07 novembre 2013

Louis GALLIEN. « Il doit être maintenant en Belgique, mais je ne sais pas encore son adresse. »

Alors qu’en mai dernier, nous nous étions intéressés à Henri GALLIEN. Aujourd’hui, en cette période lancement du Centenaire 14-18, veille de week-end de 11 novembre, je vous présente son frère ainé Louis.

Louis GALLIEN est né le 6 août 1879 à Azay le Ferron (36) au lieu dit Fouillaumin, il est le fils de Louis et de Marie Brault. Il est le 4ème enfant d' une fratrie de cinq.

  • Pierre, né en 1868,
  • Louise Joséphine, née le 26 juillet 1872,
  • Rose Silvine, née le 1er septembre 1875
  • Louis, né le 07 août 1879
  • Henri, né le 25 juillet 1982.

Lors de son service militaire et lors de périodes successives, Louis a un beau parcours :
Incorporé le 16 septembre 1900 comme soldat de 2ème classe au 32e R.I.
Il est Caporal le 19 novembre 1901, puis Sergent le 27 septembre 1903 pour être renvoyé à la vie civile le 19 septembre 1903 et le 4 janvier 1910, il devient adjudant de réserve, il dépend toujours du 32e R.I.

En 1904, alors qu’Henri est au service militaire, Louis se marie avec Hélène Bertrand le 3 octobre à Perrusson (37 ), il a alors 34 ans et exerce la profession de meunier à Chambourg (37).

En 1905, le 17 juillet, nait leur premier fils à Perrusson qu'ils appelleront Hubert Edmond Louis. Le 5 mars 1912, leur deuxième garçon Didier nait au Tanger (36).

Son registre matricule nous apporte pas mal de renseignements :
De taille assez grande 1m75 , brun avec des yeux gris, un degrés instruction de niveau 3,

 En août 1914, il est mobilisé au sein du 268e R.I. du Blanc et suit le parcours du régiment jusque dans les Flandres, en avril 1915, où il tombe au combat. Le 22 avril 1915 donnera lieu à de terribles combats dans la région d' Ypres en Belgique, date à laquelle on été utilisés les premiers gaz moutarde, ou aussi nommé parfois ypérite (venant de la ville d' Ypres en Belgique). A 17 heures, 180 tonnes de chlore seront libérées sur un front de 6 km. La mortalité des intoxiqués s' élevera à 40% en avril 1915.
Le 268e R.I., avec le 290e, sont rappelés du nord de la France pour renforcer les lignes décimées de la région d4Ypres et afin de reprendre le terrain à l’ennemi.

Voici les derniers moments de la vie de Louis transcrit dans les JMO du 268 ème RI:
Les sections du sous-lieutenant Marcille et de l' adjudant Gallien pour le 268ème et la section Sueur, du 9ème zouaves, sont désignées pour donner l' assaut à la baïonnette.
A 17h38, le tir d' artillerie commence; il s' accélère à 17h57 et fait disparaître les tranchées allemandes dans une épaisse fumée.
A l' heure fixée, (18 heures), le capitaine Gire donne le signal. tous les hommes bondissent, baïonnette haute, et se perdent dans la fumée des éclatements, tandis que l' artillerie allonge son tir.
Nos troupes font au pas de course les 300 mètres qui les séparent de la tranchée ennemie sans subir de pertes sérieuses; mais arrivées près du parapet, elles sont reçues par une avalanche de bombes qui , instantanément, frappent mortellement le sous lieutenant Marcille, l' adjudant Gallien …

SHDGR__GR_26_N_733__002__0060__T_Num

Sources JMO 268e RI _SHD

Sa sépulture n’est pas connue, il repose donc en terre de Flandres, mais sur le monument aux morts de Clion, on retrouve trace de Louis Gallien.

Clion

Ses deux fils Hubert et Didier seront reconnus pupilles de la Nation le 6 juin 1918 à Châteauroux (36)
En 1920, Louis, tombé en avril 1915, reçu à titre posthume la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Il lui fut attribué la citation suivante :
Avec comme citation: "Adjudant courageux qui a fait vaillamment son devoir. Tombé glorieusement  pour la France le 29 avril 1915 en Belgique "

 

MMGallien

Le hasard faisant bien les choses, surtout pour celui qui cherche,.
Mickael a mis la main sur cette correspondance. Elle fut trouvée le 29 avril 2013, soit 98 ans jour pour jour après le décès de Louis et fut postée 3 mois avant le décès de ce dernier. En voici un extrait:

CourrierLeontine

 

Hélène décèda le 26 janvier 1950 à St Cyran du Jambot (36) et fut enterrée avec sa mère et à coté de sa sœur (Léontine) qui était aussi veuve de guerre.

 

Merci à Mickael pour ses recherches et pour m'avoir ouvert ses archives familiales.

pensez aux "Bleuets de France"

Source: Externe

Sources :
Documentation de l'auteur.
Archives Mickael Chaffin
JMO 268e RI - SHD -Ministère de la défense

 



Posté par Indre1418 à 10:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


06 février 2012

Alexandre Lavalette (268e RI) Henri Clémenceau (9e train)

Les sites dédiés aux régiments indriens et à leurs soldats sont peu nombreux, alors je vous fais profiter de deux récentes trouvailles:

Tout d'abord commençons par le 268e RI. Afin de présenter son activité professionelle, un généalogiste détaille son activité au travers de la description du parcours d'un aieul, Alexandre Lavalette. Au fil des pages, nous suivons donc le parcours du forgeron de Millac (86) jusqu'à la Nécropole de Sarrebourg. On notera, au passage, la photo qui permet d'admirer une copie de képi 1884 du 268e

l_dscf2453http://arbredalexandre.free.fr/index1.html

 

L'autre découverte concerne une unité sur laquelle je possède malheureusement peu d'informations: le 9e Escadron du Train des Equipages.
Sur un site familial, on découvre Henri Clémenceau, fils de meunier de Saint Florent le Vieil (49), celui-ci est mobilisé au 9e ETE et meurt en 1916 de maladie, à Cholet (49)

ETE009_MPLF_ClemenceauHenriPierreJosephhttp://clemenceaudupetitmoulin.centerblog.net/2772279-Henri-Clemenceau-1887-1916


http://clemenceaudupetitmoulin.centerblog.net/6573405-henri-clemenceau-du-moulin-de-la-rielle

 

Sources photos:
http://arbredalexandre.free.fr/index1.html
Mémoires des Hommes

Posté par Indre1418 à 13:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

31 décembre 2011

Bonnée Année

31 décembre 1915

Le Général Curé a réuni ce soir les officiers de la 304e Brigade. Je pensais bien que ce n'était pas seulement pour nous souhaiter la bonne année!

Nous allons remplacer le 21e Corps dans un terrain bourbeux où les tranchées sont noyées, et nous y resterons du 4 janvier à la fin du mois. Naturellement, il compte sur le bon esprit, le dévouement ... et patati et patata ...
Un officier d'état-major nous aglissé quelques tuyaux: comme il n'y a presque plus de tranchées, les deux camps ont établi une entente. "On peut sortir, se promener, on ne tire pas. On prend même le café ensemble ... mais çà il ne faudra pas continuer ... Ah! J'oubliais, on vise les officiers quand on peut les reconnaitre; la trêve n'existe que pour les soldats". Bon! il faudra voir ... Les états-majors n'ont pas été vérifier!
Ce coin là s'appelle le "Bois en Hache"

Sources: Maurice Laurentin - Carnets d'un fantassin de 1914 - Arthaud 1965

Posté par Indre1418 à 08:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

24 décembre 2011

La vengeance de la 1ère ligne.

Dans le message précédent, nous avons vus les rapports parfois difficiles entre les combattants de 1ère ligne et ceux du proche arrière. Mais parfois, ceux du front ont leur petite vengeance.

21 février 1916:

Comme je racontais cette petite histoire au lieutenant CHIBOUT, il me répondit en riant: "La tranchée nous venge! Un capitaine d'Etat-major est venu, il y a une huitaine. juste à son arrivée, une torpille est lancée des lignes boches ... Je lui montre l'engin, qui arrivait vers nous en tanguant dans l'air: "Attention, une torpille, couchez-vous!" Il s'est étendu dans la boue avec un empressement qui me ravit: "Attention, elle va éclater". Le malheureux se replongeait dans la vase ... dès que la torpille eut éclaté, il déguerpit, sans demander son reste ... Sa mission était terminée".

Sources: Maurice Laurentin - Carnets d'un fantassin de 1914 - Arthaud 1965

Posté par Indre1418 à 12:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

17 décembre 2011

L'amertune de l'officier de troupe

Si la rancoeur des soldats du front vis à vis de l'arrière est connue, il est plus rare de relever celle des officiers de troupe de 1e ligne vis à vis de ses collègues des Etats-major.

Maurice Laurentin, alors Capitaine au 268e RI, nous rapporte ceci dans ses "Carnets d'un fantassin de 1914":

20 février 1916:
Nous voici de nouveau aux arrières. Je n'ai pu trouver pour le Colonel qu'un cellier pour logement, tant les services de la Division ont pris leurs aises dans le château et les maisons du village.

N'allez pas demander un service à ces officiers. Est-ce insolence de breveté? Est-ce honte d'embusqué devant un officier de troupe? Lorsque j'entre, pas un des cinq officiers (Un chef de bataillon et quatre capitaines, tous décorés, Légion d'Honneur et Croix de Guerre), ne se lève. Mes galons sont, de fait, moins brillants sur ma capote que sur leur tunique. Pas un ne m'offre un siège. Je salue. J'attends que les conversations de ces messieurs soient terminées, puis je place ma demande de renseignements. celui à qui je m'adresse m'envoie à une autre table où un autre capitaine, plongé dans les velours de son fauteuil, me répond, sans en rien savoir, que la circulaire que j'invoque est annulée, et me congédie.

Sources: Maurice Laurentin - Carnets d'un fantassin de 1914 - Arthaud 1965

Posté par Indre1418 à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


21 septembre 2011

Une fratrie au régiment du Blanc - Les 4 frères Souchaud (3)

La fratrie Souchaud, originaire des Adriers, est composée de 4 fils qui combattirent pendant le conflit. Deux messages précédents nous permirent de présenter Denis et Pierre.

Le message de ce jour nous permet de rencontrer Louis, le 3e frère, lui aussi mobilisé au 268e RI.

Louis SOUCHAUD naquit le 25 février 1885 aux Adriers. A 20 ans, il est cultivateur et est déclaré comme grand pour sa génération. Il mesure 1m73.

De 1906 à 1908, il effectue son service militaire au 68e du Blanc (36). Il retourne à la ferme familiale le 25 septembre 1908.

Après une période, courant 1911, il est rappelé le 5 aout 1914 pour la mobilisation et part avec le 268e RI. Il suit le régiment tout au long du conflit jusqu’à la date fatidique du 21 janvier 1916. Le régiment est alors en Artois, dans la région d’Aix-Noulette, dans le secteur Nord du Bois en hache plus précisément.

JMO268_SectNord_BoisEnHache1

Il est à noter que Louis était affecté au même bataillon que son frère Denis (2e section de la 21e compagnie du 6e bataillon)
Voici ce que rapporte le Journal de marche du 268e pour ce 21 janvier 1916 :

21 janvier 1916
La nuit se passe sans incident. Vers 11h30, eut lieu un bombardement sur le fortin de Sébastopol occupé par la 21e Cie qui donna lieu aux événements racontés par le Cdt de la Cie dans le rapport ci-après :
« Le bombardement par bombes de gros calibre a commencé vers minuit. En peu de temps une dizaine de projectiles tombèrent près du poste 3 du fortin Sébastopol. A 7 heures, nouvelles bombes qui endommagèrent sérieusement le boyau d’accès au fortin Sébastopol que nous venions de remettre en état. Vers 10 heures, le bombardement a repris avec violence et les bombes tombèrent à de petits intervalles sur le boyau cité plus haut et sur la tranchée de Souchez.
« A ce moment, là, un lieutenant du 2ème d’artillerie se trouvant à mon poste de commandement pour prendre des renseignements, se porta en avant pour tâcher de voir d’où venaient ces bombes. L’ennemi raccourcit alors son tir. Me portant au fortin Solférino, je guette leur départ. J’en vis partir ainsi deux que, suivies des yeux, je vis tomber successivement sur la tranchée Sébastopol. Ayant repéré exactement l’emplacement du canon ennemi (D21, derrière un talus, près d’un buisson touffu), je reviens, et, près de mon poste, le sous-lieutenant Sécheresse me rendit compte de l’accident. Je préviens aussitôt le chef de bataillon et lui communiquai les renseignements au fur et à mesure que je les eus. Une de ces bombes était tombée à l’entrée d’un abri-caverne dans la tranchée de Sébastopol. L’entrée fut détruite du haut en bas par l’explosion, et quinze hommes restèrent ensevelis dans l’abri désormais sans issue. Sous la direction su Sous-lieutenant Sécheresse, les travaux de déblaiement commencèrent activement. Les hommes effrayés par ces explosions comparables au 210, s’étaient dispersés. Cet officier les groupa vivement en 2 équipes, l’une travaillant à dégager l’entrée obstruée, l’autre cherchant à se frayer un passage à travers les terres éboulées à l’intérieur. Le but du travail fut d’abord de faire un trou pour permettre à l’air d’entrer dans l’abri et éviter l’asphyxie.
Le travail avait commencé à 11h30 et ce n’est seulement qu’à 14h30 que le trou fut fait. Avec peine, on agrandit l’ouverture et le déblaiement fit découvrir des cadavres, entre autres celui du sergent Pillot et celui d’une hommes.
A 17h15, l’ouverture assez grande laissa passer les hommes blessés légèrement dont 2 caporaux. Ensuite après avoir été panser par les sous-lieutenants Julien et Sécheresse qui se dévouèrent pour aller le chercher dans l’abri, le caporal Blanchard, grièvement blessé, fut hissé avec précautions, travail très dangereux étant donné l’état des terres.
Durant les travaux de déblaiement, l’artillerie nous prêta le concours le plus efficace en obligeant l’ennemi à se taire et en lui causant certainement beaucoup de dégats.
La deuxième bombe citée plus haut, met en miettes un abri de la 3e section et probablement aussi 3 hommes qui devaient s’y trouver vraisemblablement car, en cherchant leurs corps, on ne retrouva que des débris maculés de sang.
D’autres bombes bouleversèrent la tranchée systématiquement.
L’état de la tranchée Sébastopol est lamentable. Elle est bouleversée de fond en comble sur une longueur d’environ 50 mètres. Cette nuit sera passée à la remettre en état.
Vers 18 heures, une nouvelle bombe est tombée, blessant 2 hommes dans la même tranchée.

Etat Nominatif des officiers – sous-officiers – caporaux et soldats tués, blessés ou disparus le 21 janvier 1916 :
5 tués, 8 blessés, 3 disparus

RI268_JMO_SouchaudLouis

Le corps de Louis ne fut jamais retrouvé, l’abri dans lequel il se trouvait avec deux de ses camarades d’arme fut pulvérisé.

Merci à Kévin Souchaud pour m'avoir ouvert les archives familiales
Sources photo: JMO SHD (268eRI)

 

Posté par Indre1418 à 11:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 septembre 2011

L'album de Mlle Gaby Jabien

Réactualisation avril 2014

Voilà une trouvaille récente qui permet de franchir un nouveau palier dans la connaissance des unités indriennes.
L'album photo de Mlle Gaby JABIEN.

Qui est Gaby JABIEN? Habitante de Poitiers, elle est vraisemblablement la soeur du Lieutenant JABIEN du 268e Régiment d'Infanterie.

P1040724

Originaire de la Vienne, de Saint-Savin plus précisement, Daniel JABIEN effectua son service de 1911 à 1913 au sein du 68e RI, où il fut 2e classe puis caporal.
Mobilisé le 3 août 1914, au 268e, il passe sergent le 11 novembre 1914, adjudant le 21 juillet 1915 et est nommé sous-lieutenant le 6 octobre 1915. 2 ans plus tard, il devient alors Lieutenant et ce jusqu'à la dissolution du régiment, où il est alors affecté au 219e RI.
A la fin du conflit, il est titulaire de la Croix de Guerre (1 étoile de bronze, 2 d'argent, 2 étoiles vermeil). En 1921, alors qu'il est au 125e RI, il est inscrit au tableau spécial de la Légion d'Honneur avec rang de Chevalier.
Sa piste se perd à ce moment.

Que contient donc cet album?
L'album contient un peu plus de 200 photos prises alors que le 268e RI était au front. On peut imaginer que le Lieutenant JABIEN faisait parvenir ses clichés et sa soeur les regroupaient dans un album.
JABIEN, en tant qu'officier, fut à la section de mitrailleuses du 6e, puis du 5e bataillon. De nombreux clichés nous permettent ainsi de voir des "Saint-Etienne", des canons de 37, des "Brandt". J'y ai même aperçu deux clichés d'essai de lance-flammes.

866_001  866_007  866_004_1

Après un rapide parcours, la période couverte par l'album part du séjour à Bully en 1915 à l'Alsace en fin 1917. Vraisemblablement, certaines photos concernent la Somme (présence de Tommy's). Mais un gros travail de numérisation, puis d'interprétation nous attend.
Le plus long sera certainement la remise en ordre des photos. Mlle Jabien a semble-t-il collé les photos sans tenir compte du thème ni de la chronologie des clichés.

866_004_2

 

Pour information, suite à ce message, j'ai pu rentrer en contact avec la famille du Lieutenant Jabien et nous avons pu échanger nos données. Depuis mars 2014, l'album a fait l'objet d'un dépôt aux Archives Départementales de l'Indre où il est maintenant archivé.

Posté par Indre1418 à 07:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

22 avril 2011

Vision de la Targette

Effectuant du nettoyage dans mes dossiers, j'ai retrouvé quelques "films" effectué lors d'une virée dans le Pas de Calais.

Voici la nécropole de la Targette à Neuville Saint Vaast en 2006. Théatre des combats de juin 1915, ce secteur fut le tombeau de plusieurs centaines de soldats des 68, 90, 268 et 290e RI.

Actuellement, 114 de ces corps identifiés reposent à la Targette.

 

68 R.I. BURET Alphonse Eugène Soldat 02 07 1915
68 R.I. ROUCHER Jean Baptiste Caporal 25 09 1915
68 R.I. DEMEULEMESTER Gustave Soldat 25 09 1915
68 R.I. GUILLEMAIN Célestin Clovis Soldat 25 09 1915
68 R.I. DEROUET Louis Pierre Soldat 25 09 1915
68 R.I. CLAVEAU Albert Caporal 25 09 1915
68 R.I. ROSSI Xavier Soldat 19 06 1915
68 R.I. GRELLIER Henri Paul Soldat 25 09 1915
68 R.I. PASQUET Henri Soldat 27 09 1915
68 R.I. GUILLEMAIN Joseph Adrien Soldat 25 09 1915
68 R.I. LANTIER Célestin Félix Soldat 25 09 1915
68 R.I. BOULANGER Léon Gaston Caporal 25 09 1915
68 R.I. DUBOURG Jean Louis Caporal 27 09 1915
68 R.I. BARDU Joseph Soldat 26 09 1915
68 R.I. HARRE Gustave Victor Caporal 25 09 1915
68 R.I. DELOZIER François René Soldat 25 09 1915
68 R.I. DUCARTERON Louis Soldat 26 09 1915
68 R.I. THIBOEUF Joseph Soldat 09 09 1915
68 R.I. DOISEAU Ernest Sergent 25 09 1915
68 R.I. PERAULT Auguste Soldat 25 09 1915
68 R.I. BONNET Jean Auguste Soldat 25 09 1915
68 R.I. CHARRE Honoré Lucien Soldat 25 09 1915
68 R.I. CADEAU Jean Baptiste Caporal 25 09 1915
68 R.I. MORISSET Désiré Soldat 25 09 1915
68 R.I. CENSE Jules Georges Soldat 25 09 1915
68 R.I. NICOLAS Jean Désiré Sergent 13 09 1915
68 R.I. GOUJON Victor Louis Soldat 25 09 1915
68 R.I. MALLET Marie Alfred Jérémie Soldat 25 09 1915
68 R.I. GAUTIER Louis Michel Soldat 25 09 1915
68 R.I. BRION Joseph Lucien Soldat 27 06 1915
68 R.I. BEAUVAIS Marcel Soldat 02 07 1915
68 R.I. BLANCHET Gabriel Soldat 24 06 1915
68 R.I. ROUSSEAU Pierre Emile Caporal 26 07 1915
68 R.I. GATEFAIT Eugène Alphonse Soldat 21 04 1915
68 R.I. THIOU Maurice Jean Soldat 26 05 1915
68 R.I. LEBAS Auguste Victor Caporal 25 05 1915
68 R.I. BONNEAU Pierre Soldat 26 05 1915
68 R.I. DELETANG Maurice Joseph Sergent 25 05 1915
68 R.I. GAILLEDRAT René Soldat 02 06 1915
68 R.I. GONOD Benoît Joseph Sergent 25 05 1915
68 R.I. FOURRIER Edmond René Soldat 27 09 1915
68 R.I. DUVEAU Narcisse Soldat 25 09 1915
68 R.I. CHARON Jules Soldat 25 09 1915
68 R.I. ANDRE André Adjudant 25 09 1915
68 R.I. BARBIER Jean Soldat 25 09 1915
68 R.I. MERIOT Pierre Soldat 25 09 1915
68 R.I. RIOLLAND Louis Sergent 25 09 1915
90 R.I. ABRIOUX Alfred Sergt - Fourrier 09 06 1915
90 R.I. AUDOIN Pierre Soldat 30 09 1915
90 R.I. BLANDIN Gaston Georges Soldat 28 09 1915
90 R.I. BOURY Marcel Auguste Sergent 28 05 1915
90 R.I. BRAULT Auguste Joseph Sergent 16 06 1915
90 R.I. BRUNEAU Charles Caporal 28 06 1915
90 R.I. CHEVALIER Achille Jules Soldat 25 09 1915
90 R.I. CHICAUD Eugène Soldat 16 09 1915
90 R.I. COCHARD Camille Soldat 25 09 1915
90 R.I. DAVID Emile Joseph Soldat 27 09 1915
90 R.I. DEBIAIS Louis Auguste Soldat 15 09 1915
90 R.I. DENIS Alphonse Soldat  
90 R.I. DENIS Joseph Soldat 25 09 1915
90 R.I. GACHET Alfred Soldat 16 06 1915
90 R.I. GAULTIER Joseph Sergent 17 09 1915
90 R.I. GODEAU Julien Soldat 18 09 1915
90 R.I. GUINDEUIL Edmond Jules Soldat 16 09 1915
90 R.I. HERRAULT Louis Georges Soldat 27 09 1915
90 R.I. LECLERC Louis Gabriel Soldat 28 09 1915
90 R.I. LORY Marcel Auguste Soldat 25 09 1915
90 R.I. MAROLLEAU Firmin Alexandre Soldat 16 06 1915
90 R.I. MAROT René Georges Soldat 27 09 1915
90 R.I. PROTEAU Jean Constant Soldat 09 09 1915
90 R.I. RABOT Camille Edmond Soldat 19 09 1915
90 R.I. REBILLOT Sylvain Alfred Soldat 18 09 1915
90 R.I. THOMAZEAU Edmond Soldat 18 09 1915
90 R.I. TOURAINE Maurice Joseph Soldat 25 09 1915
90 R.I. VALOIS Fernand Delphin Soldat 17 09 1915
90 R.I. VAUBRY Louis Isidore Soldat 30 09 1915
268 R.I. MIRAMON Albert Sous-Lieutenant 25 09 1915
268 R.I. DUVAL Sylvain Paul Soldat 25 09 1915
268 R.I. PIOFFET Denis Soldat 25 09 1915
268 R.I. BARBARIN Eugène Désiré Soldat  
268 R.I. NAUD Jean Soldat 25 09 1915
268 R.I. DUPUIS Jules Maximin Soldat 25 09 1915
268 R.I. MORCEAU Pierre Soldat 20 09 1915
268 R.I. DUBRAC Fernand Soldat 24 09 1915
268 R.I. CIMBAULT Jules Albert Soldat 25 09 1915
268 R.I. TANCHOUX Eugène Soldat 25 09 1915
268 R.I. BELLIER Désiré Joseph Soldat 25 09 1915
268 R.I. GIRARDIN Charles Soldat 25 09 1915
268 R.I. BROTHIER Alexandre Soldat 25 09 1915
268 R.I. LAUBIER Auguste Louis Soldat 25 09 1915
268 R.I. PORCHER Henri Ernest Soldat 25 09 1915
268 R.I. DENIS Alphonse Ernest Soldat 25 09 1915
268 R.I. ELION Paul Soldat 24 09 1915
268 R.I. BANNIER Prudent Soldat 25 09 1915
268 R.I. TRINQUART Louis Philippe Soldat 25 09 1915
268 R.I. ANDRE Louis Soldat 25 09 1915
268 R.I. LERAT Paul Auguste Soldat 26 09 1915
268 R.I. CHILOUET Louis Léon Soldat 26 09 1915
268 R.I. AVENET Eugène Jules Soldat 25 09 1915
268 R.I. ESNAULT Paul Soldat 20 09 1915
268 R.I. AUBIER Alphonse Soldat 05 09 1915
268 R.I. MATERNEAU Théophile Soldat 23 09 1915
290 R.I. 1 INCONNU FRANÇAIS Louis Marc Soldat 20 09 1915
290 R.I. ARMIGNAT Pierre Michel Soldat 11 09 1915
290 R.I. BODIN Hippolyte Désiré Soldat 13 09 1915
290 R.I. BONNET Noël Henri Caporal 19 09 1915
290 R.I. BOUTET Alexandre Désiré Soldat 19 09 1915
290 R.I. CLEMENT Ernest Soldat 13 09 1915
290 R.I. CORDAT Emile Clément Soldat 12 09 1915
290 R.I. DENIS Alexandre Célestin Soldat 12 09 1915
290 R.I. FERRANDIERE Marc Soldat 16 09 1915
290 R.I. GUIBAUT Victor Soldat 17 09 1915
290 R.I. RAFESTHAIN Cyprien Jules Soldat 12 09 1915
290 R.I. VAY Henri Lucien Soldat 19 09 1915

Posté par Indre1418 à 15:21 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

13 janvier 2011

Une fratrie au régiment du Blanc - Les 4 frères Souchaud (2)

Continuons le parcours de la famille Souchaud qui eu ses 4 enfants au sein des régiments blancois. Après Denis Souchaud (1880-1915), voici donc Pierre.

Pierre SOUCHAUD est natif d’Adriers, dans la Vienne (86). Il est le fils de Louis et de Marie MICHARDIERE, lui aussi naquit à Baguérand, le 14 avril 1883.
Numéro 53 du tirage de la classe 1903, dans son canton d’Isle Jourdain, il est déclaré «Bon pour le service armée» et intégré dans la liste première partie de la liste des conscrits. Il est incorporé le 16 novembre 1904, sous le matricule 5584 en tant que soldat de 2ème classe au 68e régiment d’infanterie du Blanc, il est envoyé dans la disponibilité le 23 octobre 1906, étant dispensé car il a alors un frère au service militaire.
Sa fiche matricule le décrit comme ayant cheveux et sourcils bruns, yeux bruns, front couvert, nez long, bouche grande, menton rond, visage ovale. Il a une cicatrice sur la joue droite. Sa taille est de 1m81.
Son niveau d’instruction est qualifié de niveau 1, il ne sait que lire.

En 1907, il est classé dans la réserve et accomplit 2 périodes d’exercices (1910 et 1912) toujours au sein du 68ème régiment d’infanterie du Blanc.
Mobilisable, il rejoint le corps le 12 aout 1914, part aux armées le 20 septembre 1914 et y rejoint le 268ème régiment d’infanterie.
Il suivra le 268ème RI jusqu’en juin 1918. A ce moment le régiment de réserve du Blanc est dissous. Les soldats sont alors dispersés dans différentes unités.

RI268_LaSoupe_Extrait
Des vieux de la vieille du 268ème RI qui suivirent le régiment de 14 à 18.

Le 5ème Bataillon et la moitié de la CHR rejoignent le 219ème RI, soit environ 800 hommes. Parmi eux, Pierre Souchaud, mais aussi Maurice Laurentin, alors capitaine à la 19ème compagnie.
Pour suivre le parcours de Pierre Souchaud, on lira donc les deux ouvrages de Maurice Laurentin qui fut au 268ème RI d’avril 1915 à juin 1918. Les deux ouvrages étant : Le sang de France et la victoire des Morts (Editions Bloud et Gay – 1919, 1920)

Voici l’anecdote que Maurice Laurentin racontait à propos de ses vieux briscards qui le suivirent au 219ème RI :
« Une auto stoppe à la queue du bataillon ; un fanion tricolore, orné d’une cravate, annonce un personnage. Un général descend, à peine plus grand que Napoléon, comme lui, corpulent et trapu ; beau visage aux traits immobiles et olympiens. Il s’arrête et nous regarde.
La double rangée de casques se dresse derrière les faisceaux. Un nom court jusqu’à la tête du bataillon, celui du chef qui déjà, au Grand Couronné de Nancy et devant verdun, arrêta l’invasion :
« Castelnau ! »
Du geste et de la voix, le général invite les hommes à demeurer au repos, mais d’eux-mêmes ils se figent au garde à vous lorsqu’il s’approche.
En quelques instants, il sait qui nous sommes, où nous allons ; il comprend nos regrets de quitter un glorieux drapeau et notre inquiétude de n’être plus qu’une épave ; mais nous recueillerons l’héritage de bretons héroïques de la forêt de Pinon ; le régiment que nous allons reformer fut anéanti dans un sacrifice si vaillant que son numéro doit lui survivre. Notre bataillon y entrera sans modifier sa constitution, et bientôt sera fier d’en porter les écussons.
Le général voit toutes les compagnies, dévisage chaque homme. Une brisque de blessure, une croix de guerre, une cicatrice, lui sont une occasion d’interroger le soldat, de rappeler le passé d’un brave, d’évoquer son pays ou sa race :
« Où as-tu gagné ceci ? »
le bout de ruban décoloré prend, sous le doigt de Castelnau, une valeur que le vétéran ne lui connaissait pas encore ; il s’intimide et rougit ; il a mérité tant de fois cette étoile de bronze qu’il ne sait plus où il la gagna ; il hésite entre les souvenirs trop nombreux : Zonnebecke, Lizerne, Souchez, Sailly, …
« A quelle date as-tu été blessé ? »
De cela, il se souvient et quel orgueil d’énoncer trois blessures, trois dates. Chacune évoque une bataille.
De soldat en soldat, par la mémoire du sang versé, le général fait surgir un passé grandiose :
« Tu étais à Prosnes ? à Ypres ? à la cote 304 ?
Et le troupier, mis en confiance, dit les assauts enthousiastes de la Marne, les boues glacées de Belgique, le mur sanglant de Verdun, les ruines dévastées de la Somme, toute l’horreur et la gloire dont se sont emplis les yeux du fantassin.
Il faut les voir se redresser, les gars ! Ils cessent d’être le pioupiou anonyme. Plus tard – s’ils en reviennent – ils diront :
« Quand j’ai répondu çà à Castelnau, mes enfants ! »

Ainsi le 5ème bataillon du 268ème RI devient, le 15 juin 1918, le 6ème bataillon du 219ème RI sous le commandement provisoire du capitaine Laurentin, en attendant le retour du commandant Bauclin, lui aussi de l’ex 268ème RI.

Le 21 février 1919, Pierre Souchaud est mis en congé et démobilisé au dépôt du 68ème RI. Peu avant, il était cité à l’ordre du régiment, le 8 février 1919 : « Au front depuis le début, soldat dévoué ayant toujours donné satisfaction à ses chefs".

Pierre Souchaud se vit alors attribuer la Croix de guerre 1914-18

CDG1418

 

 

Merci à Kévin Souchaud pour m'avoir ouvert les archives familiales
Sources biblio: Maurice Laurentin - La Victoire des Morts - Editions Bloud et Gay 1920
Sources photo: Collection personnelle (Merci à Joel Huret pour les anciens du 268e)

 

Posté par Indre1418 à 19:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 novembre 2010

Une fratrie au régiment du Blanc - Les 4 frères Souchaud (1)

En ce 11 novembre, ayons une pensée pour les quelques 3.343.000 Allemands et Français tombés entre 1914 et 1918.

autocollant_20bleuet

Je profite de ce jour particulier pour aborder sur le parcours d'une famille qui eu ses 4 enfants au sein des régiments blancois. La famille Souchaud, d'Adriers, envoya trois fils au sein du 268e et un autre au 68e.

Je reviendrais tout d'abord sur Denis (l'ainé), puis ensuite sur le parcours des trois autres frères.

Denis SOUCHAUD est natif d’Adriers, dans la Vienne (86). Il est le fils de Louis et de Marie MICHARDIERE, qui le mit au monde à la ferme familiale de Baguérand, le 27 mai 1880.
De la classe 1900, il a le numéro 55 du tirage dans son canton « Isles jourdain », et est déclaré «Bon pour le service armée». Cependant son père étant décédé en 1894 et étant l’ainé, il est dispensé de deux ans ( service militaire de 3 ans), iIncorporé à compter du 14 novembre 1901 en tant que soldat de 2ème classe au 68e régiment d’infanterie du Blanc, il est envoyé dans la disponibilité le 20 septembre 1902.
Sa fiche matricule le décrit comme ayant cheveux et sourcils bruns, yeux gris, front ordinaire, nez large, bouche moyenne, menton rond, visage ovale. Sa taille est de 1m69.
En 1903, il se marie avec VIGNIER Louise qui en a, alors, 16. En 1905, nait leur premier enfant Ernest, trois autres garçons naitront dans les années qui suivront.
Toute la famille, même la mère, les frères et les sœurs de Denis vécurent ensuite à Baguérand, aux Adriers.
Le 1er octobre 1904, il passe dans la réserve et accomplira ensuite 2 périodes d’exercices (1907 et 1910) toujours au sein du 68è régiment d’infanterie du Blanc.

Mobilisable, il rejoint le corps le 31 aout. En septembre 1914, il passe dans l’armée territoriale ( père de 4 enfants) dans le 66e régiment d’infanterie territorial, cependant dû à son âge (34 ans), il est envoyé dans la réserve de l’armée active ( 268e régiment d’infanterie) comme beaucoup de jeunes soldats de l’armée territoriale.
Le 1er novembre 1914, il part pour le front et rejoint le 268e régiment d’infanterie, en Belgique, dans les Flandres plus exactement.
Fin avril, le 268e RI est intervenu dans le secteur Steenstraat, Het-Sas, Lizerne où il essaye de contenir les unités allemandes suite à la première attaque aux gaz du 22 avril 1915.

Alors que le front c'est quelque peu stablisé, le régiment part en secteur au Pont des Péniches, au nord d'Ypres. Le 4, le régiment est placé en réserve au pont des Péniches, le long du canal de l'Yser.

PontDesPeniches_19150504

Le JM0 du 268e RI indique:
Dans la nuit, le 5e Bon rejoint le 6e Bon au Pont des Péniches pour relever le 77e sur ses positions de réserves de 2ème ligne – rive Est du canal. Ces différents mouvements s’exécutent sans incident. Dans la journée, le 6e Bon avait subi un bombardement lui causant quelques pertes.

Denis Souchaud fait parti des victimes d’un bombardement allemand qui a frappé le 6ème bataillon du 268e régiment, avec le soldat Alexis Pagnard

Alors qu’il venait de survivre à un long hiver, était sorti indemne des attaques de 27 au 29 avril 1915, dans le secteur de Steenstraat, il succomba des suites des blessures liées au bombardement.
Ce même jour, la 304e brigade dont faisait parti le 268e RI, recevait les félicitations du général Curé, chef du 9e corps d'Armée pour le comportement des troupes qui quittaient enfin le secteur, malheureusement trop tard pour Denis Souchaud.

SHDGR__GR_26_N_733__002__0073__T_Citation152eDI

Ce même jour fatidique, voyait aussi le retour au combat, dans le même secteur, de Baptiste, le jeune frère de Denis, lui au 68ème RI. Ceci fera l'objet d'un autre post à venir.

bleuet_degrade

Merci à Kévin Souchaud pour m'avoir ouvert les archives familiales
Sources:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Posté par Indre1418 à 07:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,