15 novembre 2006

La boue de la Somme

"Dans le secteur que nous occupions la terre était tellement désagrégée que tous les objets dont se servait la troupe, objets de campement et munitions, y disparaissaient. Il était très difficile de maintenir les armes en état de fonctionnement. Les hommes, plus que dans aucun autre secteur, étaient recouverts d'une véritable carapace de boue. Le ravitaillement, la moitié du temps n'arrivait pas, ou arrivait incomplètement. Il se faisait de nuit par corvées de mulets. On m'a dit que les territoriaux qui conduisaient les animaux, pour ne pas aller jusqu'au bout, entaillaient les sangles. Au premier heurt, celles-ci se rompaient et le chargement s'en allait dans la boue. Les mulets délestés s'enfuyaient à l'arrière et la corvée était faite. Dans ces conditions, il m'a paru que c'était pur entêtement de vouloir continuer les opérations sur un terrain pareil où tout disparaisait dans la boue, et où le ravitaillement de la première ligne présentait des difficultés presque insurmontables. Le Général Niessel, pour se rendre compte du degré d'’henvahissement de la boue, avait prescrit que chaque fois qu'une troupe était relevée, un ou deux Officiers se présenteraient à son P.C. dans l'état où ils étaient en quittant les lignes".

BoueTranchees

"Dans ce terrain de boue, si profondément bouleversé, il était très difficile de faire des croquis exacts des lignes occupées par les bataillons. On avait bien certains points qui paraissaient nettement dans les photos aériennes, mais pour les trouver sur le terrain c'était presque impossible. Il y avait cependant des officiers qui s'adonnaient particulièrement à cette tâche d'identification. Au régiment j'avais chargé le Lieutenant Brisson d'identifier des emplacements de batteries allemandes qui apparaissaient bien sur les photos. Il était en contradiction dans ses conclusions avec le Lieutenant-Colonel d’artillerie Biraud. Cet artilleur remarquable tenait absolument à avoir le tracé exact de nos premières lignes pour éviter toute erreur dans les tirs de barrage. Pour y parvenir sûrement, il parcourut lui-même les lignes pendant des journées entières. Le pauvre officier trouva la mort dans l'accomplissement de sa tache ingrate.
Au Corps d'Armée il y avait un Capitaine du nom de Boll qui avait également la spécialité des reconnaissances en ligne. Il y fut du reste tué. Il venait des zouaves et était déjà blessé de guerre inapte au service de la troupe".
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Sources: Colonel Eggenspieler - Un régiment de réserve du Berry - Le 290e RI
Cliché et légende d'Yves Troadec : Verdun - Un agent de liaison qui préfére emprunter la tranchée pleine de boue et prendre un bain de pieds plutôt que que de se faire démolir le portrait sur la plaine.

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12 novembre 2006

En ligne à Sailly Saillisel

"Le 9, le 6e bataillon va occuper la tranchée de Combles. De mon côté je m'installe au P.C. du Bois de la Haie où je vais relever le Général Lasson, Commandant la 33e Brigade. Du bois je n'ai plus vu aucune trace. Quant à l'abri il était creusé profondément dans un roc calcaire. Il n'était pas confortable, mais solide, On ne pouvait pas en sortir le jour. Le soir je sortais pour faire mon tour d'horizon et comparer le régime de tir de la Somme avec celui de Verdun. Il m'a paru qu'à l'époque où nous y étions les tirs de jour de la Somme étaient moins intenses et violents que ceux de Verdun, et inversement, que dans cette dernière place on tirait moins de nuit que dans la Somme. Quand le soir je quittais mon abri je voyais le ciel sillonné par les éclairs des canons, dans toutes les directions de l'horizon. Le spectacle revêtait même un certain caractère de grandeur.
Le 11, le 5
e bataillon relève en première ligne un bataillon du 268e au Nord-Est de Sailly-Saillisel. Le lendemain 12, le 6e bataillon relève l'autre bataillon du 268e à l'Ouest de Sailly-Saillisel. Je relève en même temps le Lieutenant-Colonel du 268e au P.C. 185. Le secteur qui nous est dévolu est en très mauvais état, Nous y entrions après une longue série de pluis. Mon P.C. était au bas d'un chemin creux. Il en descendait une véritable mer de boue, dix fois comme celle du Bois Saint-Pierre. Des corps étaient immergés dans cette boue. Il y en avait un juste à l'entrée du P.C. Toutes les corvées de mulets qui se rendaient en ligne lui passaient sur le dos. Pour tout habillement il n'avait plus que son pantalon. Comme il avait encore des boutons à sa ceinture, un homme de ma suite qui en manquait, lui en a détaché un avec son couteau de poche. Il n'avait aucune crainte des microbes".

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI un régiment de réserve du Berry

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04 novembre 2006

Les abris Favieres

"Le 4 novembre nous sommes retournés au Camp 15 et de là nous nous sommes rendus le 5 aux abris Favières. Ces abris se trouvaient dans un bois rectangulaire de haute futaie, encore bien garni d'arbres. Les abris étaient en tôle ondulée recouverte de terre. Comme ils avaient été construits par les Allemands leur ouverture était tournée vers eux. Pour commencer, je couchais sous une tente, Il pleuvait à ce moment tellement que j'ai dû évacuer ma tente et me réfugier dans l'abri habité par les Officiers du 5e bataillon.
Tous les matins les Allemands nous sonnaient le réveil exactement à la même heure, entre 6 et 7 heures. Ils nous envoyaient deux obus, puis ils ne tiraient plus jusqu'au lendemain matin. J'ai pensé que c'était deux coups de réglage que les Allemands tiraient régulièrement sur le bois. Heureusement qu'aucun de ces coups n'est jamais entré dans un abri".

Sources: Colnel Eggenspieler - Le 290e RI, unrégiment de réserve du Berry

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31 octobre 2006

Changement au sommet de la pyramide

"Le 31 nous avons quitté le Camp 15 pour aller cantonner à Morlancourt et à Villers".

Morlancourt_RueAlbert
Morlancourt - La rue d'Albert


  Morlancourt_RueVilleSurAncre
Morlancourt - La rue de Ville sur Ancre

"Dans ces cantonnements nous avons reçu la visite de notre nouveau Commandant de Corps d’Armée, le Général Niessel. Il n'était pas un inconnu pour moi. Nous étions camarades de promotion et de garnison. Comme Commandant de Corps d'Armée nous allions avoir un chef alerte et remuant qui allait faire contraste avec ses prédécesseurs. Le Général Pentel qui n'avait encore dirigé aucune opération a disparu du Corps d'Armée sans qu'on ait su pourquoi. Ce limogeage intempestif jurait un peu avec les félicitations que le Général avait reçues en Champagne. Cet incident a produit un mauvais effet".

GeneralNiessel

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, Régiment de réserve du Berry

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25 octobre 2006

A l'arrière

"Le 9 octobre nous commençons notre mouvement d'approche. Nous sommes d'abord transportés au Camp 10 au Sud de Corbie, entre Fouilloy et Hamcelet. Nous sommes encore convenablement installés. Les hommes sont employés à des travaux de nettoyage et d'amélioration du Camp. Dans la campagne environnante, il y a un grouillement intense de militaires de toutes armes, à pied et à cheval. Tous ces gaillards exerçaient le sport interdit de la chasse. Mais comme ils l'exerçaient sans employer d'armes à feu, personne ne leur disait rien. La campagne était remplie de lièvres. Ceux qui étaient à cheval les forçaient, et les piétons les ramassaient. Si j'avais laissé faire mon anglo-arabe il aurait bien piqué aussi son galop de chasse.
Le 20 octobre, nouveau bond en avant. Nous sommes transportés au Camp 15 près de la ferme de Bronfay. La route que nous suivons en auto est entièrement couverte de convois automobiles. Au fur et à mesure que nous avançons la route devient de plus en plus mauvaise. Elle se défonce sous l'action des lourds camions et de la pluie. Tout le long de la route des équipes de territoriaux travaillent à combler les trous sous les roues mêmes des camions. On sent qu'il y a également une organisation dans ce secteur. Malgré les difficultés qu'ils éprouvent les longs convois s'écoulent sans arrêt vers leur destination. Pour les troupes à pied et à cheval il y a des pistes à droite et à gauche de la route. d'un côté pour les cavaliers, de l'autre pour les piétons.
Je crois que c'est dans le Camp 15 que nous avions une belle vue sur Albert. Nous étions à 5 ou 6 kilomètres au Sud de la ville. On voyait très bien la Vierge de l'Eglise accrochée horizontalement au sommet de la tour, après avoir reçu un coup de canon".

CathedraleAlbert
Albert - La Cathédrale

"Nous avions à côté de nous un Camp anglais, dans lequel il y avait des tanks énormes. Nous allions les voir et nous faisions ainsi connaissance avec les Officiers qui venaient nous voir à leur tour dans notre camp. Ils aimaient à venir écouter notre musique. Ce qui les frappait le plus c'était le vacarme que faisait notre clique".

FanfareMilitaire
Une fanfare militaire

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290eRI, un régiment de réserve du Berry

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21 octobre 2006

En route pour la Somme

"Le 1er octobre, nous nous rendons à la gare de Mailly, où nous nous embarquons".

MaillyCamp_GareDebarquement
Les troupes en gare de Mailly

"Le 2, nous sommes à Saveuse et à Ferrières à l'Ouest d'Amiens. Nous avons de bons cantonnements et nous avons le temps de faire un tour dans la ville d’Amiens. J'y ai trouvé les rues commerçantes très animées. La cathédrale, principal monument de la ville, est en majeure partie masquée par d'épaisses couches de sacs à terre remplis de ciment ou de plâtre, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du bâtiment.
La ville était surtout fréquentée par l'armée anglaise, les commerçants et hôteliers en avaient profité pour hausser leurs prix. Le Lieutenant Maître, qui avait attaché son cheval à la grille d'un hôtel, s'est vu demander dix francs par un garçon pour cette faveur. Pour toute récompense, Maître a offert la pointe de sa botte à ce serviteur.
Un après-midi que je me suis hasardé à visiter la ville, un cycliste a aussitôt été envoyé à ma recherche. Il m'a trouvé à la cathédrale. Je devais rentrer d'urgence pour assister à une conférence faite par le Général Pentel aux Officiers du régiment. J'y arrivai encore à temps. Le Général nous a annoncé, ce dont nous nous doutions déjà, que nous allions opérer .à notre tour dans la Somme. Nous devions entrer en ligne entre le Transloy et Sailly-Saillisel et porter le front occupé jusque là, au delà de la route de Bapaume à Péronne".

Sources: Colonel Eggenspieler - Un régiment de réserve du Berry le 290e RI

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10 octobre 2006

Repos à Mailly

"Je crois que c'est au cours du même séjour au Camp de Mailly que la 17e D.I. a fait une manœuvre devant le Général Gouraud et quelques Généraux qui venaient d'opérer dans la Somme. Il y avait parmi ceux-ci le Général de Bazelaire et le Général Hirschauer, qui devait devenir notre Commandant de Corps d'Armée en 1918".

Gouraud_General  DeBazelaireGeorges_General  Hirschauer_General
Les généraux Gouraud, De Bazelaire et Hirschauer

"Le Général de Bazelaire, qui a commandé le 7e C.A. dans la Somme, nous a exposé en grandes lignes, comment il avait mené ses opérations. Il nous a montré un grand croquis en couleur sur lequel étaient portées les limites des bonds exécutés au cours de chaque attaque. Il nous a fait remarquer qu'au début l'amplitude des bonds était très faible. Cela tenait à ce que dans les premières attaques, on se heurtait aux organisations les plus solides de l'ennemi. L'amplitude des bonds suivants était beaucoup plus grande parce que, au cours de ces bonds, on progressait en terrain libre. Comme moyen d'action dans l'infanterie, le Général nous a vivement recommandé l'emploi de la grenade à fusil V.B., notamment pour la réduction des nids de résistance. Il nous a finalement souhaité de faire encore mieux que lui. On ne pouvait pas mieux nous annoncer qu'en sortant du Camp, nous allions également faire un tour dans la Somme.
Pendant notre séjour à Vaucogne, nous avons eu un « fait divers » que je crois intéressant de raconter. La localité était située au bord d'un joli petit affluent de droite de l'Aube. Il y avait dans un trou, près du Moulin, un brochet monstre, connu des habitants, et qui, paraît-il, faisait de grands ravages dans la rivière. Les habitants nous ont demandé de les débarrasser du vorace. Le sous-lieutenant Baudet, avec quelques pionniers, s'en est chargé. Ils ont descendu dans le trou un pétard au bout d'un fil de fer; à l'explosion, le monstre est venu à la surface. Je l'ai vu. A ce qu'on m'a dit, il pesait 18 livres. Malgré sa taille énorme, sa chair était excellente".

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI un régiment de réserve du Berry

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04 septembre 2006

Inscriptions séditieuses.

"Le Colonel commandant la Brigade, en se promenant dans le secteur, avait remarqué des inscriptions d'un esprit fort suspect. Il s'en était vivement alarmé. J'avais de mon côté remarqué quelques-unes de ces inscriptions, mais je n'y avais prêté aucune attention. Je les mettais sur le même rang que les inscriptions que l'on pouvait voir en temps de paix sur les murs de certains locaux des casernes. Au surplus, nous étions deux régiments à occuper alternativement te secteur, A quel régiment attribuer les inscriptions ? Peut-être à tous les deux. Dans toutes les inscriptions on réclamait la fin de la guerre. Etaient-ce les Boches, qui avec leurs billets avaient influencé nos hommes ? Etaient-ce déjà des signes avant-coureurs de la campagne défaitiste de 1917 ? Il y avait peut-être un peu de tout cela. Je ne crois cependant pas qu'en Champagne un mauvais vent ait déjà soufflé sur le régiment, puisqu’au Camp de Mailly et dans la Somme, où nous sommes allés ensuite, l'esprit de la troupe était excellent. J'en reviens à mon motif premier, nous sommes restés trop longtemps emmurés dans ce secteur".

Sources: Colonel Eggenspieler - Le 290e RI, un régiment de réserve du Berry

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26 août 2006

26 aout 1916 - Emission de gaz sur le front du 290e RI

"Nous devions faire une émission de gaz au mois d'août. Elle devait se faire sur le front du régiment et s'étendre sur le front des régiments à notre droite. Le Génie est venu creuser des abris dans la tranchée de première ligne pour loger les bouteilles à gaz. Il les a eu vite faits, en huit jours je crois. Mais alors il a fallu attendre un vent favorable, un vent du Sud ou Sud-Ouest. Mais ces vents sont assez rares. Il a fallu attendre un temps infini le vent désiré, pendant au moins un mois. Quand par hasard le vent était favorable chez nous, il ne l'était pas chez nos voisins de droite et inversement. Il y eût plusieurs fois de fausses alertes, de sorte que les Allemands étaient parfaitement au courant de ce que nous voulions faire. Ils montraient leurs masques à nos hommes et les agitaient au-dessus de la tranchée, en ayant l'air de dire, il y a longtemps que nous connaissons vos intentions, vous pouvez y aller, nous sommes prêts. Un beau jour, las d'attendre et de faire de fausses alertes, on se décida à faire l'émission, c'était le 26 août au soir. Le vent était faible, mais néanmoins favorable comme direction. Les Allemands qui devaient entendre le sifflement des bouteilles déclanchèrent leurs signaux lumineux ainsi que leurs barrages de mitrailleuses. C'était dans le ciel une véritable féerie. Pour commencer, les mitrailleuses tirèrent en pleine vitesse, puis elles ralentirent et finalement elles ne tirèrent plus que quelques rares coups. Nous étions déjà contents, nous nous disions, ça y est, ils sont asphyxiés. Mais nous avions compté sans les caprices du vent. Le voilà qui se mit à souffler beaucoup trop fort. La nappe de gaz ne devait plus avoir le temps d'agir. Les mitrailleuses allemandes accélérèrent leur cadence et finalement tirèrent à toute vitesse comme au début. L’affaire était manquée".

AttaqueGaz_Champagne1916
Une attaque aux Gaz - Champagne 1916

"Aussitôt l'émission des gaz terminée nous devions envoyer trois reconnaissances d'Officiers dans les lignes allemandes. Elles étaient commandées par les Lieutenants Hanus, Brisset et Seychal. Seule la reconnaissance Hanus put atteindre le réseau allemand. Elles furent toutes les trois repoussées à coups de mitrailleuses et de fusils. A ce moment les fantassins allemands n’étaient plus camarades.
En même temps que nos reconnaissances, un appareil particulier devait aborder le réseau allemand et y faire des brèches. Cet appareil avait été imaginé par un Capitaine de chasseurs à pied, du nom de Walter. L'inventeur nous le présenta dans une des séances démonstratives du camp de Châlons. C’était une espèce de carapace métallique ressemblant à une carapace de tortue géante. Un homme pouvait y entrer en rampant, la faire avancer et même franchir de petites dénivellations du sol. L'homme qui faisait mouvoir la carapace devait en même temps traîner derrière lui un long pétard, plat d'au moins 5 ou 6 mètres, correspondant à peu près à la largeur d'un réseau de fils de fer. L'opération consistait à s’approcher, sans être aperçu du réseau ennemi, à faire glisser le pétard sous le réseau, à l'amorcer, puis à disparaître. Le soir de l'émission, nous n'avons pas pu éprouver l'appareil parce que l'opérateur n'est pas venu.

bouclier
Bouclier Walter - Mémorial Peronne

"Le lendemain de l'émission, je me suis rendu dans la tranchée de première ligne pour voir l'effet des gaz. J'ai vu que l'herbe était jaunie sur une étendue de 20 à 30 mètres en avant de la tranchée. Tout ce qui était en cuivre était couvert de vert de gris, et c'était tout.
Les Allemands n'ont exercé aucunes représailles. J'en ai conclu que nous ne leur avions pas fait grand mal".

Sources: Colonel Eggenspieler - Un régiment de réserve du Berry - Editions Bourdier 1932

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15 juillet 2006

Hiver oublié: Les sépultures de Potyze.

Parti en congé me ressourcer, je laisse à votre disposition la liste des 225 photos des sépultures prises en avril à la Nécropole Nationale de Saint Charles de Potyze, à Ypres (Belgique).

t_potyze_entree_060419_111

Si une des photos vous interresse, contactez moi, je m'en occuperais en septembre.

RI068 

Albert Alfred (+27/10/1914) Albin Pierre (+02/11/1914) Arnault Auguste (+31/12/1914) Audis Alix (+16/01/1915) Augier Adrien (+14/11/1914) Bernard Jean Emile (+07/12/1914) Bertrand Marcel (+16/02/1915) Bidault Emile (+09/01/1915) Blanchet Constant (+31/10/1914) Bontor ( ) Bordier Marie (+09/01/1915) Boucher Alfred (+06/11/1914) Bourdier Auguste (+15/12/1914) Bouron Henri (+31/01/1915) Boursier Henri (+13/01/1915) Bouyer Constant (+06/02/1915) Brancon Sylvain (+25/10/1914) Brissonnet Désiré (+06/11/1914) Burban Jean (+06/02/1915) Chambard Victor (+06/11/1914) Charcellay Leon (+25/04/1915) Chartier Roger (+08/01/1915) Chazelas Jean (+01/03/1915) Cire Maurice (+25/01/1915) Clarick Louis (+23/01/1915) Colline Moise (+19/01/1915) Dalus jean (+07/11/1914) David Joseph (+23/01/1915) Deborde Gabriel (+03/12/1914) Decelle Ludovic (+28/01/1915) Deforge Sylvain (+01/02/1915) Deschamps Alphonse (+06/11/1914) Doit Alexandre (+08/11/1914) Dore Henri (+28/04/1915) Dupleix Louis (+10/04/1915) Friou Jules (+27/10/1914) Gatefait Joseph (+20/04/1915) Gaudin Rene (+06/11/1914) Gavalet Eugène (+25/01/1915) Geant Nestor ou Nelson ( ) Geninet Gustave (+11/02/1915) Girodolle Leonard (+25/10/1914) Guérin Louis (+16/01/1915) Guillemot Eugène (+25/10/1914) Imbert Jean (+01/11/1914) Jacquet Joseph (+25/10/1914) Joly Desire (+04/11/1914) Jouanin Emile (+06/04/1915) Laroche Marie (+03/11/1914) Laurency Olivier (+14/11/1914) Levrault Georges (+14/12/1914) Levrier Georges (+25/10/1914) Marechal Maximin (+27/10/1914) Martin Auguste (+07/02/1915) Martinie Antoine (+05/03/1915) Martiniere Fernand (+25/10/1914) Menigaud Louis (+06/11/1914) Meriot Georges (+06/01/1915) Moreau Jules (+07/01/1915) Nebilon Louis (+02/01/1915) Nivet Eugène (+24/12/1914) Pagerie Arthur (+10/02/1915) Pascaud Antoine (+22/11/1914) Percevault Remi (+03/03/1915) Perrigault Frédéric (+06/12/1914) Perseil Arthur (+25/10/1914) Pinault Georges (+06/11/1914) Poinet Alexandre (+10/12/1914) Poivreau Edgard (+16/02/1915) Raphael Fernand (+01/04/1915) Robin Alexandre (+11/11/1914) Rulaud Jules (+25/02/1915) Salmon René (+13/01/1915) Taillandier Raoul (+24/01/1915) Timonier Alfred (+07/12/1914) Vidal Louis (+06/11/1914) Vioux Louis (+25/12/1914) Voisy Arsène (+02/01/1915)

 

 

RI090 

Audebert Antoine (+27/12/1914) Auger Georges (+19/03/1915) Beaudusseau Pierre (+19/02/1915) Beguet Paul (+17/02/1915) Biet Francois (+07/11/1914) Billard Gilles (+11/11/1914) Bonamy Auguste (+26/10/1914) Bonnefous Jean (+27/10/1914) Brunet Jules (+10/02/1915) Cerveux Jules (+29/11/1914) Chambord Sylvain (+09/11/1914) Charaudeau Raoul (+13/12/1914) Chatre Henri (+04/12/1914) Collet Louis (+31/10/1914) Cormier Léon (+31/10/1914) Cotin Eugène (+26/02/1915) Coutant Louis (+26/10/1914) Coutard Marcel (+21/12/1914) Dacarroir Pierre (+12/11/1914) Doucet Jules (+29/01/1915) Dousson Louis (+09/11/1914) Dubost Jules (+06/11/1914) Dupre Julien (+21/12/1914) Epiphane Louis (+09/12/1914) Faure Jean (+31/03/1915) Foucaud Sylvain (+31/10/1914) Galaudier Claude (+25/10/1914) Gallois Lionel (+31/03/1915) Gardette Henri (+31/10/1914) Gastat François (+02/03/1915) Georget Jules (+27/01/1915) Georget Antoine (+28/02/1915) Gillard Paul (+24/12/1914) Goin Paul (+26/10/1914) Goumert Marcel (+26/12/1914) Herault Joseph (+12/11/1914) Juvenez Gaston (+09/11/1914) Limet Joseph (+24/10/1914) Malot Edouard (+24/01/1915) Malot François (+10/11/1914) Mandion Paul (+31/10/1914) Marechal Armand (+20/04/1915) Marsault François (+16/01/1915) Mesnard Henri (+07/11/1914) Mesne Léon (+19/11/1914) Miroux Camille (+18/11/1914) Moreau Maurice (+26/02/1915) Morigeot Georges (+25/10/1914) Morin Moïse (+15/02/1915) Morvan Désiré (+01/04/1915) Pacrau Marie (+02/11/1914) Perrot Eugène (+06/11/1914) Pinault Jean (+05/03/1915) Plaux Raymond (+03/11/1914) Prouteau Albert (+20/11/1914) Remande François (+31/10/1914) Renaud Léon (+12/11/1914) Richoux Pierre (+26/10/1914) Rivaud Germain (+06/11/1914) Robin Vincent (+13/11/1914) Roquet René (+10/11/1914) Roulet Auguste (+08/12/1914) Senechault André (+08/01/1915) Tardy Adrien (+11/11/1914) Thebault Célestin (+08/01/1915) Thebault Emile (+27/01/1915) Thielou Bernard (+03/11/1914) Traumat Emile (+28/02/1915) Tremine Charles (+27/10/1914) Tue Marcel (+26/10/1914) Vareille Antoine (+26/12/1914) Villeroy ( )

 

 

RI268 

Billon Célestin (+10/11/1914) Blanchard Théophile (+02/04/1915) Blanchet François (+06/11/1914) Bottin Léon (+13/01/1915) Bouquet Léon (+06/11/1914) Brunet Eugene (+06/11/1914) Charpentier Ernest (+16/02/1915) Charraudeau Georges (+12/11/1914) Chier François (+24/11/1914) Cirot Constant (+06/11/1914) Couturaud Sylvain (+06/11/1914) Demay Edmond (+19/12/1914) Desforges Joseph (+05/10/1914) Desperches Arthur (+24/12/1914) Detais Henri (+25/03/1915) Duplant Henri (+30/01/1915) Durand louis (+06/11/1914) Gervais Pierre (+03/03/1915) Giraud Sylvain (+24/11/1914) Glain Henri (+03/03/1915) Guenee Marice (+23/02/1915) Guillemet Célestin (+31/10/1914) Henault Henri (+24/01/1915) Labesse Albert (+25/10/1914) Lajon Adrien (+08/01/1915) Leclerc Jules (+08/02/1915) Lehoux Octave (+07/11/1914) Mathieu Eugène (+25/10/1914) Mureau Daniel (+30/10/1914) Nau Jean (+29/03/1915) Pinon Jules (+06/11/1914) Rapina Jean (+24/02/1915) Reverdy Paul (+30/01/1915) Rigollet Louis (+06/11/1914) Schmidt Charles (+20/12/1914) Tanchoux Ludovic (+02/01/1915) Tixer Paul (+03/04/1915)

 

 

RI290 

Aubry Léon (+31/10/1914) Bailly Louis (+19/01/1915) Bardot Charles (+17/02/1915) Berger Fernand (+21/10/1914) Boite Albert (+27/04/1915) Crechet Pierre (+03/02/1915) Deproge Mathieu (+30/10/1914) Duranthon Pierre (+10/04/1915) Elet Henri (+28/04/1915) Fabioux Louis (+27/03/1915) Ferrand Paul (+31/10/1914) Gendre Gustave (+20/02/1915) Grenouilloux Henri (+27/10/1914) Gueret Julien (+10/05/1915) Jouhanet Fernand (+31/10/1914) Lacote Georges (+31/10/1914) Lacoudriere Clément (+07/03/1915) Lacoux Lucien (+23/03/1915) Lagautriere Jean (+02/12/1914) Mailloux Eugène (+25/03/1915) Malot Louis (+03/11/1914) Martin Baptiste (+12/11/1914) Meunier Jules (+07/12/1914) Montagnet Emile (+31/10/1914) Morin Sylvain (+13/02/1915) Mouchet Alphonse (+20/01/1915) Periot Louis (+12/01/1915) Petat Alphonse (+11/03/1915) Piot Charles (+31/10/1914) Raveau Charles (+31/10/1914) Renty Ernest (+31/10/1914) Richard Alexandre (+31/10/1914) Robinet Georges (+03/11/1914) Roy Clément (+14/02/1915) Sauzet Eugène (+31/10/1914) Thomas Leon (+31/10/1914) Tidiere Léon (+31/10/1914) Tixier Alexandre (+03/12/1914)

ypres_stcharlespotyze

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