07 juin 2017

Imbroglio dans le patronyme: Loesch ou Louèche

Il y a longtemps que je n'avais pas pris le clavier pour rédiger un message. Je donc tâcher de vous proposer un petit billet autour des difficultés liées à la recherche et aux sources disponibles.

Depuis une dizaine d'année, j'ai établi une liste des soldats décédés au sein des unités du département. Cette liste évolue très peu, voir quasiment pas. Elle avait été établie à partir des fiches mises en ligne sur le site Mémoire des Hommes et avait été complétée à partir de diverses données comme les historiques d'unités, les journaux de marche, par exemple.

Aujourd'hui, une correspondante du forum Pages 14/18 (Aline) me signale une sépulture trouvée sur Généanet. Je n'ai pas de compte sur ce site, mais beaucoup de données sont malgré tout consultables sans abonnement.
Mon correspondant me signalait des photos prises d'une sépulture, au cimetière Saint Denis de Châteauroux. Jusqu'à présent, je m'étais limité aux carrés militaires sis dans ce même cimetière. Il me signalait donc une sépulture au nom de Michel Loesch, tombé le 9 mai 1915 à Loos en Gohelle.

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Or, dans ma liste, je ne trouvais aucun patronyme Loesch. Par contre, j'avais effectivement un soldat tombé à cette date mais qui répondait au patronyme de Louèche Michel. Bizarre, je fis donc une recherche sur les site des AD36.

A sa naissance, Michel fut déclaré sous le patronyme Louèche, sa fiche matricule et sa fiche Mémoires des Hommes sont bien sous ce patronyme.

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S'il ne fait aucun doute qu'il s'agit bien du même soldat, pourquoi LOESCH sur la sépulture et LOUECHE sur les documents administratives, la réponse actuellement n'est pas connue.
Faut-il y voir une volonté de franciser un patronyme qui faisait alors un peu trop "bôche" (nécessaire de se repositionner dans le contexte de l'époque), cela n'est qu'une vague hypothèse, actuellement sans réponse.

Huguette, fidèle lectrice di blog a entrepris quelques recherches généalogiques qui démontre la réalité du patronyme LOESCH, famille venant de Climbach et Lembach, au nord de l'Alsace, alors allemande

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Merci Huguette pour les recherches.

Sources (cliquez sur les liens):
Généanet

Acte de naissance (Page 44)

Fiche Matricule (Page 353)

Fiche Mémoires des Hommes

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26 mars 2017

L'hommage de Charles à Charles. La Somme rend hommage aux soldats du Berry

Parmi les messages que je reçois, il en est certains qui me touchent car chargés d’émotion.
Il y a peu de temps, la semaine dernère précisement, j’ai reçu un mail d’un correspondant de la Somme qui m’envoyait la photo de la sépulture d’un soldat du 90e RI qui repose à la nécropole de Rancourt. Charles Pelletier domicilié à Coulemelle (80), entretient et fleurit la sépulture de son homonyme à la nécropole de Rancourt (80), et ce, avec l’aide de sa fille âgée de 11 ans.

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Et oui, vous avez bien lu, il a choisi d’entretenir la sépulture de Charles Pelletier, originaire de Crevant (36) et qui décéda le 8 novembre 1916 à Sailly-Saillisel (80).

Sa fiche sur le mémorial départemental : http://indre1418soldats.canalblog.com/archives/2016/11/08/34503574.html

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Charles Pelletier figure sur le monument aux morts de Crevant et sur le monument commémoratif du cimetière communal

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Photos sources Mémorial Gen Web - Crédit Bernard Butet

 

Merci à Charles, merci à sa fille, une pensée pour Charles.

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04 novembre 2016

Mieux vaut tard que jamais: Désiré BLANCHET de Buzançais

 Un message reçu ce jour de la part de Luc Mabille de Buzançais me faisant part du rajout sur le monument de cette ville du nom d'un oublié:

CaptureBlanchetDésiré

Le 11 novembre prochain, à 11h, le nom de Désiré Pierre Blanchet sera lu
avec ceux de ses compagnons d'infortune.

BlanchetDesirePierre

Un nouveau nom de poilu a été gravé sur le MAM de Buzançais, à la demande de ses descendants et avec l'assentiment de l'ONACR :
Celui de Désiré Pierre Blanchet qui naquit à Buzançais le 29 juin 1884. Il portait le matricule 234 de la classe 1904. Il fut mobilisé au 90ème RI le 4 août 1914 et se retrouva en pleine bataille d'Ypres où il fut blessé le 28 octobre 1914, recevant 60 à 65 éclats d'obus (fesses, cuisses, bras,...), près du ruisseau de Stroombecke, entre Poelcapelle et Passendale.

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Il continuera à servir jusqu'à la fin de la guerre et ne sera démobilisé que le 8 mars 1919. De retour de blessures, il passe au 122e d'Infanterie le 27 décembre 1915 où il reste en ligne jusqu'au 16 avril 1916, puis il passe "à l'intérieur" et fut affecté au 6ème Escadron du Train des Equipages en août 1917.

Il décèdera le 20/08/1929 des suites de ses blessures et fut déclaré MPLF par le Tribunal Civil de Châteauroux, le 06 mars 1933. Ses 2 enfants Marie Charlotte et René furent "adoptés par la Nation" à cette même occasion.
Son plus jeune frère, Ernest Jean Baptiste (né le 24 juin 1887) fut tué à Verdun, le 03/05/1916 et son cadet, Charles Alexandre (né le 28 octobre 1885) mobilisé au 90ème RI et très probablement intoxiqué par les gaz, mourut lui, le 20 novembre 1939.

La généalogie de Désiré BLANCHET est consultable sur Généanet: Arbre de Lorian BLANCHET

Sa fiche matricule est visible sur le site des Archives Départementales 36 à la page 609 et 610


On notera que la fiche matricule ne fut jamais mise à jour suite au jugement de 1933 et qu'aucune fiche Mémoires des Hommes ne fut créée. Le fichier "historique" se limitant au plus tard à la date du 24 octobre 1919 (Date officielle de cessation des hostilités)

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08 juin 2016

Lettres W, X, Y et Z

 Logo1418

 

Lettre W

68e RI

WEBER Charles - WICART Georges Philippe

 

90e RI

WANDERSCHEID Louis - WARTHMANN Antoine - WEBER Marcel - WULLEPIT Albert

 

Lettre X

 

 

Lettre Y

 

90e RI

YSAMBERT Gustave - YVERNAULT Alexandre - YVERNAULT Clement - YVERNAULT Paul

 

290e RII

YVERNAULT Hippolyte - YVERNAULT Pierre - YVERNAUT Alexandre

 

Lettre Z

 

68e RI

ZACH Auguste Arnold

 

290e RI

ZIMMER Henri - ZIZIPHE Octave

 

Retrouvez l'alphabet du Monument aux Morts des régiments de l'Indre en cliquant ICI

31 mai 2016

Etude autour des défunts issus des régiments du Blanc et d'Issoudun

Cet article est une réactualisation de 2 articles parus en 2010
Intéressons nous tout d'abord aux pertes du 68ème RI qui est réparti sur deux garnisons:
Le Blanc (Portion centrale 3ème bataillon), caserne Chanzy
Le Blanc - La caserne Chanzy

 

 

 Issoudun (Portion Principale Etat-Major et 2 bataillons, ), caserne Chateaurenault

Issoudun - La caserne Chateaurenault

 

 

Le recrutement est principalement composé de Poitevins et de Berrichons provenant principalement de la Brenne (région ouest de l'Indre dont l'épicentre est la sous préfecture du Blanc).

Afin de mettre une partie de mes recherches à disposition de tous, vous trouverez derrière ce lien la  Liste des Morts pour la France du 68ème R.I.

Suite au dépouillement, on obtient 3432 soldats, sous-officiers ou officiers morts pour la France. A cette liste, il est possible de rajouter une centaine de cas, déterminés suite à recherches, de "Non morts pour la France". Je n'ai pas inclus volontairement les soldats non-Morts pour la France, la liste est disponible, mais consultable à la demande.

En effectuant un comparatif par années des pertes, on constate la dé-régionalisation des recrutements.
En 1914, les soldats provenant des départements de la Vienne, d'Indre, d'Indre et Loire et des Deux-Sèvres représentent près de 88% des pertes.
En 1918, le taux n'est plus que de 41%. Le régiment a vu des renforts provenir de tout le territoire, notamment des territoires occupés (Nord et Pas de Calais), entre autres.

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RI068_Matrice1914a1918_CarteFrance

 

Le pourcentage retenu est la proportion de natifs d'un département vis à vis des pertes totales du régiment pour une année précise.

Après le régiment d’active, le 68e RI, intéressons nous maintenant au régiment de réserve:

Le 268e RI est mis en place au Blanc dès le 3ème jour de la mobilisation, soit le 4 août 1914. Son effectif est alors de 32 officiers, 2202 hommes.
Le lieutenant-colonel Pichat est alors le commandant du régiment, et ce jusqu’à sa blessure le 9 septembre à Euvy (51), en pleine bataille de la Marne.
Le recrutement du 268e RI est principalement composé de soldats réservistes provenant du département de la Vienne (86) et de l’ouest du département de l’Indre (36) et du sud de l’Indre et Loire (37).
Alors que l’effectif de départ est donc de 2234 hommes, le 268e RI, jusqu’à sa dissolution en juin 1918, eut à subir une perte de 1380 soldats, sous-officiers et officiers.

 

RI268_Matrice1914a1918_CarteFrance

 

Au fil des années, nous constatons la disparation du recrutement régional. Alors qu’en 1914, les soldats des 3 départements représentent 92% des pertes, en 1917, ils ne sont plus que 39%.

En 1915, le recrutement est principalement effectué sur tout le territoire de la région militaire. En 1916, le recrutement est orienté vers les départements de l’Ouest.

A signaler dès 1915, une forte participation des soldats originaires des Landes dans les pertes du régiment. En 1917, il y eu autant de pertes landaises que de pertes provenant de l’Indre ou la Vienne, au sein du 268e RI.

Dans cette « étude », l’année 1918 n’a pas été retenue car le régiment fut maintenu en position de réserve plusieurs mois avant d’être dissous au mois de juin.

Cependant, cette carte est à comparer directement avec celle de 1914. Dans les deux cas, la carte couvre une période d’environ 6 mois et le contraste est flagrant.

Les armées ont su devenir « économes » de leurs soldats, les pertes sont presque 20 fois moindre.

Nota: Afin de réaliser des cartes cohérentes, le pourcentage retenu est la proportion de natifs d'un département vis à vis des pertes totales du régiment pour une année précise.

 

Sur le sujet du recrutement, je conseille notamment la lecture de l'excellent article "Du recrutement régional au recrutement national pendant la Grande Guerre" de Phillippe Boulanger. Cet article est consultable dans la "Revue Historique des Armées", n°3 - 1998.
Il existe une version plus détaillée et plus complète de det article dans l'ouvrage "La France devant la conscription - Géographie d'une institution républicaine  1914-1922" aux Editions Economica


13 septembre 2015

1 femme, 21 Morts pour la France ou les liens familiaux entre les poilus de Nuret le Ferron (36)

Il s'agit là d'un article un peu spécial. Il n'a pas été écrit par l'auteur habituel, mais par un autre "14-18 phile" du département. Je veux parler de Didier Bléron, un passionné qui effectue un remarquable travail de Mémoire au sein de sa commune ( "Les oubliés de Nuret le Ferron" )

Ce dernier m'a récemment proposé de me transmettre un article qu'il avait rédigé pour le bulletin municipal de sa commune. Rien que pour l'intention, je le remercie. Mais je le remercie encore plus pour la qualité de la recherche effectuée et pour l'originalité de sa recherche:

Etablir un lien entre les différents soldats inscrits sur le monument aux morts communal.

Je ne reprends ici que la première partie de son article qui nous dévoile des aspects intéressants sur les relations sociales et familiales d'une communauté villageoise, au sein d'une petite commune rurale de l'ouest du département de l'Indre.

Je lui laisse donc le crayon:

 

Voici une étude, non exhaustive, sur les liens familiaux entre les morts pour la France de la première guerre mondiale, de Nuret-le-Ferron et des environs.

L’idée m’en est venue lors d’une conversation avec Monsieur Pierre REMÉRAND, lors de la cérémonie du 11 novembre 2014, devant l’exposition des biographies des poilus de la commune ferronnaise morts pendant le conflit.

Prenons l’exemple de Louise MOMOT, comme suggéré par Monsieur REMÉRAND. Cette jeune femme, mariée à la veille de ses 21 ans, huit mois avant la déclaration de la guerre, a perdu en 14-18 son époux, le frère de celui-ci, trois des beaux-frères du frère de son mari, dont des jumeaux, trois de ses frères, le mari d’une de ses sœurs, le mari et le beau-frère de deux des sœurs de son époux, un de ses cousins et le cousin de celui-ci, ainsi qu’un cousin de son époux. De plus elle se remarie en 1921 avec le frère de deux autres jeunes inscrits sur le monument aux morts de Nuret-le-Ferron. En élargissant les liens de parentés des uns et des autres, nous arrivons au nombre de vingt et un morts pour la France dans l’entourage de Louise.

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Pierre MÉRIOT [01] et Louise MOMOT lors de leur mariage

Voyons tout cela dans le détail, avec l’aide visuelle de l’arbre généalogique ci-dessous.

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Les liens familiaux à partir de Louise MOMOT:

(Chaque mort pour la France est rattaché à un numéro, du style [01], afin de mieux se repérer dans cette énumération et dans l’arbre généalogique ci-dessus et dans le texte ci-dessous.)

Louise MOMOT, née le 18 décembre 1892 à Nuret-le-Ferron, épouse le 2 décembre 1913 Pierre MÉRIOT [01], tué à l’ennemi le 25 septembre 1915 à Wailly (62).

Celui-ci  est  le  frère  de  Louis  MÉRIOT  [02], disparu au combat le 6 novembre 1914 à Zonnebeke (Belgique) et époux de Léontine Valentine GAUTRON, sœur de Louis Aurélien GAUTRON [14], de Jean Baptiste GAUTRON [12] et de Louis Gaston GAUTRON [13], tous les trois morts pour la France et cités plus loin. Pierre MÉRIOT [01] a également pour sœurs Marie Louise MÉRIOT, qui a épousé Louis Aurélien GAUTRON [14], et Joséphine MÉRIOT, épouse d’Eugène Octave BRUNET, lui-même frère de François BRUNET [03], tué à l’ennemi le 27 avril 1918 à Renningelst (89).

Louise MOMOT épouse en secondes noces le 9 avril 1921, Louis BERTHOMMIER, frère de Georges BERTHOMMIER [04], décédé de ses blessures de guerre le 1er mai 1916 à Ville-sur-Coussances (55), et de Rémi BERTHOMMIER [05], tué à l’ennemi le 12 août 1916 à Cléry-sur-Somme (80).

Elle a aussi trois frères qui font partie de cette triste liste :

Georges MOMOT [06], décédé en captivité de ses blessures de guerre le 24 avril 1915 à Gardelegen (Allemagne) et marié à Louise MOREAU, la sœur de Joséphine MOREAU épouse de Louis Gaston GAUTRON [13] ;

Adrien MOMOT [07], décédé le 2 décembre 1916 à son domicile de Nuret-le-Ferron des suites d’une maladie contractée au service ;

Céleste MOMOT [08], décédé de ses blessures de guerre le 26 février 1916 à Bras-sur-Meuse (55).

Louise MOMOT a également été touchée du côté de sa sœur, Marthe MOMOT, qui est l’épouse d’Olivier PERRIN [09], décédé le 24 avril 1915 à Thouars (79) des suites d’une maladie contractée au service.

Par sa mère, Joséphine CELESTE, elle est la cousine de Louis PINÇON [10], décédé de ses blessures de guerre le 9 septembre 1914 à Linthelles (51), lui-même petit-cousin d’Alexandre PINÇON [11], tué à l’ennemi le 17 décembre 1914 à Potyze (Belgique).

Revenons à la fratrie GAUTRON, qui était composée de :

Jean Baptiste GAUTRON [12], tué à l’ennemi le 5 avril 1918 à Rouvrel (80) ;

Louis Gaston GAUTRON [13], jumeau du précédent, décédé de ses blessures de guerre le 29 octobre 1914 sur le navire-hôpital La Bretagne, entre Dunkerque(59) et Cherbourg (50), époux de Joséphine MOREAU, la sœur de Louise Moreau, épouse de Georges MOMOT [06] ;

Louis Aurélien GAUTRON [14], disparu au combat le 6 novembre 1914 à Zillebeke (Belgique), marié avec Marie Louise MÉRIOT, sœur de Pierre MÉRIOT [01] et de Louis MÉRIOT [02] ;

Léontine GAUTRON, épouse de LOUIS MÉRIOT [02].

Pierre MÉRIOT [01] est, par son père, le cousin de Léon GIRAULT [15], tué à l’ennemi le 8 novembre 1916 à Ablaincourt-Pressoir (80), lui-même frère de Jean Baptiste GIRAULT, époux de Léonie COTINIÈRE, sœur de Marie COTINIÈRE qui a épousé Philippe NUHANT [16], décédé de ses blessures de guerre le 29 octobre 1915 à Amiens (80). Philippe NUHANT [16] a pour frère Fernand NUHANT [17], décédé le 15 mai 1917 à Dinan (22) des suites d’une maladie contractée au service, mari de Joséphine MARGOUX, la sœur de Désiré MARGOUX [18], décédé en captivité le 5 décembre 1918 à Vorbeck (Allemagne) des suites d’une maladie contractée au service. Marie et Léonie COTINIÈRE sont les cousines de Louis COTINIÈRE [19], décédé de ses blessures de guerre le 9 septembre 1914 à Montereau (77).

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Léon GIRAULT [15]   -   Désiré MARGOUX [18]

Alexandre PINÇON [13] est le frère d’Henriette PINÇON qui a épousé Alexandre LABEL, frère d’Alphonse LABEL [20], tué à l’ennemi le 22 août 1914 à Signeulx (Belgique). Ce dernier est le cousin de Jules LABELLE [21], décédé le 5 août 1917 à son domicile de Nuret-le-Ferron des suites d’une maladie contractée au service.

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Drapeau des conscrits de la classe 1911 sur lequel sont inscrits Jules LABELLE [21] et Alexandre PINÇON [11]


Index des soldats Morts pour la France:

[01] Pierre Alexandre MERIOT, né le 15 septembre 1888 à Nuret-le-Ferron, mort à 27 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[02] Louis MERIOT, né le 13 novembre 1885 à Nuret-le-Ferron, mort à 28 ans (268eRI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[03] François BRUNET, né le 8 décembre 1893 à Thenay, mort à 24 ans (156e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[04] Georges BERTHOMMIER, né le 6 mars 1889 à Nuret-le-Ferron, mort à 27 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[05] Rémi BERTHOMMIER, né le 26 juin 1892 à Nuret-le-Ferron, mort à 24 ans (170e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[06] Georges MOMOT, né le 14 décembre 1886 à Nuret-le-Ferron, mort à 28 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[07] Adrien MOMOT, né le 21 août 1990 à Nuret-le-Ferron, mort à 26 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[08] Céleste MOMOT, né le 26 janvier 1894 à Nuret-le-Ferron, mort à 22 ans (10e RG) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[09] Olivier PERRIN, né le 8 octobre 1889 à Oulches, mort à 25 ans (9e SIM) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[10] Louis PINÇON, né le 6 juin 1893 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (90e RI) et inscrit sur le monument de Thenay.

[11] Alexandre PINÇON, né le 28 septembre 1891 à Nuret-le-Ferron, mort à 23 ans (68e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[12] Jean-Baptiste GAUTRON, né le 5 octobre 1884 à Luzeret, mort à 33 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Neuillay-les-Bois.

[13] Louis Gaston GAUTRON, né le 5 octobre 1884 à Luzeret, mort à 30 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[14] Louis Aurélien GAUTRON, né le 1er décembre 1885 à Luzeret, mort à 28 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[15] Léon Alexandre GIRAULT, né le 19 juin 1895 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (1er RZ) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[16] Philippe NUHANT, né le 6 avril 1880 à Ciron, mort à 35 ans (268e RI) et inscrit sur le monument de Thenay.

[17] Fernand NUHANT, né le 27 décembre 1883 à Ciron, mort à 33 ans (2e RA Colo) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[18] Désiré MARGOUX [18], né le 2 mars 1890 à Chasseneuil, mort à 28 ans (66e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[19] Louis COTINIÈRE [19], né le 7 février 1890 à Chitray, mort à 24 ans (44e BCP) et inscrit sur le monument de Rivarennes.

[20] Alphonse LABEL [20], né le 24 décembre 1892 à Nuret-le-Ferron, mort à 21 ans (113e RI) et inscrit sur le monument de Nuret-le-Ferron.

[21] Jules LABELLE [21], né le 5 novembre 1891 à Nuret-le-Ferron, mort à 25 ans (32e RI) et inscrit sur le monument du Nuret-le-Ferron.

 

Dans l'index ci-dessus, les numéros d'unités ont été rajoutés par l'auteur principal du blog, car il nous a semblé significatif de signaler que sur 21 noms, 12 ont un lien avec les unités du département et surtout que 10 d'entre eux étaient affectés soit au 68e ou au 268e RI, les régiments du Blanc, la sous-préfecture et ville de garnison située à moins de 35 kilomètres. Pour rappel, la commune de Nuret dépend de l'arrondissement du Blanc.

Un très grand merci à Didier Bléron pour sa disponibilité et la confiance qu'il me fait.

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08 septembre 2015

Lettres U et V

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Lettre U

68e RI

 URBAIN Prosper

 

Lettre V

 68e RI

VACHER Albert - VACHER Joseph - VAILLANT Georges - VALADE Alphonse - VALENTIN Theophile - VALLAT Emile - VALLEE Anatole - VALLET Rene - VANBESIEN Eugene - VANDERCRUYSSEN Edmond - VANDERQUAND Rene - VANOVERBERGHE Alphonse - VANTREPOTTE Leon - VAREILLE Marcel - VARENNE Andre - VARENNE Frederic - VARIN Auguste - VAROQUIER Juste - VASLIN Georges - VASSEUR Julien - VAUGELAS (de) Vincent - VAUVY Louis - VAVASSEUR Charles - VAY Alexandre - VAZEREAU Auguste - VEAU Leon - VEAUVY Jean - VEAUVY Louis - VEDRINE Edouard - VELLUE Leon - VELLUET Louis - VENAULT Eugene - VENDE Alfred - VENDIER Leonce - VENENCIE Elie - VEPIERRE Achille - VERBOIS Jean - VERGEZ Thomas - VERGNAUD Georges - VERGNAUD Henri - VERGNAULT Jacques - VERGNE Albert - VERGONZEANNE Jean - VERHOYE Ernest - VERMOREL Jean - VERNA Abel - VERNEUILLE Octave - VERON Joseph - VERRECHIA Pietro - VERRIER Constant - VERRIER Georges - VERRIER Jules - VERRIER Louis - VERRY Georges - VEYRIRAS Francois - VIALE Germain - VIAU Armand - VIAU Ernest - VIAU Paul - VIAUD Francois - VIAUD Marius - VIAUD Valentin - VIAULT Antoine - VIAULT Firmin - VIAULT Louis - VIAULT Roger - VICARIO Virginie - VIDAL Arthur - VIDAL Louis - VIEILLARD Jean - VIGEANT Auguste - VIGET Edouard - VIGIER Charles - VIGIER Henri - VIGLIONE Laurent - VIGNA Constant - VIGNALE Henri - VIGNAUD Henri - VIGNAUD Louis - VIGNER Francois - VILCOT Felicien - VILET Leon - VILLAIN Raoul - VILLAUME Pierre - VILLECHABROLLE (de) Raymond - VILLECHANOUX Abel - VILLEDIEU Victor - VILLEFOURCEIX Pierre - VILLENEUVE Jean - VILLERET Joseph - VINATIER Octave - VINCENT Antonin - VINCENT Edouard - VINCENT Louis - VIOLET Marcel - VIOLLEAU Fernand - VIOT Clement - VIOT Jean - VIOT Maurice - VIOUX Louis - VIOVIS Jean - VIROLEAU Arthur - VIROLEAU Camille - VIRON Rene - VITAL Charles - VIVIER Clement - VIVIER Etienne - VIVION Eugene - VOET Alfred - VOLLEAU Maurice - VOIRY Arsene - VOISIN Henri - VUS Joannes

 

90e RI

VACHER Alcide - VACHET Louis - VADCARD Jules - VADECARD Celestin - VADOT Gustave - VAILLANT Albert - VAILLANT Henri - VAILLANT Julien - VAILLANT Louis - VAILLAUD Emile - VALADEAU Henri - VALADON Leon - VALATRON Octave - VALET Maurice - VALIERE Francois - VALIN Eugene - VALLEE Albert - VALLEE Francois - VALOIS Fernand - VALTON Georges - VANNIER Louis - VAREILLE Antoine - VAS Louis - VASSEUR Paul - VATEL Gustave - VATEL Marcel - VAUBRY Louis - VAUDRON Robert - VAUGELAS (de) Vincent - VAUZELLE Jean - VAY Henri - VEDIS Eugene - VEILLON Armand - VEILLON Francois - VENAULT Paul - VENEVIER Armand - VERBOIS Celestin - VERDEYME Leon - VERDUN Philippe - VERETOUT Paul - VERGER Leonard - VERGNAUD Baptiste - VERGNAUD Jean - VERGNAUD Louis - VERGNAUD Paul - VERGNE Georges - VERGNE Louis - VERNA Maurice - VERNAUDON Martin - VERON Joseph - VERON Louis - VERRIER Louis - VERRY Emile - VERSAVAUD Jean - VERVANT Marcel - VETAUX Germain - VEZINAT Frederic - VIAL Etienne - VIDAL Abel - VIDAL Charles - VIDAL Louis - VIEMONT Maurice - VIGIER Albert - VIGNANE Andre - VIGNAUD Francois - VIGNAULT Eugene - VIGNEAULT Pierre - VIGNERON Pierre - VIGNEROUX Francois - VILATTE Jules - VILLADIER Henri - VILLAIN Alfred - VILLAIN Emile - VILLAIN Georges - VILLARS Michel - VILLAUDIERE Gustave - VILLEBASSE Theophile - VILLECHABROLLE (de) Raymond - VILLECHALANE Jean - VILLEMONAIS Jean - VILLEMONT Eugene - VILLEMONT Fernand - VILLEMONT Maxime - VILLEMONTEIX Leonard - VILLENEUVE Alphonse - VILLENEUVE Celestin - VILLENEUVE Sylvain - VILLERET Denis - VILLERET Joseph - VILLERET Marcel - VILLESANGE Jean - VILLOING Charles - VIMONT Leon - VINATIER Rene - VINCENT Aimable - VINCENT Desire - VINCENT Henri - VINCENT Jean - VINCENT Joseph - VIOLET Gabriel - VIOLLEAU Ferdinand - VIOLLETTE Emilien - VION Eleonor - VIOT Alphonse - VIOT Joseph - VIOU Louis - VIOVY Eugene - VIRARD Ernest - VIREVIALLE Henri - VIVET Julien - VIVIER Floribert - VOIRET Antoine - VOISARD Gabriel - VOISIN Alfred - VOISIN Camille - VOISIN Georges - VOISIN Georges - VOISIN Henri - VOUILLE Louis - VOYER Henri - VRIGNAUD Pierre - VRIGNON Eugene - VRILLAC Eugene

 

268e RI

VAESREN Marcel - VAL Bernard - VALETTE Louis - VALLEE Fernand - VALLET Ernest - VALLET Fernand - VANY Henri - VASH Emile - VAUGELADE Emile - VENIN Baptiste - VERGET Constant - VERGNAUD Jean - VERGNAUD Jean - VERGNOLLE Henri - VERNA Victor - VERVIN Jules - VIAUX Rene - VIDAULT Frederic - VIGNAULT Albert - VIGNAULT Alphonse - VIGNAULT Emile - VIGNER François - VIGNERON Baptiste - VIGNIER Elie - VIGNIER Joseph - VIGUER Elie - VILLEGER Antoine - VILLENEUVE Eugene - VILLERET Louis - VILLERET Pierre - VILLIERS Eugene - VINCENT Louis - VINCENT Louis - VIOT Samuel - VIROLLEAU Alfred - VITEAU Honore - VIVIANT Alphonse - VIXXE Jean - VOISIN Felix - VOISIN Joseph - VOUDON Joseph - VOYER Eugene

 

290e RI

VALEIX Maxime - VALET Antheme - VALLET Francois - VALLOIS Antonin - VANDIER Clement - VAREILLE Jean - VASLET Armand - VAUBRY Louis - VEILLAT Jules - VEILLON Georges - VERDIER Charles - VERDIER Clovis - VERGNE Maurice - VERNET Louis - VERRET Gabriel - VETEAULT Gaston - VIAUD Denis - VIAUD Henri - VIDARD Louis - VIGNAIS Georges - VIGNAUD Georges - VILAIN Lucien - VILARMET Remon - VILLEMONAIS Andre - VILLEMONT Rene - VILLENEUVE Henri - VILLENEUVE Louis - VILLENEUVE Paul - VILLENEUVE Pierre - VILLERET Jean - VILLESANGE Jean - VILOTTE Louis - VINCENT Eugene - VINCENT Eugene - VINCENT Pierre - VINCON Eugene - VOILLOT Pierre

 

65e RIT

 VALANTIN Paul - VIROULAUD Elie

 

66e RIT

VAILLANT Albert - VALONNE Marc - VAN DYK Charles - VANIER Gaston - VARVOU Jean - VASSEUX Leon - VAUGIN Ernest - VAUGIS Georges - VERNA Desire - VERRIAC Jean - VERRON Alberic - VILLERET de la MOTTE Endrien

 

Retrouvez l'alphabet du Monument aux Morts des régiments de l'Indre en cliquant ICI

25 juin 2015

"D'âmes et de pierre", Ernest nivet, un sculpteur berrichon.

Il est un artiste du département qui a un lien profond et encore présent avec les combattants indriens de 14/18, j'ai nommé Ernest Nivet qui fut l'auteur de quelques monuments aux morts du département.

Un documentaire de 52 min sera prochainement diffusé (sur France 3 semble-t-il) et sera présenté en avant-première au cinéma Appolo de Châteauroux, le 7 juillet à 20h45.

Voici la bande annonce de ce documentaire "D'âmes et de pierre“ réalisé par  Pascal Guilly:

 

Mardi 7 juillet 2014 à 20h45
Cinéma Apollo
4 Rue Albert 1er, 36000 Châteauroux

 

Quelques monuments oeuvres d'Ernest Nivet:

 Argenton 195_1
Le monument départemental - Préfecture de l'indre


 
CaptureJC
Le monument aux Morts - Place Lafayette Chateauroux


CaptureJC1
Le monument "pacifiste" d'Eguzon
"Les mères détestent la guerre"

MAM_Buzancais
"La Pleureuse" du monument 1870 du canton de Buzançais

 

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17 juin 2015

La difficulté pour retrouver un soldat ou l’intérêt de recouper un maximum de données.

A partir de la liste des soldats issue des monuments aux morts (MAM) départementaux, il n’est pas rare de faire chou blanc et de ne pas retrouver la fiche Mémoires des Hommes (MDH) qui correspond aux noms gravés sur ces mêmes monuments. Pour résoudre ce problème, il est alors conseillé de faire appel à d’autres sources :

La première possibilité est que la fiche issue du site Mémoires des Hommes n’existe pas, en effet, comme l’indique ledit site « Cet ensemble de fiches nous a été transmis tel qu’il a été constitué et ne prétend pas à l’exhaustivité. »
La deuxième est que sur la fiche MDH ne figure pas assez d’indices pour rattacher le nom gravé et ladite fiche. Il faut alors passer par d’autres sources.

Rencontrant souvent ce cas, je vous présente ci-dessous une des techniques de recoupement utilisée et particulièrement le cas d’utilisation des listes issues des remises de « diplômes de Mort pour la France » que l’on peut trouver aux archives départementales et qui furent tenues par la préfecture de l’Indre et consultable en R982.

Prenons un exemple concret.

A partir du site Mémorial Gen Web (MGW), on obtient la liste des noms du monument aux morts de la commune d’Aigurande.
http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=36001&dpt=36&idsource=24605&table=bp04

MAM36_Aigurande1
Collection de l'auteur

 

Parmi les noms, se trouve celui de COUTURIER Alphonse. On notera aussi que ce même nom figure sur le relévé MGW des plaques qui sont situées dans l'église d'Aigurande.

Le premier réflexe est donc de se rendre sur Mémoires des Hommes, en saisissant le nom et le prénom, on obtient une liste de 6 fiches, or, en auscultant chaque fiche on se rend compte qu’aucune ne fait mention du département de l’Indre ou de la ville d’Aigurande.

MDH
Sources Capture Ecran Mémoires des Hommes

A force d’effectuer ce type de recherche depuis quelques temps, un premier doute se porte sur 2 fiches.
La première est celle Alphonse Couturier natif du Cher, donc le département voisin et la deuxième est celle de d’Alphonse Victor, lui natif de Paris, or, nombreux sont les enfants de la région du sud du département qui montèrent à la capitale et qui gardèrent des liens forts avec la commune d’origine. A noter aussi que l'on ne trouve pas de trace de soldat Couturier dans les relevés MGW liés au 4e arrondissement de Paris, mais les relevés sont loin d'être complets.

Cependant, tout ceci ne constitue pas des preuves, il est nécessaire d’avoir des renseignements complémentaires.

Première source possible, la consultation du Livre d’Or communal sur le site des Archives Nationales. Pas de chance, si les fiches communales d'Aigurande existent, il y a des manques dans celles-ci (2 feuilles sur 9 sont manquantes). Concernant le Livre d'Or de Paris 4ème, il est plus qu'incomplet puisque comportant que 4 feuillets.
Il faut donc chercher des indices ailleurs.

Autre source possible que je suis actuellement en train de rentrer dans une base de données, le fichier issu des enregistrements de remise des diplômes de Morts pour la France que l'on trouve aux Archives Départementales (ADI36-R982). Au numéro d’enregistrement 5004, il est indiqué :

CaptureR982
Sources Archives Départementales Indre - R982

5004 - Couturier Alphonse - Sold. - 303e Inf – Aigurande.

En retournant sur Mémoires des Hommes, en regardant le numéro d'unité, il est alors possible de faire le lien avec le parisien Alphonse Victor.

archives_D570148R
Sources Mémoires des Hommes

Pour information, actuellement ce sont pas moins de 1411 noms présents sur les Monuments de l'Indre que je n'arrive pas à identifier sur Mémoires des Hommes (sur un total de 11500 noms inscrits).

Suite à la diffusion de ce message, des lecteurs me signalent que l'on peut aussi s'appuyer sur l'Etat-civil, les recensements et autres décomptes de la population.

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14 mars 2015

Une question récurrente : Combien de soldats de l’Indre sont morts pendant la Guerre 14/18?

Pour y répondre, on pourrait se contenter des chiffres avancés par la presse de l’époque.

Journal
Journal du Département de l’Indre – 7 novembre 1932 – collection AD36 R909_3

 

Lors des recherches entreprises, il n’a pas été possible de retrouver une source officielle indiquant le nombre de décès, mais surtout indiquant la procédure et les sources d’un tel chiffre.
Tout d’abord, avant de commencer un éventuel comptage, il est nécessaire de définir qu’est ce qu’un Indrien ?

  • S’agit-il d’un natif ? Mais s’il est resté juste un mois, est il encore du département?
  • S’agit-il d’un résident ? Combien de temps faut-il résider pour être comptabilisé?
  • A-t-il eu son acte de décès transcrit dans le département ? Certains soldats morts dans des hôpitaux du département eurent leur acte de décès transcrit sur le lieu même, ainsi le tirailleur LAMA Bamba dont la transcription eut lieue à Argenton.
  • Doit-on considérer le moment du recrutement militaire comme position de référence ? Châteauroux ? / Le Blanc ? Mais dans le cas de ce dernier lieu cela englobe aussi des cantons d’Indre et Loire et de la Vienne.

A vrai dire, je ne sais clairement le définir, et la solution de facilité consisterait à se limiter aux sources rapidement accessibles et ainsi de se contenter des natifs du département issue de la base de Mémoires des Hommes.

Reprenons maintenant, les différents fonds répertoriés et connus :

Les monuments aux morts : Sources la plus visible, elle permet d’obtenir une liste de 11.775 noms sur les 248 communes du département. Ce comptage a des limites en l’absence d’écrits sur l’élaboration des listes. On ne peut que constater des incohérences (noms sur plusieurs monuments, noms inconnus, certaines familles refusèrent l’inscription de leur enfant sur le monument communal). Le chiffre issu des monuments a vraisemblablement inspiré le journaliste de 1932.

Ce chiffre est cependant à prendre avec précaution, c’est notamment celui-ci qui permettait de calibrer la subvention versée par l’Etat aux communes.

Le Livre d’or départemental : Le texte de loi régissant ce Livre d’Or, étant plus strict dans son application (uniquement natif ou résident), il serait vraisemblablement une meilleure source que celui régissant le monument où le Maire était plus libre pour l’inscription (Certains non-Morts pour la France furent inscrits, mais dans la commune d’à côté). La mise en ligne (partielle*) des Livres d'Or par le site des Archives Nationales permet de cibler 9.257 noms.
* Certaines communes ne sont pas complètes sur le site des Archives Nationales (Aigurande, Ambrault, Anjouin, Ardentes, Argenton, Arthon, Azay, Bagneux, Le Blanc, Les Bordes, Bouesse, Bouges, Buxeuil, Buzançais, Chabris et Chaillac), le chiffre annoncé est donc un chiffre bas.

Le site Mémoires des Hommes : Les critères de recherche sont multiples, mais le seul champ actuellement renseigné est celui du département de naissance. Les fiches accessibles sont celles des soldats « Morts pour la France », mais il existe aussi un deuxième fichier accessibles dit des « Non mort pour la France » qui a été rajouté, il y peu (Pour information, ce 2ème fichier contient aussi des MPLF). On obtient donc 11.388 cas de d'inatifs de l'Indre.

Les fiches matricules : Celles-ci étant actuellement inaccessibles et de plus, la base étant le recrutement militaire (Chateauroux et Le Blanc), les fiches sont réparties sur plusieurs départements en ce qui concerne le recrutement du Blanc, il est actuellement impossible d’établir une étude fiable, car de plus cela nécessiterait de compulser un très grand nombre de fiches matricules, une à une.

Sélection_012


 

A noter que depuis la rédaction de cet article, la mise en ligne des fiches matricules a été effectuée courant été 2016


 

Le diplôme de Mort pour la France : Aux Archives départementales, en série R892, deux cahiers comptabilisent les remises de diplômes qui furent transmis aux communes pour être remis aux familles de soldats « Mort pour la France ». Cette liste s’arrête en 1924. Le compte est alors de 9.449 diplômes remis. Il s’agit donc là du chiffre bas de notre estimation, certaines fiches n'ont qu'un lien ténu avec le département. On visualise, par exemple, des cas concernant des familles de réfugiés des territoires occupés qui reçurent les diplômes sur le lieu de leur hébergement, donc dans le département.

 

De telles incertitudes ne permettent pas actuellement d’annoncer un chiffre précis. L’étude en cours consiste donc en un subtil recoupement entre toutes ces sources, tout en définissant un cadre strict. En l'état du dépouillement, nous arrivons à quelques 13.600 cas différents, induisant, à coup, sur que le nombre est inférieur. Le 11.500 de la presse de l'époque est donc encore valable.

Je vous livre ci-dessous ma liste (toujours en évolution) des 13600 cas relevés, elle est présentée sous la forme d'un monument virtuel au travers d'un blog à la mode "Il y a 100 ans". Les points d'entrées sont multiples. Les 4 sources utilisées sont:

  • Mémorial Gen Web (Monuments aux morts)
  • Les Livres d'Or du département de l'Indre
  • Les listes du Diplome des Morts pour la France (dépouillement toujours en cours)
  • Les fiches Mémoires des Hommes (Morts pour la France et non Morts pour la France)

Comme il ne m'appartient pas de définir qui est un Indrien (natif? résident? ...), tous les cas concernent le département de l'Indre plus ou moins directement. Par exemple vous trouverez les noms de soldats du Nord de la France, dont les familles hébergées dans l'Indre pendant le conflit reçurent le diplome de MPF sur leur lieu d'hébergement (donc dans l'Indre).

Le site des soldats du département de L'indre

Posté par Indre1418 à 17:50 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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