"Sans pitié pour le cheval - Quand nous partimes à la guerre ..." (2014 réactualisé 2025)
Le 11 novembre, chacun fait son deuil, chacun à sa mémoire, chacun à sa manière:
Pour moi ce sera, en ce 11 novembre 2025, au lycée Henri Brisson de Vierzon pour me souvenir des anciens élèves, du personnel d'alors. Mais ce sera aussi pour penser aux quelques 190 décédés au sein de l'établissement entre 1914 et 1918.
J'aime à me dire que chacun s'approprie le moment, pas seulement par le formalisme des commémorations officielles.
J'ai donc une multiple pensée, une pour ceux qui passèrent par Brisson, une pour les miens et une pour Jean-Louis Bergheaud et son alter ego aïeul.
Jean Louis Murat - Sans Pitié pour le Cheval
Il est à noter que "Murat" est un pseudo lié à Murat-Le-Quaire, dans le Puy de Dôme. De son vrai nom "Jean Louis Bergheaud", le chanteur est originaire de La Bourboule, haut lieu de colonies de vacances et autres séjours de sanatorium pour bon nombre de Berrichons, dont je suis.
On notera avec intérêt la présence d'un Jean Louis Bergheaud au 3e Zouaves et tombé en 1918 à Moreuil (80). Ce dernier avait tout juste 21 ans.
Sur cette chanson:
Sans Pitié Pour Le Cheval
La guerre 14-18… Bataille de la Marne… Mon nom d’état civil n’est pas le mien : j’ai celui d’un arrière grand-oncle, qui se prénommait également Jean-Louis. On m’a donc redonné le nom de Jean-Louis Bergheaud. Étant le premier garçon à être né, je me suis retrouvé dans la famille en charge de l’hérédité imposée d’un combattant héroïque de la guerre 14-18, qui meurt d’ailleurs en 1918. Sans faire de la psychologie à trois balles ou de la schizophrénie de comptoir, j’ai toujours eu du mal avec mon identité. Ainsi, je suis resté sensible à la guerre 14-18, où je suis donc mort une première fois. D’où cette chanson Sans Pitié Pour Le Cheval. J’en ai quelques-unes sur les chevaux et la manière dont les animaux sont traités depuis lors. Moi, j’ai eu la chance de jouer aux cowboys et aux Indiens avec mes enfants, en partant dès l’aube à la montagne avec un poney chacun. On faisait des cavalcades effrénées. Les êtres humains ont perdu le rapport aux animaux. Je regrette le temps où les hommes circulaient à cheval. Il y avait une noblesse qui n’existe pas dans une Clio ou un Picasso…
Sources (inactive en 2025): http://www.magicrpm.com/a-lire/interview/jean-louis-murat/track-by-track-14-10-11