21 novembre 2007

La visite de l'artilleur

De temps à autre, sur la ligne de front de Zonnebecke, l'officier artilleur du 33e RAC vient rendre visite à ses collègues du 290ème RI.

RI290_Zonnebeke_PosteCommandementCompagnie

Officier du 33e RAC (au centre) au poste de commandement de compagnie du 290e

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21 octobre 2007

Relève du 290e et amertume du colon

Dans la nuit du 29 au 30 juillet le 6e bataillon a été relevé par un bataillon colonial. Il est allé cantonner à Beaurieux.
Le 5e bataillon a été relevé le lendemain; il est allé cantonner à Maizy.
Le jour suivant je fus relevé à mon tour.
Au cours de cette longue série de luttes qui se sont déroulées sur notre droite, sur notre gauche et sur une partie de notre propre front, le régiment a fait bonne contenance. Rien n'a plus subsisté du souffle défaitiste qui l'avait effleuré au Grand-Hameau, ni de la dépression morale que m'avait signalée la Division.
Nous avons soutenu nos voisins efficacement chaque fois qu'ils furent menacés. Dans la tourmente du 26 nous avons conservé intacte l'importante position de Hurtebise, malgré les tentatives répétées des Allemands pour s'en emparer. Quand je fis remarquer au Général de Division que c'était le Chef de Bataillon qu'il ne pouvait pas voir, qui s'était maintenu à Hurtebise, il me répondit : « Je me demande comment il a fait ». Pour toute notre longue intervention au Chemin des Dames nous n'avons pas récolté le moindre remerciement, alors que le bataillon du 68e qui a fait 100 mètres après son débouché du boyau Brignon a été cité à l'Ordre de l'Armée (Ordre n° 297 du 26 août 1917 de la 10e Armée).
Je ne suis nullement jaloux du 3e bataillon du 68e, mais pour l'honneur de ma troupe je suis obligé de relever ces différences de traitement. Nous étions les éternels sacrifiés, depuis le début de la campagne, et cela toujours pour la même raison. Le régiment n'a jamais été engagé sous les ordres du commandant de Brigade. Toujours il a été à la disposition d'autres Brigadiers, les nôtres étaient systématiquement évincés du commandement de leurs régiments. On conçoit que la Brigade, quoique sœur, faisait avant tout récompenser et mousser ses propres troupes, plutôt que celles des régiments voisins qui n'étaient en somme que des concurrents.

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, un régiment de réserve du Berry

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15 octobre 2007

L'énigme du clocher tordu

Dans les albums photographiques du 290e RI, je cherche à localiser une photo:

RI290_VersAzincourt_ClocherTordu

La légende précise: "clocher tordu. Si vous savez situer cette église, n'hésitez pas à me contacter afin que je puisse précisement légender cette photo.
Il s'agit vraisemblablement d'une photo prise lors d'une période de repos par un membre du 290e RI, on peut raisonnablement le localiser soit en Flandres ou en Artois.

Meci d'avance.

Merci à Fernande Sonntag et à Christophe Lagrange, tous deux m'ont signaler qu'il s'agit de l'église de Verchin (62).
Il ne reste plus qu'à parcourir le JMO pour trouver une date précise.

Verchin

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04 octobre 2007

L'attaque du 26 juillet 1917

Le 26 à 4 heures du matin le tir allemand reprit de plus belle. Bientôt tout le plateau sur notre gauche disparut dans la poussière et dans la fumée. Au bout de deux ou trois heures de préparation, l'infanterie allemande, masquée par la fumée des obus, aborda le front du 90e ainsi que Hurtebise. La tranchée de première ligne du 90e, dont les défenseurs n'avaient pas vu venir les Allemands, fut enlevée en un clin d'oeil.
Chez nous la tranchée de première ligne du Capitaine de Verneuil qui tenait Hurtebise se défendit énergiquement. Mais les tranchées du 90e étant tombées les Allemands purent prendre la compagnie de Verneuil à revers et en enlever la valeur d'une section et demie. La pente du terrain était tellement forte que de la deuxième ligne on ne pouvait pas voir ce qui se passait sur la première. Mais la compagnie à droite du Capitaine de Verneuil (compagnie Prudhomme, je crois) voyant sa voisine en danger se porta à son secours et toutes deux regarnirent les tranchées qui avaient été vidées. En Deuxième ligne, la compagnie Poirier occupa le boyau Brignon, de façon à cloisonner le secteur à gauche et le mettre à l'abri de toute action de flanc des Allemands. Tous ces mouvements furent exécutés instantanément par simple réflexe tellement le sens tactique s'était développé dans la troupe au cours de la guerre.
Malheureusement nos fractions établies dans les tranchées de Dusseldorf et de Spire durent les évacuer momentanément à cause des obus qu'y envoyait notre grosse artillerie qui croyait sans doute que les Allemands y étaient. Le tir ne fut rectifié qu'après que le Capitaine de Verneuil eût rencontré un Lieutenant observateur auquel il fit connaître l'erreur que commettaient nos batteries.
Aussitôt après l'attaque, les faux bruits se répandirent en arrière des lignes. Ces bruits sont en général les premières nouvelles que reçoivent les P.C. éloignés des brigades et des divisions. A les en croire, les Allemands descendaient en masse par la vallée d'Oulches. Si la nouvelle était vraie, la situation était très mauvaise pour ceux qui se trouvaient sans défense sur le trajet, Brigade et Division. Je fus donc interrogé aussitôt par ces deux Etats-Majors sur un ton des plus aimables. Pour empêcher la catastrophe de se propager réellement par les fonds de la vallée d'Oulches, on mit à ma disposition toutes les unités qu'on avait disponibles sous la main, une compagnie du 68e, une du 268e et jusqu'à la compagnie territoriale du Génie qui travaillait dans la vallée. Celle-ci la trouva mauvaise de se voir tout à coup transformée en unité combattante. Avec la compagnie du 68e je rétablis la soudure entre ma gauche et les troupes suivantes, qui étaient je crois aussi du 68e. La compagnie du 268e formait soutien en arrière de Hurtebise. La compagnie du Génie occupa plus en arrière encore des tranchées qui barraient la vallée d'Oulches. Mes sapeurs territoriaux n'étaient pas rassurés : à plusieurs reprises, ils me demandèrent d'être relevés de leur mission. Ils n'eurent pas à intervenir. Une fois en possession de la crête du Chemin des Dames, les Allemands se sont arrêtés. Ils ne visaient qu'à être maîtres de la crête; c'était dans leur manière. Cependant pour en être bien maîtres il eut fallu qu'ils enlevassent l'éperon d'Hurtebise. Celui-ci n'étant pas tombé du premier coup grâce à la résistance des compagnies du 6e bataillon, les Allemands revinrent à la charge. Heureusement que mes liaisons téléphoniques avec le 6e bataillon et avec l'artillerie étaient restées intactes. Ces liaisons me permirent d'une part, d'être renseigné exactement sur les tentatives des Allemands par le Commandant Orléans du 6e bataillon, qui avait des vues sur le terrain, et, d'autre part, de pouvoir actionner instantanément mon artillerie.
Vers 10h, le Commandant Orléans m'annonça que de nombreuses vagues allemandes longeant les pentes Est de l'éperon du Doigt se dirigeaient sur la ferme de Hurtebise. Je les fis aussitôt prendre sous le feu du 75; elles furent dispersées en un clin d'œil. Vers 11 heures, de nouvelles vagues allemandes apparurent, mais cette fois à l'Ouest du Doigt, se dirigeant comme la première fois sur Hurtebise. Aussitôt nouvelle douche du 75 et nouvelle fuite des assaillants. Ce manège se renouvela trois ou quatre fois, après quoi les Allemands en avaient assez. Pour mon compte je trouvais ce petit jeu plutôt amusant. Ce fut en tout cas une confirmation de ma théorie de Verdun, que pour rendre service à son régiment le Colonel doit avoir une bonne liaison avec son artillerie et avoir des vues sur le terrain soit par lui-même, ce qui est préférable, soit par l'intermédiaire d'un observateur. C'est ce qui fit ma supériorité dans cette journée sur la brigade et la division, qui étaient loin en arrière et qui ne voyaient rien.
..........
L'après-midi s'acheva en canonnades. Il n'y eût plus d'attaques. Les Allemands dûrent profiter du reste de la journée pour consolider leurs gains. On sait qu'en cette matière ils allaient particulièrement vite en besogne. Les camarades dûrent en apercevoir dans les efforts qu'ils eûrent à déployer pour entrer en possession de leurs tranchées. Elles n'étaient pas encore reprises quand nous avons quitté le secteur le 30 juillet.

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, un régiment de réserve du Berry

SecteurHeurtebiseCraonnelle_191704_1
Le secteur Heurtebise - Craonnelle - Avril 1917

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29 septembre 2007

Veille d'attaque sur la crête

Le 23 (juillet 1917) nous étions en ligne avec les deux bataillons. La deuxième quinzaine de juillet était particulièrement agitée. L'infanterie allemande était nerveuse, elle était engagée dans de violents combats sur .le plateau des Casemates. Elle demandait â chaque instant des barrages à son artillerie. Nous nous tenions sur nos gardes.
Le 25 l'intensité des tirs s'accentuait. Un violent bombardement s'établit sur tout le front compris entre le Doigt et le plateau des Casemates. On avait donné le nom de Doigt à un boyau situé sur l'éperon au Nord-Ouest de Hurtebise et qui avait vaguement la forme d'un doigt replié au bout. Un déserteur vint se rendre dans nos tranchées. C'était signe d'un événement prochain. Le déserteur nous fit en effet connaître qu'une attaque générale allemande aurait lieu dans la soirée. Vers la fin de la journée un violent tir de préparation s'abattit sur le secteur à notre gauche, tenu par le 90e, et sur Hurtebise qui était dans notre propre secteur. Nous nous tenions prêts, mais aucune attaque ne se déclencha. Le Commandement ne bougea pas. Il n'avait rien à nous dire. Cette situation me rappelait les thèmes tactiques d'avant-guerre où toutes les deux ou trois heures on recevait un renseignement, après lequel il fallait chaque fois dire ce qu'on faisait. Dans le thème du 25 au soir, on ne faisait rien.

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, un régiment de réserve du Berry

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15 septembre 2007

Secteur du Chemin des Dames

En ce mois de juillet 1917, le 290e RI se trouve à prendre son tour sur le Chemin de Dames. Il est alors dans le secteur tristement célèbre situé entre la Ferme d'Hurtebise et le plateau de Californie, faisant face au Plateau des Casemates, voici ce qu'en rapporte le colonel Eggenspieler:

Nos tranchées s'appuyaient à droite au plateau de Californie et au Moulin de Vauclère, dont on ne voyait plus trace, à gauche elles aboutissaient à la Ferme de Hurtebise dont on ne distinguait plus que les murs de fondation dans la cave. Nos tranchées portaient les noms de Tranchée des Charentes, des Basques, de Spire et de Hurtebise.
Pour nous rendre en ligne, ou en sortir, nous disposions, en cas de bombardement, outre le chemin de Beaurieux, du très bon boyau de Saint-Quentin. Le P.C. de notre Division devait se trouver à Beaurieux, celui de la 18e (à ce moment Général Dillmann) se trouvait au Château du Blanc-Sablon à 100 mètres en arrière du mien.
Celui de la 33e Brigade, dont je relevais pendant les opérations, se trouvait dans le site plaisant du Moulin-Rouge, caché sous une énorme futaie. Quant à notre Brigade à nous, j'ignore où elle se tenait, je n'ai jamais eu à communiquer avec elle. Le P.C. du régiment quand nous étions en ligne se trouvait au plateau triangulaire à 1500 mètres environ au Sud de la bifurcation des deux chemins d'Oulches et de Craonnelle. Je pouvais venir en plein jour et à cheval à 500 mètres; du P.C.
Nos cuisines roulantes avaient trouvé des emplacements très bien défilés dans des abris creusés dans le talus Nord du chemin allant du plateau triangulaire à Oulches.

Eggen_P461

Devant nos tranchées de première ligne, nous avions un bas-fond dans lequel on ne distinguait à peu près rien, à cause de la haute futaie qui le couvrait. Dans ce fond se trouvait la clairière des Frères Anciaux. La crête du Chemin des Dames la dominait d'environ 120 mètres. De notre tranchée de première ligne, on ne voyait rien des lignes allemandes, à cause des arbres et de la forte pente du terrain. C'est à peine si on apercevait de la terre fraîchement remuée sur les pentes Nord de l'Eperon de Californie. La situation de notre première ligne en courtine entre cet Eperon et celui de Hurtebise, n'était pas favorable à une attaque directe. Aussi les Allemands n'y sont-ils jamais venus. Leurs efforts portaient surtout sur les deux Eperons, sur celui de Californie, encore plus que sur celui de Hurtebise.

CDD_Hurtebise
Chemin des Dames - Hurtebise

Comme dans la plaine devant Juvincourt, je me suis intéressé ici à notre travail de préparation d'attaque. Les tranchées allemandes n'étaient de loin pas bouleversées comme celles de la plaine, et cependant les Allemands n'y avaient fait aucuns travaux de bétonnage, et les abris profonds y étaient rares. Il est évident que sur cette hauteur en dos d'âne le réglage du tir d'artillerie a dû être difficile, et pour ainsi dire impossible dans le terrain boisé au delà de la croupe. D'où il ressort que le meilleur terrain pour une préparation d'artillerie est le terrain plat et découvert. Aussi l'attaque a-t-elle progressé bien plus dans la plaine de la route 44, que sur les hauteurs du Chemin des Dames.
Dans les bois du plateau triangulaire, j'ai vu des abris de surface pour des pièces d'artillerie française, qui étaient très bien construits en rondins. Les Allemands ont dû les repérer assez vite parce qu'un certain nombre d'entre eux étaient bien démolis.
Si les Allemands n'ont pas multiplié les abris profonds dans les tranchées, ils ont, par contre, creusé un certain nombre d'abris tunnels qui traversaient tout le plateau d'un versant à l'autre. Ces abris étaient de véritables casernes souterraines. On pouvait y loger des réserves nombreuses et les soustraire aux effets du bombardement.

Le plus fameux souterrain était celui qu'on appelait « La Grotte du Dragon ». Son entrée Sud se trouvait à la Ferme de la Creute, à 800 mètres Ouest de la Ferme de Hurtebise.

CDD_CaverneDragon
Vue prise à l'intérieur de l'entrée principale de la
vieille carrière éboulé par les Allemands le 25 janvier 1915

 

Elle fut enlevée le 25 juin, pendant que nous étions à Chéry-Chartreuse, par les troupes de la Division Gaucher, qui, à la suite de ce brillant fait d'armes, s'appela la Division du Dragon. Le Général Gaucher était un ancien camarade de régiment que j'ai revu avec plaisir à Beaurieux.

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, un régiment de réserve du Berry

 

Sur la Caverne du Dragon et le secteur Hurtebise,  on lira avec intérêt le livre d'Alain Malinowsky "Le Chemin des Dames : 1. La caverne du Dragon".
Cet ouvrage aborde les journées des 25 au 28 juillet 1917. Les messages suivants n'auront pour but que d'exprimer la vision "forcément restreinte" du colonel Eggenspieler.

9782846730334

http://www.ysec.fr/livre.php?id=65

Plus généralement, pour faire un tour au Chemin des Dames: http://www.chemindesdames.fr/

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15 juillet 2007

En ligne sur le saillant de Polderhoek

Alors que le 290e RI occupe le bois du Polygone (Polygonweld), les lignes françaises forment parfois un saillant en direction des lignes ennemies. Il en est ainsi au devant du château de Polderhoek.

A noter les tenues des fantassins qui sont faites de bric et de broc.

RI290_Soldats_SaillantPolderock

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11 juin 2007

La boue des Flandres

Le 12 novembre 1914, voici comment le colonel Eggenspieler décrivait les conditions de vie dans le secteur d'Ypres. La pluie, la boue ...

"Pour comble de malchance, la pluie se mit à tomber abondamment. Elle envahit tout, les tranchées, les boyaux et la campagne. Impossible pour les hommes de se coucher. Ils restèrent debout dans l'eau et dans la boue jour et nuit. L'état sanitaire du régiment ne tarda pas à se ressentir de cette situation. Les hommes avaient les pieds macérés par l'eau froide. Ils étaient enrhumés et perclus de douleurs. Les médecins étaient sur les dents".

Voici une des visions que l'on pouvait alors avoir des tranchées du secteur de Zonnebeke (Belgique)

RI290_SaillantYpres_DerrierePremiereLigne

Sources: Colonel Eggenspieler - Un régiment de réserve du Berry - Le 290e RI

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31 mai 2007

Le clergé dans la Grande Guerre

Comme toutes les constituantes de la nation française, le clergé apporta son obole sanglante au conflit. Les régiments indriens, eux aussi, se retrouvèrent avec des membres du clergé dans leurs rangs.

Clerge_17eDI

Ces listes sont extraites du Livre d'Or du Clergé et des Congrégations", vol. 2, Paris, Editions Bonne Presse, 1925

LO_Clerge

Merci à Stephan de m'avoir ouvert sa bibliothèque

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26 mai 2007

La marche des Tanks (2)

C'est le 16 avril 1917 que, pour la première fois, l'artillerie d'assaut française fut engagée sur le front. Dans le cadre de l'offensive Nivelle du Chemin des Dames, cent-vingt-huit chars Schneider, répartis en deux groupements, participèrent à cette attaque.
Embarqués sur voie ferrée à Champlieu, à la lisière de la forêt de Compiègne, là où se trouvait le camp d'entraînement de cette arme nouvelle, le 11 avril, les engins furent rassemblés à l'ouest et au sud-ouest de Cuiry-les-Chaudardes, village proche des zones d'engagement.
Deux groupements furent mis en place:
Le groupement le plus important était celui du commandant Bossut, soit un total de quatre-vingt chars.
Le second groupement "Chaubès", composé de quarante-huit chars Schneider, dont huit s'embourbèrent au cours du trajet et ne purent participer à l'attaque, répartis en trois groupes, quitta sa position d'attente, dans les bois de Beaumarais, à six heures vingt et progressa en une seule colonne dans le secteur de la ferme du Temple. A six heures cinquante, sous le bombardement ennemi, la colonne fut arrêtée sur la dernière tranchée française, où le passage prévu n'était pas encore terminé, et perdit, à cette occasion, ses deux premiers chars. A sept heures quinze, ses éléments de tête parvenaient face à la première ligne de tranchées allemande.
Ce groupement accompagnait l'attaque de la 10e DI (5e CA, 5e armée).

Chars_Batailledu16

Les premiers chars français:

Char_St_Chamond_tank
Le Saint Chamond

Char_Schneider_CA1_M16_tank
Le Schneider

Sources: Wikipédia et "Le premier engagement des chars français (16 avril 1917) par le Lieutenant-Colonel J. Perre in Revue de l'infanterie

Merci spécial à J.Y. Rio pour la carte extraite des cours 1921-1922 de Saint Maixent
http://vannes1418.canalblog.com/

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