"Le 4 novembre nous sommes retournés au Camp 15 et de là nous nous sommes rendus le 5 aux abris Favières. Ces abris se trouvaient dans un bois rectangulaire de haute futaie, encore bien garni d'arbres. Les abris étaient en tôle ondulée recouverte de terre. Comme ils avaient été construits par les Allemands leur ouverture était tournée vers eux. Pour commencer, je couchais sous une tente, Il pleuvait à ce moment tellement que j'ai dû évacuer ma tente et me réfugier dans l'abri habité par les Officiers du 5e bataillon.
Tous les matins les Allemands nous sonnaient le réveil exactement à la même heure, entre 6 et 7 heures. Ils nous envoyaient deux obus, puis ils ne tiraient plus jusqu'au lendemain matin. J'ai pensé que c'était deux coups de réglage que les Allemands tiraient régulièrement sur le bois. Heureusement qu'aucun de ces coups n'est jamais entré dans un abri".

Sources: Colnel Eggenspieler - Le 290e RI, unrégiment de réserve du Berry