07 mars 2014

Ah! les bonnes marraines!

Le journal "XIXe Siècle" dans son édition du 17 février 1917, reprend un canular publié dans un numéro du Bochofage, le journal de tranchées du 68ème RI dont le rédacteur était André Charpentier (1884-1966) qui fut ensuite rédacteur au journal "Le Matin":

Un journal du front, le Bochofage, raconte qu'un chasseur avait écrit à sa marraine: "Je voudrais bien un béret avec un cor de chasse". Le cor de chasse, comme on sait, est l'insigne qu'arborent les chasseurs sur leur coiffures et leurs vêtements.

La bonne marraine eut un mouvement d'étonnement. Le béret, passe, mais un cor de chasse! Cet instrument de musique lui semblait superflu dans les tranchées. Pourtant, elle ne voulut pas contrarier le désir de son filleul. Avec le béret, le filleul reçut un superbe cor de chasse ... Il n'en est pas encore revenu de sa surprise.

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Le bandeau du Bochofage.

Sources: Collection de l'auteur et Gallica

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30 octobre 2012

La chasse aux poules est ouverte à Chateauroux

Je laisse au simple jugement des lecteurs cet article trouvé dans l'Indépendant du Berry et ayant pour sujet l'occupation des aviateurs présents dans la cité castelroussine.

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Sources:
L'indépendant du Berry 6 aout 1916
La Vie Parisienne 1916 - Dessin de Touraine

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24 décembre 2010

24 décembre 1916 - Un terrible accident

Dimanche dernier (17 décembre 1916), le jeune soldat Véron, de Rivarennes étant en permission chez ses parents, eut l'idée de se servir de grenades qu'il avait apportées du front pour se procurer du poisson à l'abreuvoir du domaine de la Forêt près Saint gaultier.
Mal lui en prit, car la première grenade qu'il jeta lui éclata dans la main, le tuant net ainsi que M. Touzet, agé de 48 ans, père de neuf enfants. Plusieurs assistants furent blessés, entre autres M. Galard, épicier au bourg, que des éclats atteignirent au nez.
Cet accident a jeté la consternation la plus vive dans la région où deux morts, une veuve et neuf orphelins de plus sont à compter.
Nous espérons que M. le ministre de la guerre avisé de la chose par un voyageur de passage à Saint Gaultier le jour même de l'accident, saura prendre des mesures rigoureuses, afin qu'il soit expréssement défendu à tout soldat venant en permission du front, d'apporter des grenades ou autres engins dangereux, qui ne peuvent que causer de semblables accidents.
Au nom de ces victimes et de ces orphelins, nous demandons à M. le ministre de la guerre de bien vouloir prendre en considération la lettre qui lui a été adressée et nous espérons qu'il fera le nécessaire pour éviter le retour de semblables malheurs.

R.F.
L'indépendant du Berry - 24 décembre 1916

Sur les grenades françaises, on ira visiter l'excellent site de Bernard
http://www.passioncompassion1418.com/decouvertes/grenades.html

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20 octobre 2010

La classe 1877, statistiques et dénombrement

Voici un petit texte trouvé dans les délibérations du conseil général de l'Indre de l'année 1878. Il nous permet de mieux se représenter nos aieux et notamment ceux qui furent envoyés dans la réserve de territoriale.
Ils furent entre autres, la cinquantaine passée, en 1914, les Gardes Voies et Communications (GVC) qui gardèrent les routes du département et autres passages à niveau.

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RECRUTEMENT
Classe de 1877
Les opérations pour la classe de 1877 ont été effectuées dans le plus grand ordre.
Neuf jeunes gens omis des classes 1869, 1873, 1874 et 1876 ont participé au tirage au sort de la classe de 1877.
Deux jeunes gens ont été déférés aux tribunaux comme prévenus de mutilation volontaire dans le but de ses soustraire au service. L'un a été condamné à deux mois; il sera, à l'expiration de sa peine, mis à la disposition de l'autorité militaire. Pour l'autre, le jugement n'a pas encore été rendu.
Le nombre des inscrits de la classe 1877 est inférieur de 165 à celui de l'année dernière et s'élève à 2176.
Sur ces 2176 jeunes gens,
3 ont été rayés pour cause de décès;
1160 ont été compris sur la première partie de la liste de recutement cantonal (propres au service);
331 sur la deuxième partie (dispensés en vertu de l'article 17 de la loi du 27 juillet 1872);
131 sur la troisième partie (engagés volontaires et dispensés en vertu de l'article 20);
115 sur la quatrième partie (classés dans le service auxiliaire);
300 sur la cinquième partie (ajournés à un nouvel examen);
139 ont été exemptés pour infirmités.
La moyenne de la taille des jeunes gens est de 1m 64
Le relevé des listes de tirage fait connaitre que sur 2176 jeunes gens maintenus sur ces listes
704 ne savent ni lire ni écrire;
13 savent lire seulement;
109 savent lire et écrire;, écrire et compter
9 sont bacheliers;
Et que pour 47 on n'a pas pu vérifier le degré d'instruction.

Ajournés de la classe 1876
Sur 259 jeunes gens de la classe 1876 ajournés à un an en 1877,
102 ont été reconnus propres au service et inscrits sur la première partie de la liste du recrutement cantonal;
26 ont été dispensés de service actif en temps de paix et inscrit sur la deuxième partie;
22 ont été classés dans le service auxiliaire;
95 ont été l'objet d'un nouvel ajournement;
Et 14 ont été reconnus impropres au service.

Ajournés de la classe 1875
98 jeunes de cette classe avaient été, en 1877, ajournés pour la deuxième et dernière fois.
Sur ce nombre, 35 ont été reconnus propres au service;
2 ont été dispensés en vertu de l'article 17 de la loi du 27 juillet 1872;
22 ont été classés dans le service auxiliaire;
et 28 ont été déclarés impropres au service militaire.

Soutien de familles
Le conseil de révision, lors des opérations de la classe 1877, s'étant fait rendre compte, ainsi que le prescrivent les instructions de M. le Ministre de la Guerre, de la situation des jeunes gens des classes précédentes maissés dans leurs foyers comme soutien de famille. Ayant reconnu que pour un certain nombre les motifs qui les avaient fait dispenser à ce titre n'existaient plus, il a ordonné des enquêtes de gendarmerie afin d'obtenir des renseignements complémentaires.
Ces enquêtes seront ultérieurement mises sous les yeux du Conseil de révision qui, selon le cas, maintiendra ou révoquera la dispense accordée en vertu de l'article 22 de la loi du 27 juillet 1872.


Source: GALLICA Conseil Général du département de l'Indre Rapport de m. le Préfet et procès verbal - 1878

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