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Indre 1914-1918 - Les 68, 90, 268 et 290e RI

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16 juin 2011

Les monuments indriens (6) Chateauroux

Le but de ce message est de vous faire partager un moment rare:

Le film de l'inauguration de 1937 du monument de la Place Lafayette. Je reviendrai à l'occasion sur ce monument et les différents monuments castelroussins.


Agrandir le plan

Ce film provient d'un site incontournable de la région Centre Ciclic.fr et nous permet un voyage dans le temps.

Sources: http://memoire.ciclic.fr/ - http://maps.google.fr/

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22 mai 2011

Les monuments indriens (5) Chitray

Toujours dans les dépouillements de l'Indépendant du Berry, le numéro du 23/06/1923 nous rapporte l'inauguration du monument aux morts de la commune de Chitray.

CHITRAY. - La commune de Chitray a inauguré, dimanche 17, le monument qu'elle a élevé à la mémoire de ses enfants, morts pour la France, pendant la guerre. La céremonie a commencé par la messe à laquelle assistaient le Conseil municipal et ses invités, M. le baron Le Febvre député, les Conseillers d'arrondissement, les maires ou adjoints du canton, et presque tous les habitants. Après l'évangile, M. le Curé, dans une touchante allocution, arappelé les liens qui unissent les morts aux vivants, les enseignements que donnent ceux qui ont sacrifié leurs vie pour sauver la patrie et nos devoirs envers les soldats à qui nous devons de vivre libre. A la fin de la messe, il a donné l'absoute. Puis, les assistants, précédés de la musique de Saint Gaultier qui prêtait son concours et qui avait déjà exécuté deux morceaus pendant l'office, - se sont rendus en procession au cimetière où de nouveau l'absoute fut donnée au pied de la colonne qui porte les noms des enfants de la commune tombés au champ d'honneur, - colonne qui fut érigée, aussitôt après la guerre, par les soins de M. le Marquis de Rochambeau, conseiller municipal. Du cimetière, l'assistance revint sur la place et M. le Curé bénit le monument qui s'élève en face de la belle église de la paroisse, à l'ombre des maronniers.

A midi et demie eut lieu le banquet offert par la municipalité, et à 2h 30, l'inauguration officielle. La musique jouant une marche funèbre, conduisit le cortège auprès du monument entouré de fleurs, jusqu'à une estrade décorée de feuillages où les autorités prirent place. M. le Maire fit l'appel des soldats morts; à chaque nom, les enfants des écoles répondaient: "Mort pour la France" et des petites filles fort gentiment costumées en alsaciennes et en lorraines, jetaient des fleurs au pied du monument. Garçons et filles réunis chantèrent ensuite une belle cantate puis tour à tour trois garçons et trois petites filles, celles-ci formant par leurs costumes le drapeau tricolore, récitèrent des poésies en l'honneur des morts qu'on célébrait.

Et ce fut l'heure des discours. Successivement, avec une profonde émotion, M. de Boismarin, maire de la commune depuis de longues années, M. Jean Le Febvre, M. Anselme Patureau-Mirand, députés, célèbreèrent le courage, l'endurance et le dévouement de nos héroiques soldats et recommandèrent avec éloquence l'union et la concorde telles qu'elles avaient régné pendant la guerre et que tous les hommes sensés et patriotes regardent comme indispensables aujourd'hui pour le relèvement et la prospérité de la France.

Le monument symbolise parfaitement les pensées et les sentiments si bien exprimés par les chants et les poésies des enfants, par les discours des orateurs et par toute la cérémonie. C'est à la fois le monument de souvenir et de l'appel à la concorde. Sur un élégant piedestal quadrangulaire où les noms des braves sont gravés en lettres d'or dans des plaques de marbre, un soldat armé en guerre, debout l'arme aux pieds, monte la garde, les regards tournés vers le nord-est, vers l'ennemi. Il semble dire comme les orateurs qu'on a entendus: "Ne prêtons pas l'oreille aux paroles qui nous divisent, n'écoutons pas non plus les mensonges spécieux, les belles phrases humanitaires qui aboutissent à d'effroyables hécatombes, souvenons-nous, restons unis et veillons."

MAM36_Chitray

Lors de mes recherches sur le net, je tiens à vous signaler un superbe site sur le sujet des monuments aux Morts sculptés de la Première Guerre Mondiale: ICI

Sources:

Indépendant du Berry - GALICCA http://gallica.bnf.fr/
Document personnelle

22 avril 2011

Vision de la Targette

Effectuant du nettoyage dans mes dossiers, j'ai retrouvé quelques "films" effectué lors d'une virée dans le Pas de Calais.

Voici la nécropole de la Targette à Neuville Saint Vaast en 2006. Théatre des combats de juin 1915, ce secteur fut le tombeau de plusieurs centaines de soldats des 68, 90, 268 et 290e RI.

Actuellement, 114 de ces corps identifiés reposent à la Targette.

 

68 R.I. BURET Alphonse Eugène Soldat 02 07 1915
68 R.I. ROUCHER Jean Baptiste Caporal 25 09 1915
68 R.I. DEMEULEMESTER Gustave Soldat 25 09 1915
68 R.I. GUILLEMAIN Célestin Clovis Soldat 25 09 1915
68 R.I. DEROUET Louis Pierre Soldat 25 09 1915
68 R.I. CLAVEAU Albert Caporal 25 09 1915
68 R.I. ROSSI Xavier Soldat 19 06 1915
68 R.I. GRELLIER Henri Paul Soldat 25 09 1915
68 R.I. PASQUET Henri Soldat 27 09 1915
68 R.I. GUILLEMAIN Joseph Adrien Soldat 25 09 1915
68 R.I. LANTIER Célestin Félix Soldat 25 09 1915
68 R.I. BOULANGER Léon Gaston Caporal 25 09 1915
68 R.I. DUBOURG Jean Louis Caporal 27 09 1915
68 R.I. BARDU Joseph Soldat 26 09 1915
68 R.I. HARRE Gustave Victor Caporal 25 09 1915
68 R.I. DELOZIER François René Soldat 25 09 1915
68 R.I. DUCARTERON Louis Soldat 26 09 1915
68 R.I. THIBOEUF Joseph Soldat 09 09 1915
68 R.I. DOISEAU Ernest Sergent 25 09 1915
68 R.I. PERAULT Auguste Soldat 25 09 1915
68 R.I. BONNET Jean Auguste Soldat 25 09 1915
68 R.I. CHARRE Honoré Lucien Soldat 25 09 1915
68 R.I. CADEAU Jean Baptiste Caporal 25 09 1915
68 R.I. MORISSET Désiré Soldat 25 09 1915
68 R.I. CENSE Jules Georges Soldat 25 09 1915
68 R.I. NICOLAS Jean Désiré Sergent 13 09 1915
68 R.I. GOUJON Victor Louis Soldat 25 09 1915
68 R.I. MALLET Marie Alfred Jérémie Soldat 25 09 1915
68 R.I. GAUTIER Louis Michel Soldat 25 09 1915
68 R.I. BRION Joseph Lucien Soldat 27 06 1915
68 R.I. BEAUVAIS Marcel Soldat 02 07 1915
68 R.I. BLANCHET Gabriel Soldat 24 06 1915
68 R.I. ROUSSEAU Pierre Emile Caporal 26 07 1915
68 R.I. GATEFAIT Eugène Alphonse Soldat 21 04 1915
68 R.I. THIOU Maurice Jean Soldat 26 05 1915
68 R.I. LEBAS Auguste Victor Caporal 25 05 1915
68 R.I. BONNEAU Pierre Soldat 26 05 1915
68 R.I. DELETANG Maurice Joseph Sergent 25 05 1915
68 R.I. GAILLEDRAT René Soldat 02 06 1915
68 R.I. GONOD Benoît Joseph Sergent 25 05 1915
68 R.I. FOURRIER Edmond René Soldat 27 09 1915
68 R.I. DUVEAU Narcisse Soldat 25 09 1915
68 R.I. CHARON Jules Soldat 25 09 1915
68 R.I. ANDRE André Adjudant 25 09 1915
68 R.I. BARBIER Jean Soldat 25 09 1915
68 R.I. MERIOT Pierre Soldat 25 09 1915
68 R.I. RIOLLAND Louis Sergent 25 09 1915
90 R.I. ABRIOUX Alfred Sergt - Fourrier 09 06 1915
90 R.I. AUDOIN Pierre Soldat 30 09 1915
90 R.I. BLANDIN Gaston Georges Soldat 28 09 1915
90 R.I. BOURY Marcel Auguste Sergent 28 05 1915
90 R.I. BRAULT Auguste Joseph Sergent 16 06 1915
90 R.I. BRUNEAU Charles Caporal 28 06 1915
90 R.I. CHEVALIER Achille Jules Soldat 25 09 1915
90 R.I. CHICAUD Eugène Soldat 16 09 1915
90 R.I. COCHARD Camille Soldat 25 09 1915
90 R.I. DAVID Emile Joseph Soldat 27 09 1915
90 R.I. DEBIAIS Louis Auguste Soldat 15 09 1915
90 R.I. DENIS Alphonse Soldat  
90 R.I. DENIS Joseph Soldat 25 09 1915
90 R.I. GACHET Alfred Soldat 16 06 1915
90 R.I. GAULTIER Joseph Sergent 17 09 1915
90 R.I. GODEAU Julien Soldat 18 09 1915
90 R.I. GUINDEUIL Edmond Jules Soldat 16 09 1915
90 R.I. HERRAULT Louis Georges Soldat 27 09 1915
90 R.I. LECLERC Louis Gabriel Soldat 28 09 1915
90 R.I. LORY Marcel Auguste Soldat 25 09 1915
90 R.I. MAROLLEAU Firmin Alexandre Soldat 16 06 1915
90 R.I. MAROT René Georges Soldat 27 09 1915
90 R.I. PROTEAU Jean Constant Soldat 09 09 1915
90 R.I. RABOT Camille Edmond Soldat 19 09 1915
90 R.I. REBILLOT Sylvain Alfred Soldat 18 09 1915
90 R.I. THOMAZEAU Edmond Soldat 18 09 1915
90 R.I. TOURAINE Maurice Joseph Soldat 25 09 1915
90 R.I. VALOIS Fernand Delphin Soldat 17 09 1915
90 R.I. VAUBRY Louis Isidore Soldat 30 09 1915
268 R.I. MIRAMON Albert Sous-Lieutenant 25 09 1915
268 R.I. DUVAL Sylvain Paul Soldat 25 09 1915
268 R.I. PIOFFET Denis Soldat 25 09 1915
268 R.I. BARBARIN Eugène Désiré Soldat  
268 R.I. NAUD Jean Soldat 25 09 1915
268 R.I. DUPUIS Jules Maximin Soldat 25 09 1915
268 R.I. MORCEAU Pierre Soldat 20 09 1915
268 R.I. DUBRAC Fernand Soldat 24 09 1915
268 R.I. CIMBAULT Jules Albert Soldat 25 09 1915
268 R.I. TANCHOUX Eugène Soldat 25 09 1915
268 R.I. BELLIER Désiré Joseph Soldat 25 09 1915
268 R.I. GIRARDIN Charles Soldat 25 09 1915
268 R.I. BROTHIER Alexandre Soldat 25 09 1915
268 R.I. LAUBIER Auguste Louis Soldat 25 09 1915
268 R.I. PORCHER Henri Ernest Soldat 25 09 1915
268 R.I. DENIS Alphonse Ernest Soldat 25 09 1915
268 R.I. ELION Paul Soldat 24 09 1915
268 R.I. BANNIER Prudent Soldat 25 09 1915
268 R.I. TRINQUART Louis Philippe Soldat 25 09 1915
268 R.I. ANDRE Louis Soldat 25 09 1915
268 R.I. LERAT Paul Auguste Soldat 26 09 1915
268 R.I. CHILOUET Louis Léon Soldat 26 09 1915
268 R.I. AVENET Eugène Jules Soldat 25 09 1915
268 R.I. ESNAULT Paul Soldat 20 09 1915
268 R.I. AUBIER Alphonse Soldat 05 09 1915
268 R.I. MATERNEAU Théophile Soldat 23 09 1915
290 R.I. 1 INCONNU FRANÇAIS Louis Marc Soldat 20 09 1915
290 R.I. ARMIGNAT Pierre Michel Soldat 11 09 1915
290 R.I. BODIN Hippolyte Désiré Soldat 13 09 1915
290 R.I. BONNET Noël Henri Caporal 19 09 1915
290 R.I. BOUTET Alexandre Désiré Soldat 19 09 1915
290 R.I. CLEMENT Ernest Soldat 13 09 1915
290 R.I. CORDAT Emile Clément Soldat 12 09 1915
290 R.I. DENIS Alexandre Célestin Soldat 12 09 1915
290 R.I. FERRANDIERE Marc Soldat 16 09 1915
290 R.I. GUIBAUT Victor Soldat 17 09 1915
290 R.I. RAFESTHAIN Cyprien Jules Soldat 12 09 1915
290 R.I. VAY Henri Lucien Soldat 19 09 1915
15 avril 2011

Lettre N

Logo1418

 

68e RI

 

NABON Auguste - NADEAU Andre - NADEAU Baptiste - NADEAU Louis - NAFFRECHOUX Jules - NAFRAICHOUX Albert - NAILLAT Louis - NARBONNE Octave - NASLET Auguste - NAU Louis - NAU Modere - NAUD Aime - NAUD Auguste - NAUD Delphin - NAUDIN Henry - NAULEAU Joseph - NEBILLON Louis - NEBILON Louis - NEPVEUX Louis - NERISSON Charles - NERVE Louis - NESPOULOUS Marius - NEUVY Paul - NEVEU Charles - NEVEU Georges - NEVEU Victor - NEVEUX Maximin - NIBODEAU Louis - NICAULT Jules - NICOLAS Jean - NIVAU Aime - NIVELLE Edmond - NIVET Eugene - NIVET Leon - NOBLET Louis - NOE Etienne - NOEL Andre - NOEL Gustave - NOGRETTE Gustave - NOIROT Georges - NONET Eugene - NONNET Alexandre - NORMANT Vincent - NOSSEREAU Eugene - NOUET Constant - NOYER Rene - NUCHEZE (de) Marc

 

90e RI

 

NADAUD Leon - NAFFRICHOUX Louis - NAIL Seraphin - NARDEUX Albert - NAU Edmond - NAUD Antonin - NAUD Henri - NAUDET Louis - NAUDIN Georges - NAULEAU Armand - NAULET Jules - NEGREPONT Leopold - NERISSON Roger - NERVE Paul - NERVET Charles - NERVET Leon - NEUVY Alphonse - NEVEU Armand - NEVEU Henri - NEVEU Pierre - NEVEUX Julien - NEYRAT Pierre - NIBEAUDEAU Joseph - NICAUD Louis - NICAUD Marcel - NICIER Rene - NICOLAIS Alphonse - NICOLAS Amedee - NICOLET Felix - NICOLLE Raymond - NIVAUD Desire - NIVET Charles - NIVET Emile - NIVET Georges - NIVET Pierre - NOAZET Emile - NOEL Henri - NOGRETTE Octave - NOHANT Henri - NOILOU Constant - NONET Florentin - NONNET Jean - NONNET Paul - NOSSEREAU Eugene - NOUCHET Leon - NOUET Victor - NOVARESE Albert

268e RI

 

NALLET Jean - NAU Jean - NAUD Auguste - NAUD Jean - NAUDET Eugene - NAUDET Sylvain - NAULET Rene - NAULET Silvain - NAULT Albert - NAVRAT Raymond - NEAUME Joseph - NEVEU Pierre - NIBAUDEAU Mathurin - NIBAUDEAU Silvain - NIBEAUDEAU Emile - NIBODEAU Jules - NICAUD Clement - NICAULT Louis - NIVET Auguste - NIVET Auguste - NOGRETTE Francois - NONET Joseph - NORMAND Alcide - NUANT Philippe

 

290e RI

 

NARCE Ernest - NAUD Jules - NAUDET Gerard - NAUDION Paul - NEPVEU Georges - NEVEU Jean - NEVEU Maurice - NEVEU Vincent - NICOLAS Alexandre - NICOLAS Jean - NICOLAS Joseph - NICOLAS Paul - NICOT Amour - NIVET Charles - NOEL Calixte - NONIN Lucien - NOUVEAU Charles

 

65e RIT

 

NESLON Francois

 

66e RIT

 

NOSSEREAU Alfred - NYS Jean

Retrouvez l'alphabet du Monument aux Morts des régiments de l'Indre en cliquant ICI

 

9 avril 2011

Ernst WERNER - un prisonnier bavarois à Issoudun

Récemment, j'ai acquis un courrier écrit par un prisonnier allemand à ses parents depuis le dépôt d'Issoudun, le 6 juin 1917.

Hormis la traduction toujours en cours (mon allemand scolaire ne s'est pas amélioré), je me suis mis en quète de trouver d'éventuelles informations concernant ce prisonnier.

Issoudun_KriegGefanger_ErnstWerner

Le prisonnier allemand en question est Ernst WERNER. Au dos de sa lettre, il se déclare "Kriegsgefanger" (Prisonnier) "Vizefeldwebel" (Sergent-major). Son unité est le 3e Bavarois Ersatz, 3eme compagnie.

Grâce à l'aide de correspondant du forum Pages 14-18, je retrouve le parcours de cette unité:
http://www.militaerpass.net/1brd.htm

Analysons maintenant le recto de l'enveloppe:

Issoudun_KriegGefanger_ErnstWerner1

Le courrier est envoyé à Arzberg (Bavière) et est adressé à Robert WERNER qui est qualifié de "Hauptlehrer" (Professeur). Ce dernier est le père du prisonnier, en effet, le courrier commence par "Meine lieben Eltern" (Mes chers parents).

Peut-on aller plus loin?
Sans grand espoir, j'entrepris de mettre quelques mots clés dans Google et quelle ne fut pas ma surprise. Je tombais sur ceci:
http://archives.lib.siu.edu/index.php?p=collections/controlcard&id=2154

270 autres courriers d'Ernst WERNER existent , fait déjà remarquable, mais dans une bibliothèque universitaire, celle de Sud Michigan, aux Etats-Unis.
Ces lettres furent échangées entre notre prisonnier et les soeurs Bertha et Marie Diehm. Bertha était la "petite amie" d'Ernst.
On y trouve la confirmation de différentes données sur le parcours de Ernest WERNER dont le fait qu'il fut fait prisonnier en 1917.

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12 mars 2011

Les monuments indriens (4) Nohant Vic

Avant de vous présenter notre deuxième MAM de l'Indre, Un petit tour sur Gallica concernant la législation.

La première loi qui amena les communes à ériger des monuments fut celle du 25 octobre 1919, relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France.

Loi_25octobre1919_1

Loi_25octobre1919_2

Loi_25octobre1919_3

Loi_25octobre1919_4

Revenons au département de l'Indre
La municipalité de Nohant-Vic inaugura le monument le 30 octobre 1921, celui-ci consiste en un obélisque de calcaire surmonté du coq  gaulois.

MAM36_NohantVic

Nohant Vic - 30 octobre 1921 - Jean Sajou

Sources: Collection particulière D.R.
Site de la BNF:
http://gallica.bnf.fr/

 

12 février 2011

L'énigme des balayeurs du 66eRIT

Aujourd'hui, je lance un jeu d'identification. Je précise, tout de suite, je n'ai pas la solution, mais sait-on jamais peut-être qu'un internaute de passage sur le blog pourra nous donner des informations pour identifier ce cliché.

Voici la photo d'un groupe du 66e RIT en pleine action de balayage de la voirie.

RIT066_Balayeurs

Saurez vous identifier le lieu de la prise du cliché?
Un tramway passe devant un grand mur de pierre et une maison que je qualifierais de bourgeoise.

RIT066_Balayeurs_Extrait1

Si les balayeurs sont à coup sûr du 66e RIT, le lieu est peut-être dans la ville du Blanc? A moins qu'il ne s'agisse dun lieu où les territoriaux blancois aient cantonné pendant le conflit.

Si un Blancois passe dans le coin!!!! Qu'il n'hésite pas.

Alors, si vous connaissez cette maison, si vous connaissez ce lieu, si vous avez une idée à me soumettre, n'hésitez pas!!!!


 

 La Solution

Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour connaitre la solution à notre énigme. Une correspondante du Blanc à trouver rapidement:

Je viens de voir cette photo des balayeurs du 66ème Régiment d'infanterie territoriale et j'ai reconnu les lieux et j'en suis certaine. Effectivement, ils sont au Blanc, à mi pente de l'avenue Gambetta au niveau de la maison de la Herse. La maison n'a pas changé du tout. Elle est à gauche en descendant de la gare.

Félicitations à Danièle Rouet, ma correspondante du Souvenir Français du Blanc. Merci beaucoup aussi à Etienne Robinet pour la confirmation.

Un peu plus de 90 ans séparent ces deux clichés.

La_Herse_1_RIT066_Balayeurs

Voici d'autres vues d'époque de la maison bourgeoise, plus connue dans la commune sous le nom de "La Herse"

RIT066_LeBlanc_LaHerse

RIT066_LeBlanc_LaHerse1

On note sur ces deux cartes postales la correspondance des balcons, ouvertures et autres décorations avec ceux visibles sur la photo des balayeurs.

58876785_p

Les rails présents sur la chaussée, le long du trottoir opposé à la maison, sont ceux ceux de la voie métrique qui permettaient de relier Le Blanc à Saint Benoit du Sault. Il s'agit d'un des nombreux tramways qui parcouraient le département afin de relier les bourgs environnants à la sous-préfecture.

LeBlanc

 

Tout cela nous permet de mieux comprendre la photo des balayeurs:
Les territoriaux du 66ème RIT, parmi leurs activités, ont l'entretien de la ville du Blanc, en l'absence de bon nombre d'employés municipaux.
On voit donc ici un groupe qui a pour tâche le balayage d'une des artères importantes de la ville du Blanc. L'avenue Gambetta permet l'accès depuis le centre-ville à la Gare. Cette gare fut le point de d'arrivée, mais surtout de départ de milliers de soldats du 68ème RI.

 

Changeons d'actualité: La coupure tant attendue est arrivée, les vacances sont là. Direction le salon du bricolage à la campagne et les visites en famille. Ah, les longs repas familiaux. Quel bonheur!!!

RI090_PauseBuvette_Extrait

Au 90ème RI, parfois, on a l'air de s'ennuyer à table
Faut dire que les verres sont vides
;-)

Reprise dans une quinzaine de jours.

Sources: Collection personnelle - Droits réservés

31 janvier 2011

Les témoignages du Souvenir

Le 12 février 2011, à la Salle des Augustins du Blanc (36), la section locale du Souvenir Français propose une exposition-débat autour de la lecture de textes de combattants, de la Grande Guerre notamment.
Moi-même, membre du Souvenir Français d'Argenton, je ne peux que m'associer à cette rencontre.

Affiche_SF_scann_e_1_

   On pourra donc assister à une lecture de différents témoignages combattants, dont l'émouvant discours du Lieutenant-colonel Frachon, lors de son départ du 90ème RI, pour maladie, en septembre 1916, au sortir des combats de la Cote 304 et à la veille de ceux de la Somme.

« Au moment où trahi par ses forces, le lieutenant colonel se voit dans la douloureuse obligation de confier à des mains plus fermes, le glorieux drapeau du 90ème, il tient à exprimer à tous son estime profonde et sa grande affection. C’est un magnifique honneur pour un chef que de commander à un corps d’officiers d’une si haute valeur morale, à des sous-officiers si dévoués, à des caporaux, et à des soldats qui, depuis deux ans font si bien leur devoir et luttent avec une si belle énergie. De sa retraite passagère, il suivra le régiment dont il se sépare avec un grand chagrin. Il se réjouira de ses gloires, prendra sa part de ses épreuves et de ses deuils et son plus cher désir serait de revenir plus tard servir dans les rangs.
La rude guerre, à laquelle le 90ème aura participé avec tant de vaillance a pris une tournure nettement favorable à nos armes et l’aube de la Victoire apparait au loin. La bête immonde est traquée de toutes parts. Elle se sent perdue, mais elle était si puissamment musclée que ses dernières convulsions seront terribles. C’est le moment de redoubler d’énergie. Chacun fera dans son cœur, le serment d’aller jusqu’au font. Une défaillance serait un crime contre notre Patrie bien aimée et les os de nos glorieux morts sortiraient de leurs tombes pour la flétrir.
Cette défaillance, le 90ème ne la connaitra pas. Des hommes qui ont inscrit sur leur drapeau les noms héroïques de la Marne, de l’Yser, d’Ypres, de Loos, de Verdun sont des braves parmi les braves. On les retrouvera partout où il  y a de l’honneur à gagner et le devoir à accomplir. »

On retrouvera ce texte dans le Journal de Marche du 90ème RI, à la date du 13 septembre 1916 (page 12).
Le lieutenant-colonel Frachon arriva le 15 mai 1916 au 90ème RI, en provenance du 252ème RI. Il fut évacué pour maladie le 13 septembre 1916, et fut alors remplacé par le commandant Jumelle, venant du 125ème RI.

Merci à Danièle Rouet pour les informations

13 janvier 2011

Une fratrie au régiment du Blanc - Les 4 frères Souchaud (2)

Continuons le parcours de la famille Souchaud qui eu ses 4 enfants au sein des régiments blancois. Après Denis Souchaud (1880-1915), voici donc Pierre.

Pierre SOUCHAUD est natif d’Adriers, dans la Vienne (86). Il est le fils de Louis et de Marie MICHARDIERE, lui aussi naquit à Baguérand, le 14 avril 1883.
Numéro 53 du tirage de la classe 1903, dans son canton d’Isle Jourdain, il est déclaré «Bon pour le service armée» et intégré dans la liste première partie de la liste des conscrits. Il est incorporé le 16 novembre 1904, sous le matricule 5584 en tant que soldat de 2ème classe au 68e régiment d’infanterie du Blanc, il est envoyé dans la disponibilité le 23 octobre 1906, étant dispensé car il a alors un frère au service militaire.
Sa fiche matricule le décrit comme ayant cheveux et sourcils bruns, yeux bruns, front couvert, nez long, bouche grande, menton rond, visage ovale. Il a une cicatrice sur la joue droite. Sa taille est de 1m81.
Son niveau d’instruction est qualifié de niveau 1, il ne sait que lire.

En 1907, il est classé dans la réserve et accomplit 2 périodes d’exercices (1910 et 1912) toujours au sein du 68ème régiment d’infanterie du Blanc.
Mobilisable, il rejoint le corps le 12 aout 1914, part aux armées le 20 septembre 1914 et y rejoint le 268ème régiment d’infanterie.
Il suivra le 268ème RI jusqu’en juin 1918. A ce moment le régiment de réserve du Blanc est dissous. Les soldats sont alors dispersés dans différentes unités.

RI268_LaSoupe_Extrait
Des vieux de la vieille du 268ème RI qui suivirent le régiment de 14 à 18.

Le 5ème Bataillon et la moitié de la CHR rejoignent le 219ème RI, soit environ 800 hommes. Parmi eux, Pierre Souchaud, mais aussi Maurice Laurentin, alors capitaine à la 19ème compagnie.
Pour suivre le parcours de Pierre Souchaud, on lira donc les deux ouvrages de Maurice Laurentin qui fut au 268ème RI d’avril 1915 à juin 1918. Les deux ouvrages étant : Le sang de France et la victoire des Morts (Editions Bloud et Gay – 1919, 1920)

Voici l’anecdote que Maurice Laurentin racontait à propos de ses vieux briscards qui le suivirent au 219ème RI :
« Une auto stoppe à la queue du bataillon ; un fanion tricolore, orné d’une cravate, annonce un personnage. Un général descend, à peine plus grand que Napoléon, comme lui, corpulent et trapu ; beau visage aux traits immobiles et olympiens. Il s’arrête et nous regarde.
La double rangée de casques se dresse derrière les faisceaux. Un nom court jusqu’à la tête du bataillon, celui du chef qui déjà, au Grand Couronné de Nancy et devant verdun, arrêta l’invasion :
« Castelnau ! »
Du geste et de la voix, le général invite les hommes à demeurer au repos, mais d’eux-mêmes ils se figent au garde à vous lorsqu’il s’approche.
En quelques instants, il sait qui nous sommes, où nous allons ; il comprend nos regrets de quitter un glorieux drapeau et notre inquiétude de n’être plus qu’une épave ; mais nous recueillerons l’héritage de bretons héroïques de la forêt de Pinon ; le régiment que nous allons reformer fut anéanti dans un sacrifice si vaillant que son numéro doit lui survivre. Notre bataillon y entrera sans modifier sa constitution, et bientôt sera fier d’en porter les écussons.
Le général voit toutes les compagnies, dévisage chaque homme. Une brisque de blessure, une croix de guerre, une cicatrice, lui sont une occasion d’interroger le soldat, de rappeler le passé d’un brave, d’évoquer son pays ou sa race :
« Où as-tu gagné ceci ? »
le bout de ruban décoloré prend, sous le doigt de Castelnau, une valeur que le vétéran ne lui connaissait pas encore ; il s’intimide et rougit ; il a mérité tant de fois cette étoile de bronze qu’il ne sait plus où il la gagna ; il hésite entre les souvenirs trop nombreux : Zonnebecke, Lizerne, Souchez, Sailly, …
« A quelle date as-tu été blessé ? »
De cela, il se souvient et quel orgueil d’énoncer trois blessures, trois dates. Chacune évoque une bataille.
De soldat en soldat, par la mémoire du sang versé, le général fait surgir un passé grandiose :
« Tu étais à Prosnes ? à Ypres ? à la cote 304 ?
Et le troupier, mis en confiance, dit les assauts enthousiastes de la Marne, les boues glacées de Belgique, le mur sanglant de Verdun, les ruines dévastées de la Somme, toute l’horreur et la gloire dont se sont emplis les yeux du fantassin.
Il faut les voir se redresser, les gars ! Ils cessent d’être le pioupiou anonyme. Plus tard – s’ils en reviennent – ils diront :
« Quand j’ai répondu çà à Castelnau, mes enfants ! »

Ainsi le 5ème bataillon du 268ème RI devient, le 15 juin 1918, le 6ème bataillon du 219ème RI sous le commandement provisoire du capitaine Laurentin, en attendant le retour du commandant Bauclin, lui aussi de l’ex 268ème RI.

Le 21 février 1919, Pierre Souchaud est mis en congé et démobilisé au dépôt du 68ème RI. Peu avant, il était cité à l’ordre du régiment, le 8 février 1919 : « Au front depuis le début, soldat dévoué ayant toujours donné satisfaction à ses chefs".

Pierre Souchaud se vit alors attribuer la Croix de guerre 1914-18

CDG1418

 

 

Merci à Kévin Souchaud pour m'avoir ouvert les archives familiales
Sources biblio: Maurice Laurentin - La Victoire des Morts - Editions Bloud et Gay 1920
Sources photo: Collection personnelle (Merci à Joel Huret pour les anciens du 268e)

 

24 décembre 2010

24 décembre 1916 - Un terrible accident

Dimanche dernier (17 décembre 1916), le jeune soldat Véron, de Rivarennes étant en permission chez ses parents, eut l'idée de se servir de grenades qu'il avait apportées du front pour se procurer du poisson à l'abreuvoir du domaine de la Forêt près Saint gaultier.
Mal lui en prit, car la première grenade qu'il jeta lui éclata dans la main, le tuant net ainsi que M. Touzet, agé de 48 ans, père de neuf enfants. Plusieurs assistants furent blessés, entre autres M. Galard, épicier au bourg, que des éclats atteignirent au nez.
Cet accident a jeté la consternation la plus vive dans la région où deux morts, une veuve et neuf orphelins de plus sont à compter.
Nous espérons que M. le ministre de la guerre avisé de la chose par un voyageur de passage à Saint Gaultier le jour même de l'accident, saura prendre des mesures rigoureuses, afin qu'il soit expréssement défendu à tout soldat venant en permission du front, d'apporter des grenades ou autres engins dangereux, qui ne peuvent que causer de semblables accidents.
Au nom de ces victimes et de ces orphelins, nous demandons à M. le ministre de la guerre de bien vouloir prendre en considération la lettre qui lui a été adressée et nous espérons qu'il fera le nécessaire pour éviter le retour de semblables malheurs.

R.F.
L'indépendant du Berry - 24 décembre 1916

IndependantBerry_19161224_Divers

 

Sur les grenades françaises, on ira visiter l'excellent site de Bernard
http://www.passioncompassion1418.com/decouvertes/grenades.html

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