Ayant entrepris un recensement des soldats décédés lors du conflit et ayant un lien avec le département. J’en arrive à une liste de 13866 noms.
Cette liste est le fruit du recoupement entre les fiches Mémoires des Hommes, les noms inscrits sur le monuments départementaux, les Livres d’Or mis en ligne par les Archives Nationales, ainsi que de quelques sources retrouvées aux Archives départementales.

Après un premier tri, on arrive sur une liste de quelques 12.264 cas représentatifs, figurant dans au moins deux des sources ci-dessus.

Un nouvel outil intéressant a été mis en ligne récemment, le Mémorial de la Ville de Paris. Celui-ci est basé sur les Livres d’Or d’arrondissements.

Nombreux sont les Indriens ayant un lien avec la capitale, où l’on montait pour trouver du travail rejoindre des membres de la famille, de la communauté déjà installé à Paris.

On retrouve ainsi dans un livre datant de 1914

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Sources : Nouveau cours de géographie (Louis Gallouédec) Hachette, 1914

Ma propre famille n’échappe pas à la règle. Depuis 4 générations, une partie de ma branche paternelle est implantée dans le quartier Vaugirard (XVe) et y exerçait les métiers de maçon pour les hommes et de concierge, couturière pour les femmes.

Cet été, j’ai donc entrepris de rechercher les points communs entre les LO parisiens et les noms présents dans ma base (Dans cette étude, je n'ai volontairement pas tenu compte des résidents de l'ancien département de la Seine regroupant en gros Paris et la première couronne).

604 cas d'indriens sont présents dans les LO de la Ville de Paris. A titre de comparaison, j’ai 774 cas pour le LO de la ville de Châteauroux qui est d'ailleurs la ville la plus importante du département. Issoudun est concerné par 334 cas.

Sur ces 604 cas, on notera que 59 sont des soldats figurant sur 2 LO en même temps et par ailleurs 8 concernent des cas de soldats figurant sur 2 LO parisiens d’arrondissement différents.
Il est aussi à noter que sur les 604 cas retenus, seuls 234 furent recrutés dans le département de la Seine, ils étaient déjà à la capitale avant l'age de leur conscription, à 20 ans. Les autres sont de recrutement "Le Blanc" ou Châteauroux"

Sur les 604 cas de départ, 515 sont des natifs du département de l’Indre qui ont donc migrés.

Concernant les  89 autres cas, 29 ont des grades laissant supposer qu’il s’agisse d’officiers ou de sous officiers de carrière ayant un lien d’affectation avec le département de l’Indre. Certains sont aussi membres de grandes familles, demeurant à Paris mais foncièrement présentes sur le territoire du département (familles Robert de Beauchamp, de Lesseps, …)

79 soldats indriens figurant sur les Livres d’Or parisiens firent partis des corps rapatriés dans le département, à l’aube des années 20 et 264 des 604 soldats figurent sur les monuments aux morts départementaux. Les familles les firent donc rapatriés dans leur département d'origine.

Toute cette statistique est bien évidemment à relativiser, car au final, bon nombre des Parisiens du département ne furent jamais totalement rattachés administrativement à la ville de Paris, mais figuraient bien dans la population parisienne.

Un exemple que je connais bien est de cet accabit: Mon arrière grand-père Auguste et son frère Lucien :

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Sources AD36 - R 2396

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Sources AD36 - R 2420