement deux hommes sont ensevelis sous les décombres d’une brèche faite dans une tranchée. Un tir d’infanterie est dirigé par la Cie de gauche sur un point où paraissait se tenir un observateur. Dis bombes Aasen sont lancées dont six avec succès. Réparation de la tranchée, assainissement des boyaux, pose de gabions, de fascines, de claies, et de sacs de terre ; pendant la nuit pose de chevaux de frise, de réseaux brun et de fil de fer barbelé.
Même cantonnement pour les 17e et 20e Cies

25 mars 1915 : Nuit et journée calmes, canonnade et fusillade presque nulles. Continuation des réparations de la tranchée du centre et des parapets de la tranchée de droite, pose des défenses accessoires. Dans la nuit, les compagnies de première ligne sont relevées par les 22e, 19e et 18e Cies qui tiennent le front dans cet ordre de droite à gauche ; les Cies relevées viennent s’installer la 24e en soutien et les deux autres en réserve.
Même cantonnement pour les 17e et 20e Cies

Le 290e RI est bien dans le secteur d’Ypres et les 17e et 20e Cies sont bien en cantonnement à Ypres. Alors quelle est la compagnie qui nous est présentée ici. Il s'agit de la 17e, cela correspond à l'ordre de bataille du 15 janvier 1915:
5ème Bataillon:
Chef de Bataillon: RENARD
17eme Compagnie:
Lieutenant Cdt la Cie:  MOREAU
S/Lieutenant:  JAILLET

Quelle pourrait être la localisation du cliché ?

Si on observe l'arrière plan du cliché, on constate effectivement que l'architecture des ruines présentes est typique de l'architecture gothique présente à Ypres. Peut-être s'agit-il d'ailleurs des ruines de la célèbre halle aux draps ou de la cathédrale Saint Martin de la cité flamande? Difficile cependant d'en dire plus.

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La halle aux draps et la cathédrale Saint-Martin d'Ypres en 1917 (Sources Wikipédia)


 

Réactualisation du 7 septembre 2016:

Il est des moments que j'apprécie, surtout lorsque les internautes visitant le blog apportent leur pierre à l'édifice (si j'ose dire).
Après la participation spontanée de Didier Boureaud pour me proposer le cliché source de ce message, Sébastien Ducongé vient de me contacter en cette rentrée pour nous permettre la localisation du cliché. Son aieul, soldat au 268e RI, ayant été fait prisonnier dans le secteur d'Ypres le 4 novembre 1914, celui-ci s'intéressa au message que vous lisez.
De par quelques recherches et connnaissances, il entrepris d'identifier et de localiser le lieu de prise de vue du cliché.

Ayant trouvé une carte postale des ruines de la cathédrale Saint Martin d'Ypres, il localisa l'environnement du cliché. Plutôt qu'une lognue explication de ma part, je vous livre le document qu'il a pris le temps de rédiger.

 

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Merci donc à Sébastien pour son aide et ayons à l'occasion une pensée pour Pierre "Clément" FOMPROIX qui prisonnier n'en revint qu'en 1919 et invalide, pour finalement décédé en 1926 des suites de ce conflit.

 


 

Quelle peut être l'origine de ce cliché ?

Didier Boureaud a retrouvé ce cliché dans les archives familiales. Hormis ce cliché, il a aussi retrouvé les livrets militaires de 3 aieux qui ont connus la période du conflit. Parmi ces livrets, un a particulièrement retenu notre attention car il contient des éléments en lien avec les données trouvées ci-dessus.
Il s'agit du livret de Constant Jules ALLEGRET.
En effet, en fouillant dans celui-ci, Didier me transmis le message suivant: "Je suis en mesure de vous confirmer que mon arrière-grand-père ALLEGRET Constant prénommé couramment  Jules était bien présent au 290 RI 17e Compagnie, comme l’atteste le certificat de vaccination du poste de secours du 290 RI en date de  février 1916."

CaptureLivretConstant1 Preuve présence ALLEGRET Constant Jules au 290eme regiment et 17e compagnie1(1)

Vraisemblablement, Jules avait donc gardé aussi un cliché souvenir de ses gradés de la 17e Cie.

Quels sont les personnages présents?

Après les avoir nommés, intéressons-nous maintenant aux parcours des 6 hommes présents sur le cliché par le biais des données accessibles. On notera que l'absence de prénoms, juste des noms rend plus difficile certaines recherches. Nous nous limiterons alors aux traces laissées dans la documentation historique actuellement disponible.

Volontairement, je présente les personnages suivant leur grade sur le cliché et non suivant leurs grades ultérieurement obtenus.

  • Le Capitaine MOREAU

Moreau

Le grade de capitaine est visible sur la tunique ainsi que sur le képi (3 bandes horizontales dorées). La tunique est toujours numérotée de son régiment d’origine (133e RI)

- Dans le JMO du 290e RI, à la date du 15 décembre 1914, l’arrivée du lieutenant MOREAU en provenance du 133e RI
Arrivée des lieutenants MOREAU et TOURNIER du 133e qui sont affectés aux 17e et 22e Cies.

- Le JMO du 17 janvier 1915 le donne à la tête de la 17e Cie du 290e RI:
Cantonnement à Vlamertinghe
Ordre de bataille
Colonel (Commandant le Régiment): EGGENSPIELER
5ème Bataillon:
Chef de Bataillon: RENARD
17eme Compagnie:
Lieutenant Cdt la Cie: MOREAU
S/Lieutenant: JAILLET

- Il est promu au grade de capitaine le 7 mars 1915:
Par décret de ce jour, le Capitaine MARSILY est promu à titre définitif et le Lieutenant MOREAU est promu Capitaine.

- Il est évacué pour maladie le 10 septembre 1915 :
Le Commandant De La BASTIDE et le Capitaine MOREAU sont évacués pour maladie.

 

 

 

 

  • Le Sergent BOUCHARD François Jules Marie

Bouchard

Le sergent Bouchard est connu au sein du régiment, car il était aussi le vicaire de Vatan. Ecclésiastique, il fut mobilisé au sein du 290e RI. Il était caporal en décembre 1914:

Citation à l'Ordre de la 17e Division.
BOUCHARD François-Jules-Marie, Caporal au 290e R.I. Le 29 novembre, aux tranchées de première ligne, a continué de panser des blessés en voyant deux de ses voisins tués à ses côtés. Le 3 décembre, a transporté en plein jour sur son dos un blessé de la première à la deuxième ligne de tranchées, par­courant plus de 300 mètres sous une fusillade intense, et montrant en cette circonstance une abnégation, un sang-froid et une indifférence au danger dignes des plus grands éloges.
Au Q.G., le 19 décembre 1914.
Signé : GUIGNABAUDET.

En avril 1915, le colonel Eggenspieler, chef de corps du 290e RI notait:
Nuncq. - Le 2 avril 1915, la 18e D.I. à laquelle nous étions toujours rattachés, s'est mise en- route pour se transporter dans la région à l'Ouest de Saint-Omer. Le 3, le régiment se trouvait à Esquelbec où il est resté encore pendant les deux journées suivantes. Le jour de Pâques se trouvait juste être un de ces jours. Aussi le régiment a-t-il organisé une messe solennelle, avec musique et chant, comme certainement les habitants n'en avaient jamais vue. Des formations sanitaires qui se trouvaient à demeure dans la localité, nous avaient prêté le concours de leurs artistes. Le Sergent Bouchard, grand et beau soldat, en temps de paix, vicaire à Vatan, officiait. Il était superbe dans sa chasuble sur laquelle il avait épinglé sa décoration russe de Saint-Georges. Un brancardier du régiment, ancien Prix de Rome, tenait les orgues. Il a fallu prendre quelques précautions avec cet artiste qui avait un fort penchant pour les spiritueux. Pour éviter tout accident, il a fallu lui adjoindre toute la matinée un Sergent, avec consigne formelle de l'empêcher de toucher à quelque narcotique que ce fut. La précaution était bonne. Notre artiste s'est acquitté magistralement de sa mission musicale. L'église était comble, aussi bien de militaires que de civils. Le Général Lefèvre présidait en personne la cérémonie.

 

Sergent sur le cliché en mars 1915,  il fut ensuite nommé Adjudant et sur le JMO du régiment, le 8 juin 1915, il est de nouveau promu au grade de Sous-lieutenant:
Mêmes cantonnements. Exercices.
Par décision de M. le Général en chef de ce jour les Adjudants BOUCHARD, ROYER, SIMON, HUBERT CAILLOU, BEAUCHET, CLECH et TEINTURIER sont promus Sous-lieutenants et affectés le premier à la C.H.R. comme porte-drapeau, le 2e à la 17e Cie, le 3e à la 18e, le 4e à la 19e, le 5e à la 20e, le 6e à la 22e, le 7e à la 23e et le 8e à la 24e Cie.

Courant 1915, le colonel Eggenspieler notait:
Le Sous-Lieutenant Bouchard, tout en continuant ses fonctions non officielles d’aumônier, prit celles de porte-drapeau. Il avait ainsi les loisirs nécessaires pour continuer à circuler dans les tranchées, pour exhorter et secourir les hommes dans les moments critiques. Je l'emmenais souvent avec moi dans mes visites au secteur. Quand il traînaillait derrière moi dans les tranchées. je savais ce qu'il faisait. Il échangeait un mot avec les soldats, leur distribuait du tabac et des cigarettes. Il était très aimé de tout le monde.

Il mourrut lors des combats de la Cote 304, à l'ouest de Verdun lors de la journée du 5 mai 1916. le colonel Eggenspieler notait alors:
A la nuit tombante je vis le sous-lieutenant Bouchard rentrer au P.C. en proie à une surexcitation extrême. C'était un brave s'il en fût. Mais à force de lutter contre les effets des obus il avait les nerfs ébranlés lui aussi. Personne ne peut résister à la longue à l'ébranlement causé par les explosions successives. En voyant l'état de Bouchard, je lui défendis expressément de sortir encore. Je lui dis qu'il avait largement fait son devoir. Tout son corps était comme secoué par une forte fièvre. Je me disais en moi-même qu'il n'allait pas m'écouter. Son devoir le poussait dehors malgré lui. Ayant demandé quelques minutes après s'il était là, on m'a répondu qu'il était reparti. Cette fois nous ne devions plus le revoir.

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Sources: Mémoires des Hommes

En 2004, un ouvrage publié sous l’égide de l’association « Romain Guignard » de Vatan, publia des lettres de l’abbé Bouchard, voici la notice alors publiée :

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  • Le sergent PEYROT DESGACHONS Louis Henri Maurice

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Sources Mémoires des Hommes                                                                   

Il figure dans les pertes régimentaires du 7 mai 1916:

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Sources Mémoires des Hommes

 

  • Le Sergent BOURGUIGNON

Bourguignon

Le grade de sergent est identifiable par le galon doré positionné en oblique sur la manche.
Sur le verso de la carte, il est indiqué que le Sergent Bourguignon est originaire des Deux-Sèvres et qu’il occupa la fonction de caporal-fourrier. Dans les annotations, il est d’abord déclaré (partie à l’encre) comme originaire de Châteauroux et son patronyme apparait sous l’orthographe de Bourgognon.

Dans le JMO du 290e RI, on trouve mention d'un sergent Bourguignon qui est blessé

12 janvier 1917 :
Fusillade presque nulle, par contre l’artillerie a manifesté une grande activité.
La 17e a reçu des obus de moyen et gros calibres pendant presque toute la journée. Vers 10 heures, une dizaine de 150 sont tombés dans le secteur de la 21e. Vers 15 heures, des obus de 210 sont tombés dans les mêmes parages occasionnant des dégâts matériels qui, ajoutés aux nombreux éboulements provoqués par les pluies, rendent très difficile le maintien en bon état du secteur.
Notre artillerie ne reste pas inactive et elle exécute sur les tranchées ennemies des tirs très violents de représailles.

Bourguignon_JMO290e
Sources Mémoires des Hommes

 

  • L'adjudant SEYCHAL

Seychal

Sur le cliché, il est à noter en bas des manches, le galon horizontal spécifiant le grade d’adjudant. Sur le verso de la carte, il est indiqué originaire de Châteauroux.

L'adjudant SEYCHAL apparait dans le JMO du 290e lorsqu'il est promu au grade de Sous-lieutenant, le 26 mai 1916 :
Même cantonnement.
Douches pour les 23e et 24e Cies, pour la 1ère CM et la Cie H.R.

Les Sous-lieutenants DAGUERRE et De MONTARDY (active), GILLET, BRISSON et DAVAILLAUD (réserve) sont nommés Lieutenants à titre temporaire.
Les Adjudants MASSE, BRISSET, RICHARD et SEYCHAL (réserve), le Sergent-major DELESGUES et le Sergent DURAC (réserve) sont nommés Sous-lieutenants à titre temporaire.

Dans les ordres de bataille des 28 mai 1916, 12 octobre 1916 et 28 février 1917, le sous-lieutenant SEYCHAL est affecté à la 17e Cie.

Au moment de la dissolution du 290e RI, le 4 juin 1918, il est alors affecté au 80e RI.

Dissolution de l’E.M. et du 5e bataillon.
Embarquement au Collet, en autos-camions du 5e bataillon et du reste de la C.H.R. à destination des 81e, 96e et 122e R.I. (31e D.I.), 80e et 143e R.I. (32e D.I.)
Répartition des officiers et hommes de troupe du 290e dans les différents régiments :
Sont affectés au 80e R.I. :
PATUREAU, Capitaine, De LAVARENE, Capitaine, FERRANDI, Lieutenant, HUBERT, Lieutenant, TRIQUET, Médecin Aide-Major de 1ère classe, FAYET, Sous-lieutenant SEYCHAL, Sous-lieutenant, Et 334 hommes de troupe.

 

 

  • Le Sergent Cordier (Cordon)

Cordier

Le grade de sergent est identifiable par le galon doré positionné en oblique sur la manche. Sur le verso de la carte, le sergent Cordier est indiqué originaire de Reuilly.

Aucune autre information n'a été trouvée au moment de la première rédaction de ce message.
Fin limier, Sébastien Ducongé qui avait indentifié le lieu de la prise de vue (voir plus haut) m'annonce avoir trouvé trace du sergent Cordier suite à la mise en ligne des fiches matricules sur le site des Archives départementales.

Le sergent Cordier est Alfred Cordier matricule 636 de la Classe 1903 du bureau de recrutement de Châteauroux. (Sa fiche matricule pages 221 et 222)
Natif de Reuilly, le 27 février 1883, il exerce la profession de Vigneron et réside à Reuilly en 1903 lors sa conscription.

Lors du conflit, mobilisé le 3 août 1914 au 90e RI (?), il passe au 290e RI à compter du 8 novembre 1914 et poursuit son parcours au front jusqu'en 1918.

A noter une citation à l'ordre du régiment en date du 31 mai 1918 (Juste avant la dissolution du 290e RI): "Sous-officier brave et énergique. Au front depuis novembre 1914, a toujours donné le meilleur exemple à ses hommes. A pris part aux actions de Belgique où il a été blessé le 3 décembre 1914 ainsi qu'à celle de l'Artois le 25/09/1914" (Sic, Il s'agit d'une erreur de transcription, il faut bien évidemment lire 1915)
Cette citation lui attribue la Croix de Guerre à l'ordre du Régiment.

Comment être sur de cette identication? Les points concordants sont nombreux, un de ces points n'est pas une preuve juste une impression subjective. Je vous laisse découvrir sa description physique et notamment la mention de la taille de son nez. Un doute est cependant présent lorsque voit la mention de la couleur de ses cheveux et sourcils

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Sources: AD36 - Bureau Châteauroux - Classe 1903 - R 2386 - Matricule numéro 636

 

Posté par Indre1418 à 10:43 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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