Châteauroux, le 11 novembre 1929, 11 onze ans après le 90e n'était plus là (MAJ)
En avril 1928, au vu des restructurations de l'organisation militaire et des économies budgétaires à faire, des regroupements d'unités sont décidées. Après le 68e RI alors en garnison à Le Blanc et Issoudun et sa dissolution dès 1920, voici le temps de la dissolution de l'unité emblématique de la capitale du Bas-Berry, Châteauroux.
voir article "Les lendemains désenchantés du conflit"
Le 90ème RI, à la caserne Bertrand, a déjà perdu 2 bataillons transférés à Tours, voici maintenant qu'il est absorbé par le 32e RI tourangeau qui reprend les traditions de l'unité.
Le 14 décembre 1928, le drapeau quitte la ville de Châteauroux. Un défilé du dernier bataillon restant est organisé et traverse la ville. Il prend la rue de la République, qui fut "rue de la Caserne" puis "rue des Poilus". Passant par le centre-ville et la rue Victor Hugo, il rejoignait la gare par la rue de même nom.
Le 11 novembre 1929, les commémorations de l'Armistice ont bien lieu à Châteauroux. Il s'agit donc là du premier défilé "civil" en l'absence des militaires d'active. Le parcours, en l'absence de monument aux morts communal, permet de rejoindre la place Gambetta et son monument aux anciens de 1870-1871 jusqu'au carré militaire du cimetière Saint Denis où se trouve le monument du Souvenir Français, inauguré en 1922.
A l'époque tant le monument départemental de la place de la Victoire et des Alliés (Inauguré en 1932) que celui de la place Lafayette (Inauguré en 1937) n'existent pas. Seules existent les plaques de l'ancienne mairie (1925).
Il est possible de penser que le parcours du défilé partait potentiellement de la mairie, effectuait une pause place Gambetta puis se dirigeait vers le cimetière du quartier Saint-Denis. Aucun cliché de la première partie du parcours potentiel n'a été retrouvé.
La population civile est présente et très nombreuse, elle est accompagnée des autorités, de la fanfare. On peine, de nos jours, à se rendre compte de l'affluence des commémorations d'alors. C'est toute la ville qui est quasiment présente.